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Non à la loi Medef, non au recul de l'âge de la retraite, oui à l'amnistie sociale! par Le Front de Gauche Mardi 14 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Crédit photo photosdegauche.fr (rémy_blang)
Le Sénat, ce mardi 14 mai, puis l’Assemblée nationale le 16 mai vont être le théâtre de deux votes importants : sur l’Accord national interprofessionnel (ANI) d’une part, sur les lois d’amnistie sociale et l’interdiction des licenciements boursiers proposées par le groupe FDG d’autre part. Dans les deux cas nous appelons les députés de la majorité gouvernementale à désobéir aux volontés du gouvernement.
L’ANI ne peut en effet passer au Sénat qu’avec les voix de la droite. C’est la raison pour laquelle le gouvernement avait eu recours au principe du voté bloqué une première fois. La manœuvre ayant échoué, l’heure de vérité approche : le Front de Gauche s’adresse solennellement aux sénateurs socialistes pour qu’ils n’adoptent pas définitivement ce texte de régression sociale.
La loi sur l’amnistie sociale qui passe jeudi à l’assemblée s’est, elle, vue refusée par le gouvernement alors qu’elle avait été adoptée au Sénat. Ce volte-face de l’exécutif et du groupe PS réjouit la droite et, là encore, le Medef. Les élus EELV ayant déjà annoncé qu’ils voteraient la proposition du FDG, tout va dépendre du vote des députés PS. Il serait indécent qu’un élu de gauche refuse l’amnistie sociale à ceux qui ont résisté pendant cinq ans à la politique de Nicolas Sarkozy ! Ce serait un reniement insupportable et un feu vert à une criminalisation accentuée du mouvement social à l’avenir. C’est pourquoi le FDG appelle ses sympathisants et plus largement les citoyen-ne-s à se mobiliser devant l’Assemblée nationale aux côtés des syndicats le 16 mai à partir de 12 h 30 pour soutenir ces projets de loi.
La marche du 5 mai a prouvé une large adhésion du peuple de gauche à l’exigence d’une politique alternative. Le refus de l’ANI, l’exigence de l’amnistie sociale et d’une loi sur les licenciements boursiers portent la même aspiration. Il s’agit de rompre avec l’escalade néo-libérale du gouvernement qui, sur pression de la commission européenne, se prépare à de nouvelles régressions sociales en augmentant la durée de cotisations pour toucher une pension complète ce qui signifie un nouveau recul de l’âge de la retraite ! Ce serait une catastrophe supplémentaire venant d’un gouvernement qui se réclame de la gauche. La mobilisation contre ce projet sera donc au centre de nos initiatives à venir.
Voilà ce que le Front de Gauche dira ce jeudi 16 mai mais aussi lors des initiatives régionales du premier week-end de juin et des assises du 16 juin dont nous proposons la co-organisation à toutes celles et tous ceux, personnalités, associations, syndicats et forces de gauche qui partagent les objectifs d’une politique alternative à celle appliquée aujourd’hui par le gouvernement....
(Lire la suite) Le Front de GaucheCoup de balai, serpillière et Karcher. En politique, la forme c’est du fond par Alexis Corbière, secrétaire national Mardi 14 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Crédit photo photosdegauche.fr (rémy_blang)
Avouons le, j’ai pris quelques jours de vacances. C’était pour moi nécessaire après le magnifique succès du 5 mai, notre manifestation « Pour la 6e République » ayant rassemblé plus de 180 000 personnes. A ce sujet, j’attends toujours depuis une semaine une lettre du Préfet répondant à mon courrier lui demandant des explications sur les drôles de comptes de ses services. Je vous tiendrai au courant s’il me répond. Mon ami François Delapierre , au micro de France Inter, a bien résumé les choses avec humour. Il y avait 180 000 personnes dans la rue dont 30 000 avec des balais, et ce sont uniquement ces derniers que la préfecture a comptés. Ah ce balai ! Certains ont voulu résumer le sens profond du 5 mai comme la simple « manifestation coup de balai ». Ils pensaient nous flétrir de la sorte, mais après tout, pourquoi pas ? Il y a finalement dans cette expression un concentré de politique qui me convient. « Coup de balai » au moins, c’est clair et compréhensible pour des millions de gens qui en ont assez du système actuel et qui veulent le
changement, maintenant. Il va de soi que « le coup de balai » n’est pas un programme politique. Personne n’a jamais prétendu cela. Mais le propre de l’action politique est la capacité de construire une pratique qui s’articule notamment autour d’un programme (nous l’avons avec « L’Humain d’abord » vendu d’ailleurs à plus de 300 000 exemplaires), qui se décline ensuite parfois en quelques axes politiques privilégiés, devenant des forces matérielles par des actions de masses, elles mêmes mobilisés par des mots d’ordres, ou slogans d’agitation populaire. C’est dans cette dernière catégorie que je rangerai « le coup de balai ». Sans programme, cette phrase ne rime à rien. Mais à l’inverse, sans slogan d’agitation populaire, un programme, aussi subtilement écrit soit-il, est impuissant. La forme et le fond sont toujours lié en politique, du moins chez ceux qui vivent la politique comme une activité réelle et pratique ayant pour but de changer les choses, donc de mobiliser une majorité de citoyens, et en particulier de bouleverser l’ordre établi.A l’expression « coup de balai », lancée par Jean-luc Mélenchon pour initier l’idée du 5 mai, a répondu des tirs croisés, parfois contradictoires dans leur motivation,qui sont intéressants à observer. Certains sont venus parfois de gens qui sont eux-mêmes des forces composantes du Front de Gauche. Maintenant que le succès de la manifestation du 5 mai est derrière nous, je voudrais leur répondre. Cela me semble utile car dans les semaines qui viennent, à Toulouse, Montpellier, Amiens et beaucoup d’autres villes nous allons organiser des répliques du 5 mai. Nous en reparlerons. Je reprends donc le fil de mon propos. Un exemple. Mon camarade du Front de Gauche André Chassaigne a jugé pertinent, un moment, de déclarer «Parler de coup de balai, ça me blesse. C’est un slogan inacceptable aux relents de populisme. Il encourage chez les gens un rejet global de la politique.» Quelle erreur d’analyse. Je laisse de coté l’utilisation du terme "populiste", toujours flou dans sa définition, répété en boucle par les éditocrates qui n’ont que mépris pour nous. C’est toujours une maladresse de reprendre les mots de l’adversaire. Mais surtout, André, fier communiste revendiqué, semble oublier que "le coup de balai" est une symbolique directement inspirée de l’histoire du communisme. Passé et récent. Bien sûr, il y a la célèbre affiche que tout le monde connait, de Victor Deni de 1921 représentant Vladimir Illitch Lénine balayant le monde des rois, des banquiers et des popes. Mais, plus proche encore, au début des années 70, période où André était déjà membre du PCF, où ce parti obtenait des résultats électoraux supérieurs à 20 %, où par exemple Paul Laurent était n°2 du parti, le PCF utilisait aussi l’image du « coup de balai » dans sa propagande. Je ne crois pas qu’André et ceux qui pensent comme lui, considéraient la politique du PCF des années 70 comme « populiste » et « encourageant les gens a un rejet global de la politique ». J’ai même cru comprendre que certains avaient une nostalgie de cette époque.
Anecdote, au hasard d’une lecture du grand Karl Marx, dans «La guerre civile » rédigé en 1871, je retrouve cette phrase décrivant la Révolution Française: « Le gigantesque coup de balai de la Révolution française du XVIIIe siècle emporta tous ces restes des temps révolus, débarrassant ainsi, du même coup, le substrat social des derniers obstacles s’opposant à la superstructure de l’édifice de l’État moderne. » Je m’amuse en la relisant.Comment soutenir encore dans ces conditions, qu’on l’approuve ou non (c’est un autre débat), que l’expression de « coup de balai » serait extérieure à l’histoire du mouvement ouvrier ? Bien entendu, par ces références historiques, je n’impose pas des arguments d’autorités. Chacun au Front de Gauche a le droit de livrer son appréciation personnelle sur les déclarations des uns et des autres. Nous n’avons pas une discipline de caserne. Toutefois, évitons les faux débats entre nous et parlons de l’essentiel. Le 5 mai, des milliers de gens (et souvent de communistes) sont venus avec des balais à la main, sur des pancartes, sur des casques, pour symboliser avec insolence, leur volonté farouche de changement radical et je note qu’au final André Chassaigne a approuvé le principe de notre manifestation. Comme quoi...
