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Graines de lin OGM : contamination à l'insu des consommateurs par Administrateur Jeudi 4 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Greenpeace a découvert de graines de lin transgénique illégales dans un paquet de farine "All-In Mix Pain Foncé 9 Céréales de Soubry", acheté fin décembre chez Delhaize.

Greenpeace a découvert de graines de lin transgénique illégales dans un paquet de farine "All-In Mix Pain Foncé 9 Céréales de Soubry", acheté fin décembre chez Delhaize.

Bruxelles, Belgique — Greenpeace a fait tester 18 produits contenant des graines de lin et un produit s'est avéré contenir des traces d'OGM illégal : la farine All-In Mix Pain foncé 9 Céréales de Soubry, acheté en décembre dernier chez Delhaize. Ce cas de contamination démontre une fois de plus que l'unique manière de garantir une alimentation sans-OGM, est l'interdiction mondiale des cultures OGM.

Les graines de lin entrent dans la composition de nombreux produits de consommation courante : pains multi-grains, muesli, biscuits mais aussi vinaigrette ou préparations pour bébés... Elles sont appréciées pour leur apport en Oméga 3 et leur action bénéfique sur la digestion. Elles sont donc synonymes de bien-être et d'alimentation de qualité. Pour de nombreux consommateurs, un aliment de qualité suppose une production non-OGM. Or, cette garantie ne semble plus exister pour les graines de lin.

Comme beaucoup d'autres plantes transgéniques, le lin a été génétiquement modifié pour résister à un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques. Cet OGM, développé par une université canadienne, est connu sous la dénomination de Triffid. Son histoire est un parfait exemple de l'impossible co-existence entre les filières conventionnelles, bio et transgéniques.

Cet OGM a été autorisé au Canada en 1998 pour ensuite être retiré trois ans plus tard, toujours par le Canada. Pourquoi ce retrait ? Les agriculteurs canadiens - qui sont les plus gros producteurs de graines de lin au monde - redoutaient de perdre le marché européen peu favorable aux OGM...

C'est l'Allemagne qui a signalé pour la première fois la présence de graines de lin contaminées en utilisant le système prévu à cet effet par l'Union européenne. De nombreux pays ont alors réalisé des tests et les exemples de produits contaminés se sont multipliés. On a trouvé des traces de Triffid dans une vingtaine de pays européens et quelques pays asiatiques comme la Thaïlande.

Strictement parlant, la présence de cet OGM est parfaitement illégale en Europe. Aucune autorisation n'a jamais été demandée. Au delà de cela, la contamination des graines de lin par un OGM officiellement retiré du marché depuis près de dix ans illustre ce que peuvent être les « dégâts collatéraux » des cultures transgéniques. Si la contamination persiste, la grande distribution risque ne pas pouvoir satisfaire les exigences de ses clients et les fabricants seront forcés de tester leurs produits avant commercialisation. Les cultures transgéniques ne profitent qu'aux multinationales qui les imposent à tous.

En Belgique, des tests ont également été réalisés mais aucune information quant à la contamination n'a filtré. Pour Greenpeace, le consommateur a le droit de savoir. C'est pourquoi 18 produits ont été achetés dans des grandes surfaces belges et envoyés dans un laboratoire spécialisé en Allemagne. Une fois les résultats connus, Greenpeace a averti Soubry et Delhaize. Fabricant et distributeurs sont dans ce dossier plus « victimes » qu'autre chose. Comme les consommateurs, ils ont été mis devant un fait accompli.

L'attention de Greenpeace se porte dès à présent sur la réaction des autorités compétentes. Les produits incriminés doivent être retirés des rayons, plus d'analyses doivent être effectuées et dans un cadre plus large, la Belgique doit s'opposer à toute nouvelle autorisation d'OGM en Europe.