Venons en maintenant aux principaux locataires de Solférino. Il va de soi que je n’assimile pas Chassaigne à cette troupe. Avec eux l’hypocrisie se porte en sautoir sur leur costume gris, comme une décoration, un signe de reconnaissance. J’ai déjà démontré sur ce blog que tous ceux, parmi eux, qui considéraient à grands cris et tweets arrogants définitifs, que « le coup de balai » était une image horrible, fascistoïde, puisée dans la seule rhétorique de l’extrême droite, étaient des ignorants qui oubliaient leur propre histoire et les affiches de la SFIO des années 30. Mais, il est vrai qu’en ce temps là, la SFIO se vivait comme un parti révolutionnaire luttant contre le capitalisme et que même Léon Blum, dont ils nous bassinent les oreilles, se réclamait de "la dictature du prolétariat". L’expression « coup de balai » fut utilisée également en 2011 par Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy, c’est dire… En réalité, les indignations solfériniennes sont souvent de médiocres tartuferies. Ceux qui jasent et s’offusquent du vocabulaire du Front de Gauche sont les mêmes qui vont chercher à l’imiter quelques jours plus tard… pour justifier l’injustifiable cette fois-ci. Et l’expression populaire révolutionnaire détournée, parfois employée par l’un d’eux, devient une misérable astuce de comptable magouilleur et cynique. Entre leurs mains, la torche se transforme en bloc de glace. C’est le contre exemple parfait de ce que je racontais précédemment. Aujourd’hui, Jean-Christophe Cambadélis a par exemple expliqué sur Radio J les problèmes de François Hollande de la façon suivante : « Il était difficile de développer pleinement notre politique de redressement dans la justice alors qu’il fallait passer la serpillière après Nicolas Sarkozy ». Koa !? Sous entendrait-il que l’ancien locataire de l’Elysées serait une saleté ? Allons Jean-Christophe ressaisis toi ! La serpillière contre un président de la Ve République qui a mis en place une "courageuse" politique de réduction des dépenses publiques, qui a rédigé le Traité Sarkozy-Merkel repris à la virgule près par MM. Hollande et Ayrault ? Vite, vite, un bel esprit de ton parti va te traiter de « populiste », va te dire que tu utilises « une rhétorique des années 30 » …Plus sérieusement, en réalité personne ne s’indignera car les mots de ce responsable PS, longtemps homme lige de DSK, ne font peur à personne. Ici la "serpillière" molle et froide de Cambadélis est l’antithèse même de notre énergique et chaleureux "coup de balai", même s’il semble puiser dans le même registre sémantique. Notre expression a une énergie positive, mettant en mouvement des consciences qui veulent changer les désordres du monde. La sienne est un étouffoir à aspiration populaire, un gadget pour mettre en oeuvre la machine à résignation au nom de la responsabilité passée de la droite. Bref, sa serpillière vise à effacer aussi au passage, les saletés commises par le gouvernement actuel : la scandaleuse ANI, le refus sectaire de l’amnistie sociale, la non hausse du SMIC, les 60 milliards de réductions de dépenses publiques, les 20 milliards d’euros offerts au patronat, etc. Enfin chacun sait qu’un coup de serpillière qui n’est pas précédé d’un bon coup de balai, ne produit que l’étalement de saleté et donc l’effet inverse du nettoyage...
Bah, qu’importe en réalité pour les solfériniens. Pas sûr d’ailleurs qu’ils s’écoutent entre eux. Ici, la forme masque le fond. La consigne est exclusivement à la diabolisation à outrance du Front de Gauche et singulièrement de Jean-Luc Mélenchon. Pour eux, il est l’homme à abattre, "le grand méchant Mélenchon" comme a osé l’écrire bovinement Le Monde 2, hebdomadaire sur papier glacé (ici, c’est le mot "glacé" qui compte) paru le jour même de notre manifestation. C’est beau la presse "indépendante", non ? A ce sujet, lisez l’excellent billet de blog de mon jeune ami Antoine Léaument. C’est éclairant. Par jet continu, c’est exclusivement le vocabulaire mélenchonien, et seulement le sien, qui choque et qui indigne. A leurs yeux, il l’emporte sur toutes les horreurs de ce bas monde. Parallèlement aux dignitaires PS, les mêmes organes de presse, généralement proche du pouvoir, dédiabolisent avec une ardeur confondante Mme Marine Le Pen. Normal, son existence repoussante est aujourd’hui la principale énergie qui empêche la vieille scène politique de s’effondrer. C’est leur seule assurance vie croit-il, oubliant les terribles leçons de l’histoire, chaque fois qu’un pouvoir en crise a voulu jouer avec l’extrême droite en l’instrumentalisant pour stopper la progression des idées révolutionnaires de partage des richesses. La peur du rouge a fabriqué des monstres qui ont dépassé leurs créateurs. Toujours, le petit dompteur s’est fait dévorer par le fauve au final. Au PG, nous avons de la mémoire et sommes inquiets du spectacle actuel. Vigilance. Je m’arrête un instant sur ce point. La couverture médiatique du 1er mai raté du FN fut sidérante. 3 000 militants à peine se sont retrouvés Place de l’Opéra. Ils étaient le double l’an passé. Cela n’a pas empêché nombres d’observateurs d’insister sur « la dynamique FN », de mettre en concurrence ce ramassis misérable avec les manifestations des syndicats, de reprendre sans vérification aucune les soi disant 65 000 nouvelles adhésions au FN, etc… Quel baratin. Un exemple. Le Fn affirme avoir déjà désigné plus de 350 têtes de listes aux municipales. Mais, concrètement, cela signifie que dans chacune de ces villes où la presse nous affirme que le FN est déjà « en ordre de bataille », ils ne sont pas capables de rassembler 10 personnes pour écouter Marine Le Pen une fois par an. Pas si décoiffante que cela donc, la dynamique quand on la regarde de près… En écrivant cela, je ne minimise pas la progression du FN. Elle est électorale et culturelle, ce qui est pire. Mais je la restitue dans sa réalité. C’est important. Lutter contre l’extrême droite impose de lutter contre sa réalité et non contre « le fantasme solférinien du FN » qui permet de faire hurler aux mêmes qui font progresser l’extrême droite « Au secours, le Fn arrive ! Silence dans les rangs ». Au Front de Gauche, nous ne mangerons pas de ce pain là. Pour l’heure, depuis un an, la prétendue progression électorale du Fn est essentiellement due à l’effondrement de l’électorat PS. Mais cela peut changer demain et reste inquiétant.
Nous devons donc nous adresser à ceux qui doutent et s’abstiennent. Pour l’essentiel, ce sont les nôtres. Pour nous adresser à eux, notre parole doit être à la hauteur de leur désarroi et de ce qu’ils comprennent de la violence de la période. La forme, c’est du fond. J’insiste. Ceux qui sont dans l’action et dans la lucidité, confrontés à la rudesse de la réalité de notre temps, l’ont bien compris. Seuls les inconscients et les gardiens du vieux système veulent maintenir les anciennes convenances de langage. Parfois être naïfs, c’est être coupable. Nous ne sommes pas seuls à voir les choses ainsi. Ce week-end, il s’est passé un petit évènement qui à mes yeux à son importance. S’adressant aux militants d’Europe Ecologie Les verts, après avoir participé au 5 mai, Eva Joly a eu un propos terrible, venant de la part de quelqu’un qui fut une juge anticorruption implacable : « Mélenchon a parlé de coup de balai, choquant les oreilles sensibles? La belle affaire! La vérité, c’est qu’il est en deçà de la réalité : un ’Karcher’ ne suffirait pas à décrasser le système actuel ». Merci Madame ! Il va de soi, selon moi, qu’une phrase d’une telle puissance subversive ne peut rester sans lendemain. Si les militants d’EELV avaient fait le choix d’Eva Joly pour être candidate à la présidentielle, c’est qu’ils avaient bien senti que le combat pour la République exemplaire, que nous nommons 6e République, était une question majeure.
Je termine avec quelques lignes puisées dans Le Père Duchesne, le tonitruant journal révolutionnaire de Jacques-René Hébert. Que les amis jacobins et défenseurs de l’oeuvre politique de Maximilien Robespierre (parmi lesquels je me compte) me pardonnent ce choix de circonstances assez iconoclaste, il est vrai. Mais, mon ami l’historien Michel Biard, président de la Société d’Etudes Robespierristes (SER) et brillant spécialiste de la Révolution Française, auteur du savoureux « Parlez vous sans culotte ? » m’a fait passer il y a quelques jours un court texte extrait du Père Duchesne n°257, juillet 1793. Je le trouve brûlant d’actualité et finalement la meilleure réponse à ceux qui reprochent à Jean-Luc Mélenchon (et d’autres du PG) le parler « cru et dru » : « Si j’avais voulu trancher du bel esprit, je m’en serais aussi bien tiré qu’un autre. Moi aussi je sais parler latin ; mais ma langue naturelle est celle de la Sans-Culotterie ; j’aime mieux être lu des pauvres bougres, j’aime mieux leur apprendre de bonnes vérités, et les avertir des manigances des traîtres, que de prendre le ton de nos journalistes freluquets qui, pour plaire aux petites maîtresses et aux prétendus honnêtes gens, n’osent nommer les choses par leur nom. Il faut jurer avec ceux qui jurent, foutre. Ma rudesse, quoi qu’on en dise, ne déplaît pas autant que quelques viédases le prétendent. Tous ceux qui aiment la franchise et la probité ne s’effarouchent pas des bougres et des foutres dont je larde par-ci, par-là, mes joies et mes colères ; les oreilles si délicates qui sont déchirées de mes expressions les trouveraient délicieuses si je voulais être l’apôtre de l’aristocratie […] Il est donc clair que ceux qui s’offusquent tant de mon langage n’aiment pas la vérité, et, comme je n’ai cessé de la dire, ceux à qui je déplais si fort sont à coup sûr des aristocrates. »
(Lire la suite) Alexis Corbière, secrétaire nationalLoi d’amnistie sociale • Défendons les militants de premières lignes ! par Laurence Sauvage, Secrétaire nationale en charge des Luttes sociales et responsable du Front des luttes Mardi 14 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Les militants de premières lignes sont les premières victimes de la répression syndicale et sociale. Ces militant-e-s s’appellent Cédric, Agathe, Dominique, Sébastien, Xavier, Olivier, et bien d’autres. Engagé-e-s dans de nombreux combats syndicaux, sociaux et associatifs, elles/ils n’ont de cesse de défendre l’environnement, l’emploi, le travail, la pollution publicitaire, l’accès aux droit à l’énergie et à l’eau pour les usagers, les services publics,… et ne craignent pas de monter en première ligne pour défendre les droits des citoyens, des salariés : de l’humain d’abord
Aujourd’hui, ils paient très cher leur engagement.
Pour des salarié-es qui n’ont que l’objectif de prendre la défense de leurs outils de travail, ils/elles sont trâiné-es devant les tribunaux par des patrons capitalistes pour soi-disant atteintes à « l’honneur des entreprises » alors qu’elles ne se privent pas d’annoncer des PSE pour garnir plus encore les comptes bancaires des actionnaires. Pourchassé-e-s par la justice pour refus de prélèvements ADN, alors que ces militants ne sont pas des criminels et que donc leurs noms n’ont rien à faire dans le fichier FNAEG. Condamnés lourdement pour participation a des mobilisations sociales, violences ou casse - sans preuves réelles souvent - ou pour avoir simplement avoir refusé l’entrée aux huissiers venus constater un mouvement de grève, militants anti-nucléaires, protecteurs de l’environnement, du bien-être des familles, de l’accès pour toutes et tous aux biens communs de l’humanité, déboulonneurs appelant à la désobéissance civile… ils subissent des pressions inadmissibles, des menaces, de la culpabilisation, des sanctions, la dégradation de leurs conditions de travail et la « mise au placard », ou sont condamné-e-s à des peines absurdes et absolument aberrantes.
Aujourd’hui, la déception des français est très forte face à la politique de François Hollande, auquel ils ont voulu tenter de faire confiance il y a un an, un Président de la République qui a vite oublié que son élection n’était due qu’à vouloir se débarrasser de la politique de Nicolas Sarkozy, et qui pendant sa campagne présidentielle, ainsi qu’en début de mandat, avait portant promis une Loi d’amnistie sociale.
Et pourtant, le gouvernement, par la voix d’Alain Vidalies, Ministre chargé des relations avec le Parlement, a fait savoir qu’il était contre cette loi, déjà rejetée par la commission des Lois de l’assemblée et que les député-e-s PS devaient respecter la position du gouvernement, naturellement sous la pression du MEDEF... Belle démocratie !
Alors aujourd’hui, on continue. Après une mobilisation sans faille du Front de gauche, la proposition de Loi d’amnistie sociale présentée par le Front de Gauche, une première fois arrachée et votée au Sénat le 27 février dernier à deux voix près passe le 16 mai prochain en séance publique à l’Assemblée nationale.
Pour que l’action syndicale, sociale et associative ne soit pas reconnue comme un délit, pour que l’engagement militant reste un droit fondamental pour défendre les acquis sociaux, l’emploi, l’environnement, les services publics, pour que la muselière ne nous soit jamais imposée par les puissants, soyons nombreux le
jeudi 16 mai 2013 à 12 heures
devant l’assemblée nationale
pour faire levier et appeler les député-e-s de gauche à respecter les engagements pris par le Président de la République devant les électeurs le 6 mai 2012.
Crédit photo photosdegauche.fr (ducret)
(Lire la suite) Laurence Sauvage, Secrétaire nationale en charge des Luttes sociales et responsable du Front des luttesLaurence Parisot prend les salariés pour des pigeons et des idiots par Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche Lundi 13 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Madame Parisot a le culot de dire au Premier ministre qu’elle tire "un bilan plutôt positif de la première conférence sociale" puisque le Medef a réussi à obtenir ce qu’il exigeait depuis des années : licencier plus vite, à moindre coût et avec le moins de recours juridique possible.
Aussi ne se gêne-t-elle pas pour poser sur la table ses nouvelles exigences. "Une désindexation des pensions n’est pas souhaitable» dit-elle pour immédiatement proposer de repousser l’âge de départ en retraite à 65 ans au lieu des 62 ans à venir et exiger 43 ans de cotisations.
Ceci signifie tout simplement qu’une majorité de salariés n’aura plus le nombre de trimestres nécessaires pour partir en retraite et devra soit continuer à travailler au-delà des 65 ans soit partiront avec des pensions de misère. Ce seraient évidemment ceux qui ont eu les carrières les plus précaires et les emplois les plus durs ainsi que les femmes qui ont déjà des pensions bien plus faibles que la moyenne qui seraient les plus pénalisés.
Au moment où l’espérance de vie en bonne santé diminue (62 ans pour les hommes, 63 ans pour les femmes soit un an de moins) et où le nombre de retraités pauvres est reparti à la hausse, il serait scandaleux d’aller dans le sens des exigences du Medef.
Madame Parisot n’est que la porte-parole française des politiques ultra-libérales de la commission européenne qui a convoqué François Hollande mercredi pour lui rappeler ses exigences. Il est honteux qu’un président se réclamant de la gauche accepte de se soumettre ainsi aux diktats du patronat et de la troika euroépenne.
La solution passe par une autre répartition des richesses dont une réforme fiscale d’ampleur pour rétablir plus de justice sociale dans notre pays et par une relance économique créatrice d’emplois socialement utiles et écologiquement soutenables faisant rentrer des recettes dans les caisses de la Sécurité Sociale.
Dans la suite de la marche du 5 mai, des répliques auront lieu dans plusieurs villes les 1er et 2 juin. Le Parti de Gauche appelle à dire clairement non à cette nouvelle régression sociale à l’occasion de ces initiatives.
(Lire la suite) Martine Billard, co-présidente du Parti de GaucheRésister (aussi) aux bobards par François Delapierre Lundi 13 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Dégonflons l’arnaque de la semaine. Convaincue par Hollande et Ayrault, la Commission Européenne aurait donné un sursis à la France et renoncé à l’austérité.
Trois bobards dans une seule phrase. Mais d’abord un vocabulaire insupportable ! La France est-elle une délinquante pour que l’on lui accorde ainsi un « sursis » ? Cet abaissement de notre pays est ressenti par des millions de citoyens. Hollande en avait hier conscience. Vous vous souvenez peut-être qu’il s’était distingué dans la primaire socialiste en promettant d’aller plus vite dans la réduction des déficits que ne le prévoyait le programme du PS. Il avait alors juré ses grands dieux que cette politique ne lui était pas imposée de l’extérieur mais simplement conforme à l’intérêt national. Alors pourquoi se réjouit-il d’échapper aux objectifs de baisse des déficits s’il les a lui-même fixés !
La satisfaction qu’il affiche est l’aveu qu’il avait renoncé à notre souveraineté budgétaire en ratifiant le traité européen qui donne à la Commission non élue le droit de distribuer peines et sursis.
De plus, la Commission n’a pas renoncé à sa funeste politique austéritaire. Non seulement aucune des coupes budgétaires annoncées par le pouvoir PS n’a été annulée. Le projet de budget pour l’an prochain prévoit encore de généraliser les baisses de crédits, qui frapperaient des secteurs jusqu’ici épargnés. Ensuite, la Commission assortit son délai d’une condition : l’accélération des « réformes structurelles ». Il s’agit notamment de l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites. Le gouvernement en accélère docilement le calendrier ! Le sommet social chargé de l’endosser est avancé au 20 juin. Ayrault reçoit cette semaine les organisations syndicales. Il faut dire que la CFDT, favorable à une « réforme systémique » des retraites, n’est pas très chaude pour ouvrir à nouveau la voie aux projets du gouvernement. La signature de l’accord Made in MEDEF a fait de gros dégâts en interne et la direction de la confédération aimerait que Hollande assume davantage ses choix. Or ceux-ci sont économiquement, socialement et politiquement désastreux. L’allongement de la durée de cotisations fait déjà exploser le chômage des plus de 50 ans. La baisse recherchée du pouvoir d’achat des retraités percuterait l’économie (et creuserait les déficits). Et Hollande donne une fois de plus raison à Sarkozy et au MEDEF.
La fable d’un François Hollande faisant évoluer la Commission européenne relève donc de l’humour noir. Non seulement la Commission ne renonce en rien à ses lubies néolibérales. Mais de plus, Hollande court devant ce qui justifie ses surenchères. Navrant spectacle que de voir ce président qui se définit comme « le bon élève de l’Europe » allant devant la Commission comme à un oral de l’ENA chercher sa bonne note.
Nous devons en fait ce repli tactique à la résistance des peuples qui rejette les politiques austéritaires et ceux qui les incarnent. La Commission a été tétanisée par la défaite cuisante de Mario Monti en Italie, un homme qu’elle avait quasiment installé à son poste. Puis elle a été prise à revers par la décision du premier ministre libéral des Pays-Bas qui a renoncé à ses objectifs de réduction des déficits sous la pression des syndicats, tout comme à ses projets de gel des salaires dans la fonction publique ou d’assouplissement de la procédure de licenciement. Deux mesures qui trônent en bonne place dans la « boîte à outils » de François Hollande !
En Europe comme en France, une seule chose paie face à l’austérité : la résistance.
(Lire la suite) François DelapierreOpiam • Diabolisation visuelle de Mélenchon dans les médias par Opiam Dimanche 12 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Deux analyses très complémentaires sont réunies ici. D’abord, une analyse iconographique d’André Gunthert, historien, enseignant-chercheur en culture visuelle et maître de conférences à l’EHESS. Puis quelques montages réalisés par la presse, et des variations à l’infini sur le thème de la diabolisation visuelle (trouvés sur le forum "Sans entraves") :
I. De Hitler à Mélenchon. Petite généalogie de la diabolisation visuelle
La narration visuelle au service du journalisme fait rarement dans la dentelle. En ce jour de manif du Front de gauche, le Monde.fr a remis en Une le signalement du long article d’analyse politique de Raphaëlle Besse Desmoulières et Vanessa Schneider publié dans “M le magazine”, illustré par une photo noir et blanc d’un Mélenchon vociférant, parfaitement raccord avec les éléments de langage gouvernementaux (voir ci-dessus).