Source : Greenpeace Belgique, le 2 février 2010

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Les pratiques commerciales de la société Monsanto se retrouvent sur la sellette par Administrateur Jeudi 4 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Une nouvelle pierre dans le jardin de Monsanto. Une enquête de l'Associated Press montre comment le semencier américain évince la concurrence, contrôle des sociétés plus petites et protège sa suprématie sur le marché des organismes génétiquement modifiés aux Etats-Unis.

ST LOUIS - Une nouvelle pierre dans le jardin de Monsanto. Une enquête de l'Associated Press montre comment le semencier américain évince la concurrence, contrôle des sociétés plus petites et protège sa suprématie sur le marché des organismes génétiquement modifiés aux Etats-Unis.

Alors que les gènes brevetés de Monsanto sont présents dans 95 pour cent du soja et 80 pour cent du maïs cultivés aux Etats-Unis, la firme s'efforce de limiter la capacité des nouvelles sociétés de biotechnologie à distribuer leurs propres produits, révèle cette enquête. Une politique d'affaiblissement de la concurrence qui pourrait faire grimper les prix de l'alimentation aux Etats-Unis.

Les méthodes commerciales de Monsanto sont exposées dans des accords de licence confidentiels, auxquels l'AP a eu accès. La firme a utilisé ces contrats pour diffuser sa technologie, octroyant à quelque 200 sociétés le droit d'introduire des gènes Monsanto dans leurs propres variétés de maïs ou de soja. Mais ce droit a un coût et il est assorti de nombreuses conditions. Une clause interdit par exemple aux entreprises indépendantes de cultiver des plantes contenant à la fois les gènes de Monsanto et de firmes rivales - sauf autorisation écrite préalable -, ce qui permet au semencier d'exclure la concurrence de la vaste part de marché qu'il contrôle déjà.

Les pratiques commerciales de Monsanto font actuellement l'objet d'une enquête du département américain de la Justice et de deux Etats (Iowa et Texas), pour déterminer si elles violent les lois antitrust. Des plaintes au civil ont déjà été déposées contre la firme par des concurrents. Le géant des biotechnologies basé à St. Louis juge infondées les critiques sur ses accords de licence. Un avis que ne partagent pas certains de ses rivaux et des semenciers plus petits.

"Nous estimons désormais que Monsanto contrôle jusqu'à 90 pour cent" des OGM, ce qui est "presque incroyable", souligne Neil Harl, un économiste en agriculture de l'université de l'Iowa, spécialiste de l'industrie semencière. "Le résultat est un renforcement de l'emprise de Monsanto et la possibilité pour la firme d'augmenter ses prix sur le long terme. C'est ce que nous avons déjà observé ces cinq dernières années."

Monsanto a augmenté le prix de certaines variétés de maïs de 25 pour cent l'an dernier, et une hausse supplémentaire de 7 pour cent est prévue pour les semences de maïs en 2010. Les prix des sojas Monsanto se sont envolés de 28 pour cent en 2008 et seront stables ou en hausse de 6 pour cent en 2010, selon la porte-parole de la société Kelli Powers.

La controverse autour de Monsanto soulève une question essentielle : quel contrôle une entreprise peut-elle avoir sur les semences, qui sont à la base de la production alimentaire ? Les accords de licence ont fait de la technologie de Monsanto l'une des plus largement et rapidement diffusées dans l'histoire de l'agriculture américaine. Aujourd'hui, lorsqu'un fermier américain achète des sacs de semences aux noms commerciaux obscurs, comme AgVenture ou M-Pride Genetics, il paye en fait pour des produits sous licence Monsanto.

Une clause de ses contrats pour le maïs a aidé Monsanto à acheter 24 sociétés semencières indépendantes aux Etats-Unis ces dernières années : elle stipule que si une entreprise change de propriétaire, son stock contenant des gènes Monsanto doit être "détruit immédiatement". Selon un porte-parole de la firme, cette disposition n'aurait plus cours. Une autre clause figurant dans des contrats remontant à plusieurs années aide aussi à comprendre la croissance rapide de Monsanto. L'un des contrats offrait à un semencier indépendant des rabais importants s'il s'engageait à ce que les produits Monsanto représentent jusqu'à 70 pour cent de son stock total pour le maïs. Dans une plainte déposée en 2004, et qui s'est soldée par un règlement à l'amiable, la société rivale Syngenta a qualifié cette pratique de "politique de la terre brûlée" pour l'exclure du marché.

Les contrats examinés par l'AP interdisent aux semenciers d'en discuter les termes, et Monsanto se réserve le droit de les annuler, et du coup de priver une entreprise de son stock, en cas de violation des clauses de confidentialité.

Les semenciers indépendants ont théoriquement la possibilité de rompre leur contrat pour recommencer à vendre à vendre des semences conventionnelles, mais en pratique ils expliquent que ce peut être ruineux financièrement.

Le gène de résistance à l'herbicide Roundup de Monsanto est en effet devenu la norme dans l'agriculture américaine, et les petites entreprises craignent de perdre des clients si elles y renoncent. En outre, ces sociétés ont souvent investi du temps et de l'argent pour adapter les produits Monsanto à leurs besoins, et leur abandon peut donc être coûteux.

Source : Christopher Leonard, The Canadian Press, disponible sur Monde-solidaire.org, décembre 2009

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« Monsanto » fait salle comble par Administrateur Jeudi 4 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Lors de la présentation de son film « Le Monde selon Monsanto », au centre Alexis-Peyret, la réalisatrice Marie-Monique Robin ne s'attendait certainement pas à se payer le luxe de réunir une telle cohorte de pro OGM et d'un représentant de la firme multinationale.

Lors de la présentation de son film « Le Monde selon Monsanto », au centre Alexis-Peyret, la réalisatrice Marie-Monique Robin ne s'attendait certainement pas à se payer le luxe de réunir une telle cohorte de pro OGM et d'un représentant de la firme multinationale. C'est dire si le documentaire de près de deux heures suscite toujours autant de passions.

Fille d'agriculteurs dans la région Poitou-Charentes, journaliste d'investigation depuis vingt-cinq ans, Marie-Monique Robin n'en est pas à son premier coup d'essai. Après « L'Histoire du blé jusqu'à nos jours » et « Argentine, le soja de la faim », son livre et le film « Le Monde selon Monsanto », ont été traduits en 16 langues dans 22 pays. Pour cela, la défenseure des Droits de l'homme a enquêté pendant près de trois ans, sur trois continents, des Amériques à l'Inde, en passant par l'Europe, reconstituant ainsi la genèse d'un grand empire industriel, devenu l'un des plus grands semenciers de la planète qui « contrôlera, si cela continue, la chaîne alimentaire dans le monde ».

Des méthodes dénoncées

Aujourd'hui, la firme Monsanto, productrice de PCB (plychlorobinéphyles), d'herbicides (Agent orange), d'hormones de croissance bovine et laitière, détentrice de près de 90 % des OGM dans le monde, soigne son image de marque. Se revendiquant entreprise des « sciences de la vie », dont le slogan est « Nourriture, santé, espoir », celle-ci se dit aujourd'hui « convertie aux vertus du développement durable, respectueuse de l'environnement ».

Mais Marie-Monique Robin ne l'entend pas de cette oreille-là et dénonce, avec virulence, les méthodes exercées sur des « citoyens cobayes » par la Compagnie de Saint-Louis, dans le Missouri, et préconise une agriculture bio de proximité, au service de la population.

Source : Patrick Joubert, Sudouest.com, le 3 février 2010

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Les herbicides sont dangereux pour les paysans par Administrateur Jeudi 4 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

La cour d'appel de Bordeaux vient de donner raison à un agriculteur victime d'une intoxication due au lasso, un herbicide de Monsanto.