La presse de la middleclass entretient une allergie notoire pour le leader gauchiste, qui s’exprime abondamment par l’image. Un récent article de Libération comportait un choix iconographique qui tapait délibérément sous la ceinture, en dévoilant l’oeil noir d’un Méluche comme sorti d’un puits d’ombre. L’association avec Marine Le Pen constitue un classique de la dénonciation du populisme mélenchonien, que le Journal du Dimanche reprend dans son édition d’aujourd’hui (voir ci-dessous).
Rien n’interdit à un journal d’opinion de critiquer celles qui l’indisposent. Le Monde entretient de surcroît de mauvaises relations avec le dirigeant, qui a insulté un de ses journalistes. Mais un pas est franchi avec la photo de Laurent Hazgui, dont le noir et blanc, traitement rare dans le registre du portrait politique, souligne la violence tout en évoquant un rapport au passé. Comme le délit de sale gueule, l’attaque iconographique ne fait pas appel à des arguments politiques ou philosophiques, mais construit sur le mode de la médisance un document accusatoire qui s’appuie sur l’aspect physique et sur des jeux associatifs plus ou moins avoués¹...
Lire la suite sur le site de l’OPIAM (Observatoire de la propagande et des inepties anti-mélenchon)
(Lire la suite) OpiamEuro • "Il faut désobéir à la politique monétaire européenne" : Guillaume Etiévant, secrétaire national du Parti de Gauche par Sylvain Trotel Dimanche 12 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS

D’après le discours dominant, nous sommes condamnés à subir l’Euro ou à en sortir dans un repli identitaire. Pour le Parti de Gauche, l’euro doit être profondément réformé, par la désobéissance aux diktats européens. La BCE doit être mise au service des États.
Si la France engage ces réformes de nombreux partenaires européens la suivraient, nous explique Guillaume Etievant, secrétaire national au Parti de Gauche. La sortie de l’Euro n’interviendrait, ainsi, qu’en dernier recours.
(Lire la suite) Sylvain TrotelParti de Gauche des Côtes d'Armor (22) • Marche pour la 6e République Samedi 11 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
(Lire la suite)Diabolisation de Mélenchon et nombrilisme journalistique : les errements du magazine du « Monde » par Antoine Léaument Samedi 11 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Odieuse. Comment qualifier autrement cette édition du magazine du Monde, datée du 4 mai 2013 ? A la veille de la marche du 5 mai (qui a réuni 180 000 têtes dures, n’en déplaise à Monsieur Valls), le journal de révérence par excellence a essayé de plomber l’ambiance avec une couverture propre à effrayer le nanti ; au milieu de photos d’un meeting où le coprésident du Parti de Gauche est systématiquement présenté comme violent s’étale un titre, racoleur : « Le grand MÉCHANT Mélenchon » – « méchant » est bien en majuscules, je n’en rajoute pas.
Quand j’ai vu cette couverture, qui a été rendue publique quelques jours avant la parution, j’ai d’abord cru à une blague : venant du Monde, ça me semblait trop gros, trop lourd, trop pataud. Une fois l’information confirmée, j’ai ensuite pensé qu’il s’agissait d’une façon intelligente et drôle d’amener des articles qui allaient en fait faire l’étude des mécanismes médiatiques de diabolisation de Mélenchon, à l’œuvre un peu partout en ce moment.
Cet espoir de lire un ou des articles d’une analyse sémiologique poussée a évidemment été déçu : le papier correspondant à la couverture fait en réalité exactement l’inverse et apporte seulement un peu d’eau au moulin de la diabolisation mélenchonienne. Il constitue d’ailleurs un parangon de ce type d’articles, et je voudrais ici l’analyser afin de mettre en évidence les ressorts employés par les journalistes qui l’ont écrit : Raphaëlle Besse Desmoulière et Vanessa Schneider. Mais l’analyse que je souhaite faire ici serait incomplète si je n’y étudiais pas aussi un autre élément que l’on retrouve dans un grand nombre d’articles concernant Jean-Luc Mélenchon : le nombrilisme journalistique.
I) Diabolisation de Mélenchon
Trois grands éléments de diabolisation de Jean-Luc Mélenchon sont utilisés dans cette édition du magazine du Monde : des dispositifs visuels, des dispositifs lexicaux et, enfin, des dispositifs thématiques.
1) Le dispositif photographique
Le premier élément technique utilisé dans l’entreprise – consciente ou non – de diabolisation de Jean-Luc Mélenchon est un dispositif photographique. Il s’agit d’abord évidemment de la couverture, qui juxtapose des clichés d’un meeting où le coprésident du Parti de Gauche est ostensiblement présenté comme un homme « énervé », « en colère » et « méchant » (je mets ces termes entre guillemets puisqu’ils apparaissent, nous le verrons ci-après, dans le champ lexical utilisé par les auteures de l’article).
Les photographies utilisées à l’intérieur du magazine pour illustrer le papier de Raphaëlle Besse Desmoulière et Vanessa Schneider ne sont pas en reste. Sur deux de ces photographies, Mélenchon « crie » (encore un terme du champ lexical utilisé par les auteurs). Sur une autre, il semble « en colère » (même remarque) mais une seconde photo est apposée dessus et présente le coprésident du Parti de Gauche (pas vraiment à son avantage) se recoiffant devant trois micros ; comprenez : « il tape sur les journalistes mais ne refuse jamais une interview ». Je n’extrapole pas : c’est peu ou prou ce qui est écrit tout au long de la page 38 de cette édition du magazine du Monde.
Pages 35 et 36 de l’édition du magazine du monde datée du 4 mai 2013
2) Le dispositif lexical
Le second élément utilisé dans l’entreprise de diabolisation de Jean-Luc Mélenchon est un dispositif lexical et il est en fait à l’origine de ma volonté de rédiger cet article. Lorsque j’ai lu le papier de Raphaëlle Besse Desmoulière et Vanessa Schneider, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de surligner les mots relevant soit du champ lexical de la violence soit visant à déprécier plus directement le coprésident du Parti de Gauche, et de lire tous ces mots surlignés d’une traite. J’ai été moi-même étonné du résultat…
MÉCHANT / coup de gueule / rage politique / attaques virulentes / radicalise / rebelle colérique / Mélenchon est tétanisé / mal à l’aise / grande gueule / orateur virulent qui défouraille à tout-va / ne fait pas le malin lorsqu’il croise plus énervé que lui / bravache / tribun provocateur flirtant avec le populisme / homme en colère / rien ne semble l’avoir apaisé / quelqu’un qui est en colère / verve tonitruante / mauvais caractère / rage qu’il laisse déborder / hargne / il fustige / hargne / hargne / asséné / détestation ancrée de longue date / ce qui ne l’empêche pas de se plaindre / attaque régulièrement / il s’attaque / il peut refuser d’adresser la parole / il houspille sans ménagement / rien ne semble lui convenir / ses colères sont de plus en plus fréquentes / il s’en prend à / cinglant / l’insulte / la diffamation / il s’en prend à / injures / intimidations / dérives fascisantes dont il est lui-même devenu coutumier / colères / soupe au lait / pousser des gueulantes est dans sa nature / montées de colère / violence / il gueule un bon coup / susceptible / il supporte peu la critique / en rage / sa détestation / éructer / bouderies / radicalisation / en colère / trop sectaire / colère qu’il ne cesse de déverser / excès paranoïaque / crie sur tous les toits.
Edifiant, n’est-ce pas ? Pour un article de trois pages, le moins qu’on puisse dire c’est que Raphaëlle Besse Dessmoulière et Vanessa Schneider ont chargé la mule, en usant de divers dispositifs pour noyer le poisson, et notamment en utilisant un certain nombre de citations d’adversaires ou de proches de Jean-Luc Mélenchon, manière de dire : « vous voyez, tout le monde est d’accord ». Trois pages d’élucubrations journalistiques. Pas un mot sur le fond.
3) Le dispositif thématique
Le dernier élément qui participe d’une diabolisation du coprésident du Parti de Gauche repose sur le ressassement de thèmes récurrents ; plus poétiquement, on pourrait dire qu’il s’agit là de brasser du fumier. Tout y passe : il « fustige » « les riches et les bourgeois » alors qu’il en est un (propos cher à Marine Le Pen qui, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, n’a toujours pas révélé son patrimoine), il « attaque » les journalistes alors qu’il « parcourt les plateaux de télévision », il « partage (…) un langage commun » avec Marine le Pen et, enfin, il a une « présence épisodique » au Parlement européen.
Bref : il faut que ça rentre dans votre tête, de gré ou de force : Mélenchon ne peut ontologiquement pas défendre le peuple parce que c’est un bourgeois, il ne peut que faire semblant de taper sur les journalistes parce qu’il est toujours à la télé et d’ailleurs vous en savez quelque chose parce que vous n’arrêtez pas de l’y voir, il est aussi dangereux que Le Pen puisqu’il utilise les mêmes mots (notons, fait rare, qu’il est tout de même précisé dans l’article qu’il « propose des solutions radicalement différentes » de cette dernière) et, enfin, c’est évidemment un profiteur puisqu’on ne le voit pas beaucoup au Parlement européen alors qu’il n’arrête pas d’en faire des caisses sur les élus du peuple et toutes ces salades.