La cour d'appel de Bordeaux vient de donner raison à un agriculteur victime d'une intoxication due au lasso, un herbicide de Monsanto. Une action a été par ailleurs engagée devant le TGI de Lyon contre Monsanto pour « faute » sur « le manque de renseignements sur la dangerosité du produit » qui avait déjà été interdit avant 2007 dans d'autres pays que la France.

Au moment où l'INRA écrit qu'il est possible de se passer immédiatement de 20% des produits phytosanitaires, sans préjudice pour les volumes produits ou les revenus des paysans, la Confédération paysanne rappelle que les conséquences de l'utilisation des phytosanitaires concernent l'ensemble de la société avec des effets pervers sur :

• 1. La santé des utilisateurs que sont les paysans eux-mêmes ainsi que leurs salariés et leur famille : la Confédération paysanne constate qu'enfin les maladies causées par l'utilisation de ces produits toxiques commencent à être officiellement reconnues comme des maladies professionnelles.

• 2. la santé humaine et animale : développement des cancers, des allergies, baisse de la fertilité humaine et animale, mortalité des insectes pollinisateur,

• 3. la qualité des produits avec des résidus dans les produits de consommation.

• 4. l'environnement : pollution, perte de biodiversité et de fertilité des sols.

Ce système subsiste néanmoins alors que ses limites techniques, sanitaires et environnementales sont de plus en plus évidentes. La Confédération paysanne réaffirme que la réduction de l'utilisation des phytosanitaire ne peut pas être subie comme une contrainte mais comme un enjeu à relever.

Source : La Confédération Paysanne, le 29 janvier 2010

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UE : un cas de « portes tournantes » entraîne M. Barroso dans une polémique par Administrateur Mercredi 3 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Avant même l'entrée en scène officielle de sa future équipe qui vient d'être auditionnée, le président de la Commission Européenne doit déjà faire face à une polémique qui a émergée ces dernières semaines et qui risque de grossir.

Avant même l'entrée en scène officielle de sa future équipe qui vient d'être auditionnée, le président de la Commission Européenne doit déjà faire face à une polémique qui a émergée ces dernières semaines et qui risque de grossir. Une affaire qui pourrait bien embarrasser José Manuel Barroso, alors même que les prétendants aux différents postes de commissaire européen doivent ce mardi faire l'objet d'un vote de confiance au Parlement de Strasbourg, avant que les candidatures ne puissent d'être entérinées par le Conseil Européen des chefs d'Etats et de gouvernements des 27 Etats membres.

Ainsi, dans une lettre datée du 21 janvier 2010, quatre organisations non gouvernementales (Corporate Europe Observatory, Amis de la Terre, Lobbycontrol et Testbiotech) demandent à M. Barroso de s'expliquer sur le cas de l'ancienne directrice du Panel Scientifique sur les Organismes Génétiquement Modifiés au sein de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA, EFSA en anglais). Cet organe officiel de l'Union Européenne joue notamment un rôle central dans l'évaluation des risques liés aux plantes transgéniques ainsi que dans la gestion de ses applications. C'est sur ses avis que la Commission, le Parlement et les Etats membres de l'Union Européenne appuient leurs décisions d'autoriser ou non une semence issue de l'outil biotechnologique.

LE CAS DE SUZY RENCKENS

Arrivée en octobre 2002 dans les locaux de l'autorité situés à Parme en Italie, Suzy Renckens est docteur en biologie moléculaire. Elle avait auparavant travaillé sept ans à l'Institut pour la Santé Publique de Belgique, son pays d'origine. Et si aujourd'hui cette personnalité plutôt discrète se retrouve au cœur d'une polémique risquant d'entraîner le président de la Commission Européenne, c'est suite aux révélations de Testbiotech, un centre de recherche sur l'évaluation des biotechnologies basé à Munich en Allemagne. En novembre 2009, il a révélé que Suzy Renckens, qui était à la tête de l'Unité OGM de l'AESA d'avril 2003 à mars 2008 (coordinatrice scientifique du Panel OGM, précisément), s'est retrouvée à un poste clé au sein de la société agro-semencière Syngenta dès mai 2008, soit quelques semaines à peine après avoir quitté son poste de fonctionnaire de l'UE. Or, ce que souligne ces ONG, c'est que son ancien employeur n'a émis aucune objection ni restriction sur ce transfert vers l'industrie semencière, alors que le règlement qui s'applique aux fonctionnaires de l'UE l'exige dans ce type de situation, afin de limiter les conflits d'intérêt. Un cas qui n'est pas sans rappeler celui des « portes tournantes » - qui n'est pas propre à la seule industrie des biotechnologies - et qui est le nom donné aux allers et retours d'experts entre des organes officiels de régulation d'un domaine économique vers des entreprises privées qui exercent dans ce même domaine. Dans le cas de Suzy Renckens, le directeur de Testbiotech, Dr. Christopher Then, souligne qu'elle a de fait reconnu que son nouveau rôle au sein de Syngenta était d'approcher personnellement les autorités afin de promouvoir le développement des plantes transgéniques. En d'autre terme faire du lobbying auprès des autorités européennes. Il dénonce par ailleurs le fait que l'AESA n'ait réagi qu'une fois l'affaire révélée au grand jour en contactant seulement à partir de décembre 2009 l'intéressée, soulignant au passage que son nouveau poste était soumis à approbation jusqu'à deux ans après sa démission de ses précédentes fonctions au sein de l'UE. « Avec une telle proximité à l'industrie, la question est simplement de savoir comment l'autorité peut-elle prendre ses décisions d'autorisation d'OGM, de manières indépendante. La Commission Européenne devrait prendre clairement position sur cette affaire », justifie-t-il. Car en effet, le souci est qu'au sein de l'AESA, Suzy Renckens était la coordinatrice du groupe d'experts (21 au total) en charge précisément de réfléchir sur les applications et risques sanitaires des plantes transgéniques, dans lesquelles un gêne étranger a été introduit pour lui confèrer via une protéine certaines propriétés comme la tolérance à un herbicide et/ou la production d'un insecticide, par exemple. Pour sa défense, Suzy Renckens, qui occupe désormais le poste de directrice des affaires règlementaires sur les biotechnologies pour l'Europe chez Syngenta, rétorque que l'AESA avait déjà été prévenue de ce changement professionnel, rapporte Testbiotech. Elle avait par exemple envoyé un courriel à ses anciens collègues en mai 2008. Enfin, Testbiotech précise aussi que dans le cadre de sa nouvelle qualité, Mme Renckens avait pris part à une réunion entre l'autorité et la Commission en mars 2009, qui donc à ce moment-là ne pouvaient plus ignorer cette situation. Dans ces circonstances, l'association demande à ce que l'AESA soit réorganisée.