II) Le nombrilisme journalistique
Je voudrais maintenant analyser un point qui ne concerne pas directement le traitement médiatique de Jean-Luc Mélenchon mais qui y est tout de même lié puisque, pour tout interviewer qui se respecte, il est presque devenu une règle de commencer son entretien en demandant au coprésident du Parti de Gauche s’il ne trouve pas qu’il exagère quand même un peu avec ces pauvres petits journalistes qui, après tout, ne font que leur travail.
L’article de Raphaëlle Besse Desmoulière et Vanessa Schneider est en effet révélateur d’un autre travers actuel du journalisme : le nombrilisme. « Moi, moi, moi et mes petits copains » : voilà ce qui intéresse désormais le journaleux moyen. Je ne résiste pas à l’envie de faire ici un petit relevé du champ lexical des médias.
Journalistes / plateaux de télévision / plateau de télévision / Grand journal / studios / les journalistes / plateaux de télévision / émission « Des paroles et des actes », sur France 2 / record d’audience / grandes émissions / la presse / Le Monde / journal / journalistes / interview / émissions de grande écoute / divertissement / « On n’est pas couché », l’émission de Laurent Ruquier sur France 2 / émission / divertissement / starlette lambda / audiences / le plateau de l’animateur vedette / magazine GQ / la plume / Les dépêches du Jura / médiacrates / éditorialistes / journalisme / rubricards des quotidiens / les photographes / interviewé par Le Monde, TV5 et RFI / étudiant en journalisme / bus des journalistes / photographe de Libération / un journaliste de L’Express / journal / hebdomadaire / Christophe Barbier, directeur de la rédaction / médias / tribunes / gens de médias / des journalistes / émissions de télévision.
Au final, l’article considéré parle autant de Mélenchon que des journalistes. Plus exactement, une bonne partie de l’article est consacrée à l’étude du rapport que le coprésident du Parti de Gauche entretient avec ces derniers : sur trois pages rédigées, ce sujet représente à lui seul une page entière. Nombrilisme.
III) Petits conseils
En fait, comme toujours, il manque une chose fondamentale à cet article : une étude du fond et des propositions. Jean-Luc Mélenchon est toujours ramené par les journalistes à la forme de son discours, et ceux-ci lui reprochent ensuite de « ne pas faire de propositions concrètes » alors qu’il est systématiquement contraint de lutter avec les dispositifs médiatiques mis en œuvre contre lui pour pouvoir présenter son programme politique. Raphaëlle Besse Desmoulière et Vanessa Schneider écrivent par exemple, je l’ai dit, que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon proposent « des solutions radicalement différentes » ; fort bien… qu’elles se fendent alors un jour d’un article qui montre que la présidente du Front national est une grande protectrice du capitalisme alors que Jean-Luc Mélenchon en est l’adversaire résolu, plutôt que de systématiquement ramener l’un et l’autre dans le panier fourre-tout du populisme. Et d’ailleurs, puisqu’on parle de « populisme », qu’elles commencent par définir ce terme et par nous montrer concrètement ce qu’elles y font entrer.
Il est grand temps que les journalistes comprennent qu’ils ont un rôle puissant dans la construction du réel et que, comme les analystes financiers, ils donnent parfois largement dans la prophétie auto-réalisatrice. S’ils souhaitent réellement que Jean-Luc Mélenchon arrête de les « houspiller », qu’ils cessent de lui demander s’il ne regrette pas ses propos et si, quand même, il n’est pas un peu populiste sur les bords ; qu’ils prennent....lire la suite sur le blog d’Antoine Léaument
(Lire la suite) Antoine LéaumentLe 5 mai dans la rue, maintenant on continue par Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche Vendredi 10 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
La marche du 5 mai a donc été un magnifique succès. Rien n’était gagné d’avance. Mais nous y sommes arrivés. On peut tirer plusieurs leçons de cette réussite. D’abord nous avons su sentir l’attente de l’électorat mobilisé pour virer Sarkozy et qui après un an de gouvernement PS est furieux de la politique menée. Il fallait oser prendre l’initiative, nous l’avons fait. La marche démontre aussi que le Front de Gauche garde une forte capacité d’action et c’est une grande victoire car rien ne garantissait un niveau de mobilisation à la hauteur de la campagne présidentielle.
Ensuite l’ appel à cette marche contre la finance et l’austérité et pour la 6e République a permis un élargissement significatif au delà du Front de Gauche. C’est d’abord l’appel de plusieurs structures CGT locales ou de branche, ce qu’il faut souligner car il est très rare que des structures syndicales appellent à une initiative politique. Cela correspond à cette exaspération sociale qui monte dans le pays. Ce sont ensuite d’autres forces politiques qui se sont jointes à la marche : Utopia, NPA et bien sûr les membres d’Europe Ecologie-Les Verts venus avec Eva Joly. Des mouvements associatifs ont tenus à tenir des stands sur le parcours de la marche : RESF et le DAL par exemple.
Les réactions du gouvernement, du PS et des médias qui leur sont liés, sont donc significatives : la réussite leur est insupportable car elle souligne d’autant plus leur échec. Nous n’avons évidemment pas changé le rapport de force en une marche. Mais nous avons déjà redonné confiance à toutes celles et ceux qui cherchent une alternative et qui regardent en direction du Front de Gauche pour la porter. Et maintenant ?
C’est l’’éditorial du Monde de mardi qui résume le mieux l’action de François Hollande "ce socialiste a fait des choix difficiles, inédits pour un président de gauche : ...le compromis avec les marchés..." Pour eux c’est un compliment. Pour nous, cela résume tout ce que nous exécrons : la soumission devant la finance. Mais François Hollande trouve que faire passer les lois devant le parlement prend encore trop de temps malgré toutes les procédures d’urgence inventées par son prédécesseur et qu’il n’a pas hésité à utiliser pour imposer la loi du Medef. Une petite phrase glissée dans son dernier discours annonce donc le recours massif aux ordonnances. Quand on vous disait que la 5ème République était de moins en moins démocratique et qu’il fallait la balayer pour passer à la 6ème.
Nous continuerons donc non seulement à dire ce que nous pensons de la politique de ce gouvernement mais aussi à mobiliser contre en cherchant à élargir toujours plus l’arc de ceux qui refusent de se soumettre et de se taire. C’est donc la tâche des mois de mai et juin : maintenir la pression à l’occasion des votes au parlement des différentes lois : ANI au sénat le 14 mai, amnistie et proposition de loi contre les licenciements boursiers à l’assemblée le 16 mai. Tout le monde ne pouvait pas venir à Paris pour cause de coût financier le 5 mai ? Alors place à votre imagination pour organiser partout, dans le cadre unitaire le plus large possible, des répliques au niveau local (marches, rassemblements …) les 1er et 2 juin, journée contre les politiques de la troïka européenne, aux côtés de peuples espagnols et portugais.
(Lire la suite) Martine Billard, co-présidente du Parti de GaucheMélenchon: l’homme central de la politique française par A Gauche pour de Vrai ! Vendredi 10 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Depuis plusieurs semaines maintenant, le Front de Gauche en général et Jean-Luc Mélenchon en particulier, sont devenus l’épicentre de la vie politique française. Pas une déclaration du premier ministre ou d’un second couteau de l’opposition tel Gérard Longuet, pas un mot du F haine ou des ultras réactionnaires de la manif pour tous sans que le FDG ou Mélenchon ne soient la référence de la réflexion ou de l’action. Des mots aux images utilisés, tout tourne désormais autours de la gauche progressiste et écosialiste. Pour s’en convaincre, il suffit de passer au fil de la comparaison et de l’analyse le discours d’une classe politique totalement désemparée face à la marée citoyenne qui gagne le pays à l’initiative d’un Front de Gauche qui rassemble.
Commençons par la comparaison et l’analyse des images.
Au Front de Gauche, ce qui prime c’est le peuple. Aussi, est-il naturel qu’il soit au centre des représentations visuelles. A l’image du bandeau que l’on retrouve sur le site “place au peuple”. On y voit un peuple en action, en rouge qui opère un mouvement dans le but de réellement changer la politique et ses pratiques, dans le but de réellement changer la vie. Les médias tentent d’imposer l’idée que c’est le F Haine qui impose sa vision au reste de la classe politique. Pourtant, c’est le F Haine qui courre derrière le Front de Gauche en reprenant son visuel phare. Le peuple est devenu bleu, mais il agite drapeaux et banderoles. Ce simple changement de couleur ne peut masquer le plagiat incroyable opéré par la formation fasciste. Ce plagiat révèle un F Haine en carence intellectuel grave face à un Front de Gauche productif et inventeur d’une nouvelle manière de faire de la politique. Comme est novatrice sa convocation du peuple, des citoyens pour allez vers une révolution idéologique, pour aller vers un renversement des idées préconçues telle cette soit disant obligation de rembourser une dette impayable. Mais nous y reviendrons. Pour l’instant restons en toujours aux images. Quoi de plus normal alors que de convoquer les symboles visuels les plus parlants de la révolution citoyenne de 1789? Les manifestants du Front de Gauche défilaient le 18 mars 2012 comme le 5 mai 2013 avec des bonnets phrygiens rouges sur la tête pour réclamer une 6e République. Les ultras conservateurs catholiques, attachés à un clergé réactionnaire refusent le mariage pour tous, refusent l’égalité des droits…alors ils portent sur la tête un bonnet phrygien. Le plagiat suit le même processus, seule la couleur change…Mais ils ont conscience, eux aussi, que c’est bel et bien le Front de Gauche qui fait la course en tête, qui a raison de convoquer les citoyens. Alors ils imitent, d’un rose pâle, avec des Mariannes qui dissimulent à peine une Marie pourtant mère d’un enfant élevé par deux pères…
Poursuivons avec la comparaison et l’analyse des mots.
Le slogan que le porte voix du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, scandait durant la présidentielle est resté dans les mémoires: “l’humain d’abord”. Il s’agissait même du titre donné au programme politique de la gauche écososialiste. Le Front de Gauche criait également sa volonté de donner toute sa “place au peuple”. Un an plus tard, le F Haine s’est trouvé un nouveau mot d’ordre: “le peuple d’abord”. D’évidence, le ridicule ne tue pas chez les Le Pen. Plus c’est gros, moins ça se voit doivent-ils penser. A Gauche pour de Vrai! nous avons vu alors nous donnons à voir comment Jean-Marie, Marine et Marion, probablement durant un brainstorming fumeux ont contracté “l’humain d’abord” et “Place au Peuple”. Pourtant, les médias continuent de dire que les copieurs sont des inventeurs, les usurpateurs des leaders. Enfin, lors de l’émission ” des paroles et des actes” de la fin du mois d’avril de cette année, Jean-Luc Mélenchon a démontré.... lire la suite sur le blog d’A GAUCHE POUR DE VRAI
Crédit photo photosdegauche.fr (michel_soudais)
(Lire la suite) A Gauche pour de Vrai !10 mai 1793 – 10 mai 2013 : les leçons de Robespierre par François Cocq Vendredi 10 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
La grande révolution française de 1789 est un tout. La rupture avec l’ordre établi y a progressivement nourri la question sociale et s’y est inversement renforcée pour définir une convergence universelle. A sa façon, la révolution citoyenne est elle aussi un processus en construction dont le 5 mai 2013 est désormais un point d’étape décisif. La marche citoyenne contre la finance et l’austérité et pour la 6e République qui a déferlé entre Bastille et Nation a marqué la jonction entre la fulgurance de la lutte des classes et la réappropriation par le peuple de son désir, de son besoin et de son devoir de souveraineté. Cette subtile alchimie du 5 mai doit maintenant être stabilisée. C’est la méthode pour y parvenir qui nous est donc posée.
Les meilleurs des nôtres, confrontés au même défi, nous ont livré des éléments de réponses. Il y a 220 ans jours pour jour, le 10 mai 1793, Maximilien Robespierre montait à la tribune de la Convention pour y prononcer son inoubliable discours Gouverner la République : « L’homme est né pour le bonheur et pour la liberté, et partout il est esclave et malheureux ! La société a pour but la conservation de ses droits et la perfection de son être, et partout la société le dégrade et l’opprime ! Le temps est arrivé de le rappeler à ses véritables destinées ; les progrès de la raison humaine ont préparé cette grande révolution ».
Pour y parvenir, Robespierre propose l’instauration d’un cadre qui refuse que « l’intérêt des hommes en place » devienne la mesure de l’intérêt général, un cadre qui se substitue aux institutions qui ont « l’art de dépouiller et d’asservir le grand nombre au profit du petit nombre ». Ce que propose Robespierre, c’est une économie politique populaire. Mais c’est au souverain à assumer son devoir et à la mettre en œuvre par la force de la loi suprême : une nouvelle constitution : « C‘est à vous maintenant de faire [votre métier], c’est-à-dire de rendre les hommes heureux et libres par les lois. ».
Pour Robespierre, la constitution correspond donc à une réponse d’ensemble. C’est une ligne d’action à mettre en œuvre pour faire face en un même mouvement aux ravages de la misère qui frappe le pays, aux trahisons des ennemis de l’intérieur et à l’affaissement des velléités transformatrices d’une partie du corps politique.
Quelques jours auparavant, le 4 mai 1793, après le printemps de la vie chère et les émeutes de mars, la loi du maximum départemental des prix des grains et des farines était en effet votée. Dumouriez avait trahi, la Vendée s’enracinait dans le sol de l’ancien régime, la Gironde tenait la Convention et se faisait plus ardente que jamais contre la Montagne de peur de voir les intérêts des siens remplacés par l’intérêt général. L’ordre ancien se cambrait et la question sociale dessinait chaque jour plus nettement les contours entre l’oligarchie et le peuple. Le 8 mai 1793, aux Jacobins, Robespierre les précisaient d’ailleurs : « Celui qui n’est pas pour le peuple, celui qui a des culottes dorées est l’ennemi de tous les sans- culottes. Il n’existe que deux partis, celui des hommes corrompus et celui des hommes vertueux […]. Il n’est que deux classes d’hommes, les amis de la liberté et de l’égalité, les défenseurs des opprimés, les amis de l’indigence, et les fauteurs de l’opulence injuste et de l’aristocratie tyrannique. Voilà la division qui existe en France. Eh bien ! Ces deux classes d’hommes doivent être séparées si l’on veut éviter la guerre civile. »
C’est pourquoi alors même qu’il définissait ainsi la nature de l’objectif politique : « La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d’exister ; toutes les autres sont subordonnées à celle-là », Robespierre rappelait que la méthode pour l’atteindre suivait un chemin plus sinueux mais plus large : pour instituer et enraciner le partage comme règle commune, il fallait faire tomber l’oligarchie ; pour faire tomber l’oligarchie, il fallait offrir au peuple le plus grand dénominateur commun à ses aspirations : l’élargissement de ses droits politiques, la refondation d’une société qui repose sur la vertu, c’est-à-dire le bonheur par le souci de l’intérêt général.
Voilà donc avec 220 ans d’écart les germes qui ont commencé à fleurir le 5 mai lors de la marche citoyenne contre la finance, l’austérité et pour la 6e République. La leçon de Robespierre que chacun-e peut célébrer par la relecture de son discours Gouverner la République, nous l’avons traduite à notre façon en concluant notre marche du 5 mai en franchissant place de la Nation ce portail symbolique sur lequel était imprimé : « Ensemble jusqu’à la 6e République ». L’oligarchie sait désormais que le peuple vient reprendre ses droits et en définir de nouveaux. Ceux qui institueront à tous les niveaux le partage par la transformation sociale, démocratique, écologique et républicaine de la société. Vite, la constituante !
(Lire la suite) François CocqLe 11 mai, Notre Dame des Landes construit sa chaîne de solidarité par Voir liste des signataires en fin de communiqué Vendredi 10 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
L’année 2013 marque une nouvelle étape dans notre combat contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes : les liens tissés entre les paysans, les élus, les 200 comités de soutien et les militants de la ZAD donnent la voie pour un abandon de ce projet.
Après les rapports accablants de la "commission du dialogue", du "collège d’experts scientifiques" et de la "mission d’expertise de l’impact sur l’agriculture", les promoteurs du projet sont encerclés par des contraintes de tous ordres, écologiques, politiques, économiques et même juridiques.
Symbole d’un système qui sacrifie les terres vivrières, l’emploi agricole et la préservation de la biodiversité, le projet d’aéroport et le développement du transport aérien sont aussi contraires aux objectifs de réductions d’émissions de gaz à effet de serre.
Nous appelons donc à poursuivre la résistance, contre l’aéroport, contre le bétonnage des terres agricoles, contre la toute puissance de la multinationale Vinci, contre l’entêtement des élus PS et du gouvernement Ayrault à réaliser ce Grand Projet autant Inutile que dispendieux.
Pour renforcer cette lutte, les organisations politiques signataires, membres du Front de Gauche appellent à construire nombreuses et nombreux la chaîne humaine autour de Notre Dame des Landes le samedi 11 mai.
Les sympathisant.e.s et militant.e.s du Front de Gauche opposants au projet d’aéroport ont rendez-vous sur la partie Est de la chaine, route de NDL vers Grandchamps au niveau de la Chanais: RV FdG sur Chaine Humaine NDL 11 Mai. (*)
Nous ne lâcherons rien, ni à Notre Dame des Landes, ni ailleurs !
Les Alternatifs, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologiste, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, Parti de Gauche, Parti Communiste des Ouvriers de France, Convergences et Alternatives, Parti Communiste de Vendée, Parti Communiste du Morbihan.
=*=*=*=*=*
Pour le Parti de Gauche, c’est Martine Billard, co présidente du PG, qui conduira la délégation présente à Notre Dame des Landes. Les militants du PG, engagés fermement dans la bataille contre le projet d’aéroport sont à nouveau mobilisés de toute la France.
*: Si arrivée par Grandchamps ou Treillières (Porte 3 sur le site d’organisation http://www.chaine-humaine-stop-aeroport.org/fr/ ) : prendre la D326 direction Vigneux. Traverser la N137 sur le pont(route Nantes/Rennes), 1ère route à droite vers NDL (reste environ 1 km).