L'AESA, SON PANEL OGM ET SES EXPERTS

Une demande qui est régulièrement mise en avant par certains politiques et notamment par l'eurodéputée MoDem Corinne Lepage qui en début d'année dernière, a demandé non pas une réorganisation de l'autorité mais plutôt sa réforme. Cette montée au créneau a fait suite à l'avis de l'AESA qui venait de juger que le maïs insecticide MON810 de Monsanto était sans risques pour la santé et l'environnement. Selon ses dires, l'AESA a « perdu de vue la mission qui est la sienne d'assurer la sécurité des européens et d'être un organisme indépendant de contrôle », écrivait-elle dans une tribune publié par Rue89 en février 2009, où elle déplorait par ailleurs les « conflits d'intérêt non réglés », les « procédures inadéquates » et l'« opacité » de l'autorité. Pour mener à bien cette réforme, elle demande en premier lieu à ce qu'un principe de responsabilité individuelle des experts de l'autorité européenne soit établi, afin que ces derniers soient confrontés aux conséquences de leurs avis « lorsque la vérité apparaîtra au grand jour », précise-t-elle. Ainsi dans son schéma, les unités de régulation qui donnent des avis doivent donc être indépendantes des intérêts économiques et financiers. Jointe brièvement par téléphone ce samedi à propos du cas de Suzy Renckens, la vice-présidente de la Commission environnement du Parlement Européen déclare sans détour que « c'est un scandale ! ». « Bien évidemment il n'a pas répondu », s'insurge-t-elle en évoquant le silence de M. Barroso qui ne s'est pas encore exprimé sur ce sujet pour le moment. Quoi qu'il en soit, cela fait déjà plusieurs années que certains Etats ne sont pas à l'aise avec les avis du panel OGM de l'AESA. Et pour cause, jusqu'à ce jour, l'autorité européenne a rendu 100% d'avis tous positifs sur l'innocuité des plantes OGM soumises pour autorisation de culture ou d'importation par les grandes sociétés semencières (Monsanto, Syngenta, Bayer Crop Sciences, Pioneer, BASF ou encore Limagrain). Qui plus est, les avis sont régulièrement adoptés à l'unanimité des membres du panel présents. C'est ainsi que onze ministres de l'environnement de pays européens (Autriche, Bulgarie, Chypre, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Pays-Bas et Slovénie) réclament le droit d'interdire de leur propre chef la culture de plantes transgéniques sur leur territoire. Même si la France pour l'instant ne va pas jusque-là puisqu'actuellement c'est un moratoire qui s'applique, elle reconnaît malgré tout « que les procédures d'expertise soient revues », par le biais sa secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, qui avait fait cette déclaration en juin 2009. En tout cas, l'étau semble se resserrer autours des pouvoirs publics français suite notamment à la décision historique du Conseil d'Etat d'autoriser le département du Gers à s'opposer à la culture d'OGM sur son territoire, au terme d'une bataille juridique de cinq ans. Une décision qui pourrait d'ailleurs faire jurisprudence, ce qui n'est pas pour déplaire aux associations écologistes qui, elles aussi, réclament une « réforme complète » de l'AESA. Car en effet, l'autorité reconnaît que les avis qui sont émis par ses experts sont fondés sur les dossiers fournis exclusivement par les industriels : elle n'a pas de moyens de recherches propres. C'est pourquoi sa directrice, Madame Catherine Geslain-Lasnéelle, admet dans un article du journal Le Monde publié en juin 2009 qu'elle « devrait peut-être, lorsque l'industriel ne fournit pas les informations supplémentaires demandées dans un délai fixé, rendre un avis négatif... », chose qui, à ce jour, n'est pas encore arrivée. Car ce qui est dénoncé par les écologistes, ce sont les liens parfois directs des membres du panel avec les entreprises de biotechnologie. Mais pour la défense de l'AESA, Catherine Geslain-Lasnéelle explique que « s'il fallait disqualifier définitivement tous ceux qui ont travaillé avec l'industrie, on ne trouverait personne. Un bon expert n'ayant jamais collaboré avec le privé, c'est même suspect ».