(Lire la suite) Voir liste des signataires en fin de communiquéFilm • Chronique d’une déshumanisation ordinaire par Jean-Luc Bertet Jeudi 9 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Un film documentaire, Entrée du personnel, relate la violence quotidienne faite à des travailleurs d’usine et l’impasse définitive d’un tel mode productif tant à l’échelle individuelle que civilisationnelle. A voir absolument
L’image est saisissante. Sept hommes, d’âge divers, s’alignent les uns à côté des autres devant un parterre gazonné. Derrière eux, une route passante et bruyante. En arrière-plan, une usine. Sans un mot, le premier se lance dans une série de gestes précis et obscurs. Un par un, ses camarades se joignent à lui, chacun dans un registre différent. Les mouvements se répètent, rapides, avec la précision d’automates dont l’ensemble esquisse un troublant ballet mécanique. Les ouvriers de ce qui se trouve être l’abattoir situé derrière eux rejouent, à vide, leur travail quotidien. « Une fois qu’on a appris le geste, on est comme des machines. »
Entrée du personnel est un documentaire sorti en salle le 1er mai. Il mettra d’accord ceux qui se disputent pour savoir si ce jour célèbre la fête des travailleurs ou de celle du travail. Il n’en subsiste que la servitude des premiers et la monstruosité de ce qu’est devenu le second. Manuela Frésil a mis sept ans à réaliser son film, primé en toute justice dans tous les festivals. Il ne se réduit pas à un reportage même pertinent comme on a pu en voir sur le travail à la chaîne. Sept récits anonymes dits par des comédiens, quelques témoignages à visage découvert, se juxtaposent à des images de chaîne que, blasé par le spectaculaire médiatique, l’on trouvera presque banales. Mais si la cinéaste n’a cédé à aucune facilité, d’autant plus tentante dans le cadre d’un abattoir, c’est pour mieux en souligner la violence.
Violence de la chaîne qui impose son rythme, violence d’un corps à corps entre les tonnes de viande manipulées, soulevées, découpées par des hommes et des femmes grimaçant sous l’effort et les cadences dans un infernal vacarme, violence des blessures infligées sous forme de handicaps articulaires définitifs, violence des cauchemars récurrents où chacun est poursuivi la nuit, entre deux insomnies dues aux douleurs physiques, par les bêtes qu’il tue, tranche ou emballe, violence d’un quotidien qui apprend l’indifférence à l’égard des animaux, de ses collègues, de soi-même, violence des rapports de travail… Le témoignage d’une ouvrière devenue chef de ligne expose comment l’on attendait d’elle qu’elle vole chaque jour quelques précieuses minutes en augmentant presqu’insensiblement la vitesse de la chaîne pendant de courts instants. Elle a préféré redevenir simple opératrice. Un collègue, qui a joué le jeu de la promotion personnelle et qui a cru à la nécessité de l’augmentation de la production, revient sur le rôle des machines, de leur progrès qui n’a fait qu’accroître les contraintes. Car dorénavant, constate-t-il, les hypermarchés avec leurs promotions permanentes ont tellement fait baisser les prix que la hausse de la productivité ne peut plus les compenser. « Sur quoi peut-on gagner ? Les ouvriers ? On arrive à des cadences où je ne vois pas comment on peut aller plus loin. »
C’est en réalité tout un échec de civilisation qu’expose cette Entrée du personnel. Les conditions de production, les souffrances morales, physiques qu’elles imposent aux travailleurs sont non seulement révoltantes, intolérables et injustifiables (que l’on songe à l’indécence des experts médiatiques ou du Medef polarisé sur la croissance de ses seuls profits assénant sans relâche les nécessités d’en faire plus : flexibilité, augmentation du temps de travail, efforts en tout genre…) mais elles ont atteint leurs limites. Ce voyage au bout de la déshumanisation est parvenu à son terme. Il n’y a plus qu’une seule destination possible : l’humain d’abord et vite !
Jean-Luc Bertet
Entrée du personnel, de Manuela Frésil, 59 minutes. En salle.
(Lire la suite) Jean-Luc BertetSaint-Gratien condamnée par Le Parti de Gauche du Val d'Oise Jeudi 9 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Enfin l’égalité !
La mairie de Saint-Gratien a été condamnée par le tribunal administratif de Pontoise pour ne pas avoir respecté le principe d’égalité entre les enfants. Ce combat mené par la FCPE et le collectif de soutien aux enfants des réfugiés voit enfin une issue d’égalité.
Nous ne pouvons que nous réjouir de cette condamnation du maire qui ne souhaitait pas que les enfants de réfugiés puissent accéder à la cantine et à la garderie peri-scolaire.
La mairie a été condamné pour avoir oublié l’égalité d’accès pour tous aux services publics.
Cette victoire doit servir d’exemple pour tous ceux qui luttent pour faire respecter les droits de tous.
Au moment où le gouvernement ne souhaite pas amnistier les syndicalistes, les militants de RESF, les anti-OGM... la décision du tribunal de Pontoise ne peut que nous conforter dans nos actions militantes pour faire respecter les droits de l’homme et faire avancer les idées progressistes.
Une école pour tous ! Un toit pour tous ! Un travail pour tous !
(Lire la suite) Le Parti de Gauche du Val d'OiseL’An II fois pire par François Delapierre Jeudi 9 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Après l’immense succès du 5 mai, il faut constater un autre élément de continuité entre François Hollande et Nicolas Sarkozy : leur attitude face aux mobilisations populaires venues de la gauche. La réponse du pouvoir à la marée citoyenne du 5 mai n’a rien à envier aux postures si habituelles sous la Cinquième République d’un exécutif « droit dans ses bottes », avec seulement les talonnettes en moins.
C’est Ayrault qui s’est chargé de promener un visage de marbre dimanche au JT de TF1. Les 180 000 personnes dans la rue ont été évacuées avec mépris : « Mélenchon va jusqu’à proposer dans certains de ses discours de ne pas rembourser la dette, ce n’est pas sérieux ». Ce n’est pas Claire Chazal qui allait le relancer sur le sujet. Elle a préféré insister sur les « entrepreneurs » qui s’inquiètent du surmoi socialiste qui pourrait subsister dans ce gouvernement par ailleurs si accommodant. Ayrault a pu les rassurer. La principale annonce de sa pesante prestation, pain bénit pour les pigeons, se dissimule derrière une formule : l’Etat va « dégager une partie [du capital des entreprises dont il est actionnaire] pour financer l’investissement ». Cela valait la peine de réorganiser le service de communication de Matignon pour inventer cela, non ? Dit en français, il s’agit de privatiser. Et pas n’importe quoi : les entreprises du secteur énergétique comme Areva, EDF et GDF-Suez. Ceci juste après l’ouverture au secteur privé des concessions des barrages hydro-électriques. Décidément ce premier ministre qui s’est présenté comme un cultivateur obligé de replanter plusieurs fois les mêmes graines n’a pas la main verte.
Le lendemain, nouvel exercice de communication avec un séminaire gouvernemental à l’issue duquel la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem déclare : « il faut être offensif ». Elle aurait pu ajouter contre le peuple quand on entend la suite du programme : « garder la ligne envers et contre tout ». On croirait quelqu’un qui promet de faire un régime la veille de Noël ! Et pour que le message soit clair, elle a ajouté texto : « il ne faut surtout pas changer de braquet ».
Cette porte fermée l’est directement dans la figure de Pierre Laurent et de plusieurs responsables de la gauche du PS qui avaient utilisé cette formule en précisant parfois qu’elle était largement préférable à l’excessif coup de balai réclamé par Jean-Luc Mélenchon. Autrement dit, le gouvernement n’admet même pas la critique latérale. Il renforcera donc la critique frontale. Car il lance un défi à tous ceux qui s’opposent à l’austérité : à vous de changer de braquet. Le pouvoir annonce en effet qu’il ne bougera rien. L’an II s’ouvre par des privatisations. Il prévoit la ratification de l’accord made in Medef, la mise en œuvre de l’acte III de la décentralisation, l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites et de nouvelles coupes dans les dépenses visant à la fois les services publics et les collectivités locales. Il est dans la continuité du projet sarkozyste que le candidat Hollande résumait ainsi : « le démantèlement du droit du travail avec ces accords compétitivité-emploi, la mise en cause d’un certain nombre de droits fondamentaux pour la protection sociale, les attaques contre les collectivités locales jugées trop dépensières, c’est l’austérité comme seule perspective ! ».
On notera qu’à cette époque Ayrault n’avait pas dit comme il l’a prétendu à ce JT que l’austérité est une « invention de propagande ». Pauvre ruse ! Même cette dérobade face à nos critiques a été jugée trop désagréable pour les oreilles d’Angela Voldemort. Elle n’a donc duré que 24 heures. A Berlin, l’inénarrable Pierre Moscivici en a rabattu pour conserver la « compréhension » de son homologue conservateur Schaüble : « nous ne voulons pas faire des plans d’austérité qui vont plus loin que le nécessaire ». Oui vous avez bien lu. Quand ils sont devant la droite allemande, les voilà qui minaudent : notre programme c’est l’austérité petit braquet. Quelle déchéance !
J.L. Mélenchon sur LCI dans "Politiquement Show... par lepartidegauche
Je revoyais récemment cette émission télévisée réalisée dans un moment du quinquennat Sarkozy qui rappelle celui que nous vivons. L’affaire Woerth venait d’éclater et la réforme des retraites était mise sur les rails. Déjà. Les commentateurs réunis par Michel Field s’inquiétaient alors de la gravité de la crise morale. Ils pointaient la responsabilité d’un système et les dégâts dans les classes populaires du rapport à l’argent révélé par l’affaire Woerth. Sur le plateau, Olivier Duhamel mettait en cause la Cinquième République. « Il y a un problème de système politique. Nous avons un système politique qui n’est pas apte à gérer ces crises parce que tout est concentré, parce que tout est monopolisé. Et parce qu’avec la monocratie hyperprésidentialiste de Nicolas Sarkozy ça s’est aggravé. Alors que dans d’autres pays, d’une part toucher un ministre, ce n’est pas toucher le président de la même manière, parce qu’un ministre a une autonomie qu’il n’a pas ici. Et parce que d’autre part, dans des systèmes comme les démocraties parlementaires, dans le pire des cas, vous avez démission du premier ministre et nomination d’un nouveau premier ministre. Et ce n’est pas dramatique. En France, vous ne pouvez pas faire ça. En France, la démission du premier ministre ça ne sert à rien et la démission du président de la République c’est un cataclysme. » Je n’ai pas vu si Olivier Duhamel est venu manifester le 5 mai. Mais je vois bien que Hollande répond à cette crise par une pratique renforcée de la monocratie présidentielle : déshabillage en place publique des membres de son gouvernement, humiliation des parlementaires, à commencer par le président de l’Assemblée Nationale, refus de l’amnistie sociale votée par les sénateurs PS le jour de la commission des lois à l’Assemblée, remaniement annoncé « le moment venu » histoire de rappeler qui nomme les ministres et les mettre tous sur le grill… Hollande fait exactement ce que fit alors Sarkozy pour traverser la tempête. Cela n’a rien d’original. Il applique le conseil qu’adressait dans cette même émission le directeur de la rédaction du Figaro à Sarkozy : « parler vite, remanier ferme et agir fort ». Mais il y a une grande différence entre ces deux moments. A cette époque, Sarkozy était à la veille de la présidentielle. Les Français avaient la possibilité de le sanctionner à brève échéance. La proximité du vote a offert une soupape à la colère. Cette fois, il reste 4 ans dans ce quinquennat. Vu le tunnel de souffrances qui s’annonce, il est illusoire de compter sur la patience du peuple.
Nous voilà donc appelés à redoubler nos mobilisations. Car sinon, à s’entêter de la sorte, le pouvoir annonce un an II fois pire.
Crédit photo photosdegauche.fr (michel_soudais
(Lire la suite) François DelapierreLe Parti de Gauche condamne les récents raids israéliens contre la Syrie par Le Parti de Gauche Jeudi 9 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
En fin de semaine dernière, l’aviation israélienne, après avoir une fois de plus violé l’espace aérien libanais, a mené plusieurs raids meurtriers et de grande ampleur contre des objectifs militaires en territoire syrien, dans les environs de Damas, provoquant d’importantes destructions et la mort d’au moins 42 soldats syriens.
Le Parti de Gauche s’élève catégoriquement contre cet acte de guerre ouvrant la voie à toutes les surenchères, et demande sa condamnation sans équivoque par le Président de la République François Hollande.
Demeuré discret jusqu’à présent dans le conflit syrien, Israël vient donc de s’y impliquer directement, accroissant dangereusement les risques de son internationalisation et d’un embrasement général de la région. Ce nouvel acte d’agression d’Israël, qui occupe déjà le Golan syrien depuis 1967, montre une fois de plus comment cet Etat bafoue les lois internationales, grâce à l’appui inconditionnel des Etats-Unis d’Amérique.
Après plus de deux ans, le soulèvement populaire contre la dictature de Bachar Al-Assad s’est muée en une guerre entre puissances étrangères sur le territoire syrien, dont les civils sont les premières victimes.
Toutes ces puissances étrangères, que ce soit les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et Israël d’un côté, ou la Russie et l’Iran de l’autre, semblent déterminées à perpétuer ce conflit sanglant et à sacrifier le peuple syrien sur l’autel de leurs intérêts géopolitiques.
Le Parti de Gauche dénonce une nouvelle fois toute politique belliciste d’où qu’elle vienne, visant à alimenter ce conflit qui a déjà fait plus de 70 000 morts et détruit inexorablement la Syrie. Il appelle à l’arrêt des combats et à la négociation, afin que le peuple syrien puisse enfin décider librement de son destin dans le cadre d’élections démocratiques.
(Lire la suite) Le Parti de Gauche1er et 2 juin • Ensemble jusqu'à la 6ème république Mercredi 8 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Ensemble jusqu'à la 6e république Mercredi 8 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
(Lire la suite)Ensemble jusqu'à la 6e république Mercredi 8 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
(Lire la suite)Un long entretien où il est question de revenu maximum, de constituante, d'amérique latine et de l'exercice de la politique en général par Corinne Morel Darleux Mercredi 8 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
A l’occasion de mon tour en pays Basque et au Béarn j’ai été interviewée à Bayonne par le journal Ekaitza. L’occasion de revenir sur notre proposition de revenu maximum autorisé, mais aussi sur l’actualité nationale, la 6e république et les expériences d’Amérique latine en matière d’assemblée constituante, l’exercice de mon mandat d’élue régionale et bien sûr la question de la culture Basque et des langues régionales... Malgré quelques scories, l’absence de la question de la LGV Bordeaux-Hendaye, et en dépit de divergences avec certaines orientations portées par la revue, voici un entretien assez complet je crois. Belle lecture !
2013.05.05. Paris - Marche contre l’austérité, la finance et la 6ème République • 2013.05.05 - Marche pour la 6e République Mercredi 8 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
(Lire la suite)Au coeur du 5 mai avec 180 000 ! par Sydne93 Mardi 7 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Nous ne reviendrons pas sur la double polémique lancée par notre Manu préféré, un certain Valls. Le large rassemblement de la gauche de ce dimanche 5 mai 2013 a réuni, selon lui, un petit groupe de sectaires. 30 000 illuminés, 30 000 minoritaires, 30 000 rêveurs et irresponsables. Seulement voilà. Nous étions 180 000. Nous étions diverses. Nous étions sérieux.
Sérieux étaient Marie et François, militants écologistes que nous avons croisés et qui revendiquaient l’impérieuse nécessité d’une 6e République pour mieux résister à une Europe libérale dont on nous impose les volontés, comme si elles devaient être nos dernières.
Nombreux étaient ces salariés, syndicalistes, venus ce 5 mai pour affirmer leur droit au travail, leur droit à des projets alternatifs de reprises de leurs entreprises tel Marc, ce travailleur de Fralib.
Les pieds sur Terre David, militant UTOPIA, pleinement conscient qu’aucune transition écologique ne se fera sous un régime monarchique où l’oligarchie financière prend le pas sur l’intérêt général.
Et que dire de Leïla, de Fabrice, de cette grand-mère venue de l’autre rive de la méditerranée, de cette autre femme dont nous avons oublié le nom. Simples citoyens comme on dit. Mais des citoyens sérieux, responsables, engagés, nombreux, très nombreux. Ils sont ces citoyens simples mais avertis. Ces citoyens qui ont fait une marée ce dimanche 5 mai.
Ecoutez les nous parler de la 6e République et vous comprendrez que les gens responsables et sérieux défilaient en masse entre Bastille et Nation ce 5 mai 2013. Et vous comprendrez que les illuminés à la bougie libérale, les oligarques sectaires, les irresponsables adorateurs du tout marché préféraient, eux, annoncer ce même dimanche 5 mai 2013 la privatisation des “bijoux de famille” au nom d’une dette que jamais aucun état ne remboursera.
Regardez la cette marée citoyenne. Plongez en son coeur et vous la rejoindrez…Regardez la vidéo sur le site de "A Gauche pour de vrai" vous ne le regretterez pas !
Crédit photo photosdegauche.fr (alparslan_coskun)
(Lire la suite) Sydne93L'amnistie vite ! • Non au test ADN sur les 5 de Roanne ! par Eric Coquerel Mardi 7 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Le Parti de Gauche proteste contre l’obligation faite à cinq syndicalistes de Roanne de se soumettre à un test ADN le 22 mai prochain. Une fois de plus on veut renvoyer des militants syndicaux au rang de criminels de la pire espèce. C’est scandaleux. Rappelons que l’on reproche seulement aux "cinq de Roanne" d’avoir tagué le mur d’enceinte de la sous-préfecture de la Loire lors des mobilisations de 2010 contre la réforme des retraites ! Un geste pacifique si anodin que le Tribunal de Lyon avait finalement décidé de les déclarer "coupables" mais sans exécution de peine. Et pourtant on prétend leur imposer ces tests humiliants ce qu’ils refusent évidemment. Le Parti de gauche leur apporte toute sa solidarité. Ce cas révèle un peu plus la nécessité du vote de la loi d’Amnistie sociale le 16 mai prochain. Les "cinq" de Roanne seront d’ailleurs devant l’assemblée nationale pour le rassemblement visant à exiger des députés qu’ils votent cette loi déposée par le Front de Gauche. Le Parti de Gauche, comme tout le Front de Gauche, appelle également à ce rassemblement.
(Lire la suite) Eric CoquerelHollande, un an après • Paroles de militants par Sylvain Trotel Mardi 7 Mai 2013 :: Parti de Gauche :: RSS
Ils sont militants du Front de Gauche. Après un de de présidence Hollande, ils disent ce qu’ils retiennent de sa politique et de ses premières réformes.
(Lire la suite) Sylvain Trotel[1-25] [26-50] [51-75] [76-100] [101-125] [126-150] [151-175] [176-200] [201-225] [226-250] [251-275] [276-300] [301-325] [326-350] [351-375] [376-400] [401-425] [426-450] [451-475] [476-500] [501-525] [526-550] [551-575] [576-600] [601-625] [626-650] [651-675] [676-700] [701-725] [726-750] [751-775] [776-800] [801-825] [826-850] [851-875] [876-900] [901-925] [926-950] [951-975] [976-1000]
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