En décembre 2008, une pétition remise à la Commission Européenne par Kathy Sinnott, une eurodéputée irlandaise, accusait l'AESA de ne pas respecter les règlements de l'UE qui protègent le droit des citoyens européens à avoir accès à une nourriture saine (Pétition N° 0813/2008 du Parlement Européen). Selon cette pétition, soutenue par l'ancien directeur de l'AESA lui-même, le Professeur Patrick Wall (qui n'est pas foncièrement un anti-OGM), l'autorité européenne « ignore les preuves scientifiques qui montrent que les OGM alimentaires pour les animaux et pour l'homme sont dangereuses, et qu'elle continue de se fier à des rapports secrets avec un plaidoyer scientifique partial, sélectif et biaisé soumis aux compagnies qui déposent leur demande d'autorisation de mise sur le marché - qui ne peuvent être pleinement examinées par des scientifiques indépendants, soumises à évaluation par les pairs. De telles pratiques sont frauduleuses, et mettent les Européens en danger puisque les semences et nourritures génétiquement modifiées sont déclarées saines, dossier de preuves à l'appui, alors qu'en fait, elles peuvent s'avérer dangereuses ». Ainsi, l'Irlandais Patrick Wall, qui était à la tête de l'AESA jusqu'en 2008, appelle à ce que davantage de recherches financées par des fonds publics soient effectuées. Il dit même que « les Européens ne devraient pas être forcés à consommer des OGM », dans un entretien accordé au réseau GM-Free Ireland, au cours duquel il explique les subtilités du fonctionnement du Panel OGM. La retranscription de l'entretien est disponible ici (en anglais uniquement) et la vidéo ici (en anglais, sans sous-titres, en trois parties). Le fait est que suite à ces très vives critiques qu'elle a reçues, l'autorité européenne a pris conscience qu'il était nécessaire de revoir ses lignes directrices quant à l'interprétation des données statistiques que fournissent les semenciers pour obtenir l'agrément de leur semence OGM. Elle a ainsi demandé à son panel scientifique de réfléchir à un processus plus rigoureux dans l'analyse de ces données. Pour autant, les fameux experts ne se laissent pas faire. En mars 2009, suite aux réactions parfois virulentes qui avaient fait suite à l'avis favorable de l'AESA sur le MON810, un collectifs d'experts français sur les OGM avaient lancé un cri du cœur pour exprimer leur ras-le-bol du « dénigrement » dont ils estiment faire régulièrement l'objet, sous le titre de « Les experts en ont assez ». Le quotidien Le Figaro, rangé plutôt du côté des semenciers à en croire ses articles et éditoriaux sur le sujet, avait publié ce communiqué. D'ailleurs, ces experts se sont regroupés au sein d'une association créée en juin 2009, l'AFBV (l'Association Française de Biotechnologie Végétale) parrainée entre autres par le généticien Axel Kahn et présidée par le Professeur Marc Fellous, Docteur en génétique. C'est ce même Professeur émérite de l'Université Denis Diderot Paris 7, qui en 2006 déclarait au micro de Canal+, évoquant le cas du MON810, qu'il ne pouvait pas « éliminer qu'au bout de dix ans, vingt ans, il apparaisse quelque chose », en d'autres termes que ce cet OGM soit toxique à moyen et long terme. L'extrait de l'émission 90 Minutes est disponible ici.

« PORTES TOURNANTES » : ATTENTION LES DOIGTS...

Le cas de Suzy Renckens remet en tout cas au goût du jour les critiques dont l'AESA fait régulièrement l'objet mais aussi illustre le phénomène des « portes tournantes » dans lesquelles José Manuel Barroso - qui a réussi presque miraculeusement à se maintenir à la tête de la Commission de Bruxelles - pourrait bien s'y coincer les doigts.Il espère éviter cette situation en comptant notamment sur le Maltais John Dalli, pressenti comme étant le futur commissaire à la Santé et à la Protection des consommateurs. A l'occasion de ses auditions par les députés européens la semaine dernière, il a souligné l'importance de « l'indépendance » des experts scientifiques et des agences en charge du dossier. Il a également promis de se pencher sur la question de l'étiquetage des produits utilisant des OGM. Quant au Roumain Dacian Ciolos, pressenti pour être le prochain commissaire à l'agriculture, il pourrait être l'autre personnage clé dans le dossier des OGM alimentaires. Il a estimé que « l'avis des scientifiques » était « très important » (...) Mais il faut aussi voir si les producteurs arrivent à convaincre les consommateurs », a-t-il déclaré la semaine dernière au Parlement Européen. Les prochaines semaines pourront permettre de se faire une meilleure idée sur la gestion du dossier OGM de la Commission Européenne et de la tournure que pourrait prendre le cas de Suzy Renckens. A ce jour, le cas le plus fameux de « portes tournantes » est celui de Michael R. Taylor qui aux Etats-Unis occupe actuellement le poste de directeur de la section sécurité alimentaire de la FDA (Food and Drug Administration). Entre 1978 et 1998, il y avait déjà travaillé notamment comme juriste, pour ensuite devenir avocat au sein d'un cabinet dont le plus gros client était... Monsanto, pour finalement rejoindre la firme de 1998 à 2001. Il serait d'ailleurs sinon le rédacteur, du moins le grand inspirateur de la réglementation OGM des Etats-Unis qui reconnaît noir sur blanc l'équivalence en substance des plantes transgéniques aux plantes naturelles. Aujourd'hui, son rôle est notamment de légiférer sur ces questions au sein de la FDA. Il est vrai que Monsanto est reconnu par ses détracteurs comme étant le champion incontesté des « portes tournantes » dans le monde...

Source :Sebastien Portal, Mediapart.fr, le 25 janvier 2010

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Inde : Brinjal Bt, une première audience sous les huées par Administrateur Lundi 1 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

La première des sept audiences publiques sur le brinjal Bt s'est déroulée au début de ce mois à Kolkata, en Inde

La première des sept audiences publiques sur le brinjal Bt s'est déroulée au début de ce mois à Kolkata, en Inde. L'article indique que sur les 56 personnes qui ont été entendues à l'audience, 41 ont exprimé leur opposition à l'introduction de la variété d'aubergine génétiquement modifiée (GM). Selon l'article, les adversaires du brinjal Bt arguent que cette culture est mauvaise pour la santé, détruirait les 2 500 variétés de brinjal existant en Inde du fait de la pollinisation croisée, et conférerait un monopole à Monsanto.

Tushar Chakrabroty de l'Indian Institute of Chemical Biology basé à Kolkata a soutenu par exemple que « Les races indigènes de brinjal seront perdues au bout du compte, entraînant un monopole d'une multinationale particulière (Monsanto) ». Sujauddin, un agriculteur bengalais, a quant à lui déclaré : « Je cultive pour gagner de l'argent. Si le brinjal Bt résulte en une production accrue, je l'adopterai ». Mais pour l'entomologiste Murari Yadav, « le brinjal Bt est pour les agriculteurs riches seulement. Les petits agriculteurs et les agriculteurs marginaux n'en profiteront pas ». L'audience s'est déroulée en présence de M. Jairam Ramesh, ministre de l'Environnement indien. Il a déclaré : « Je suis venu ici avec un esprit ouvert. J'essaie de découvrir ce que pense le pays de la question ».

Source : Thruthabouttrade.org, le 14 janvier 2010

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L'agriculteur gagne face à Monsanto par Administrateur Lundi 1 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

BERNAC (CHARENTE). L'agriculteur intoxiqué par un herbicide de Monsanto devra être indemnisé, a décidé la cour d'appel de Bordeaux

La chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux a condamné avant-hier l'assurance accidents des exploitants agricoles (AAEXA) à indemniser Paul François, un agriculteur de Bernac (16), près de Ruffec, gravement intoxiqué en 2004 par un herbicide fabriqué par le groupe chimique américain Monsanto, le Lasso.

« La cour d'appel a confirmé la décision de première instance, condamnant l'assureur à prendre en charge l'accident et la rechute de mon client au titre de la législation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles », a indiqué l'avocat de l'agriculteur, Me François Lafforgue.

Selon l'avocat, la juridiction bordelaise « a établi le lien de causalité entre les troubles et l'herbicide produit par Monsanto », ajoutant que c'était « une première en France devant une cour d'appel ».

Vente interdite en France

En première instance, en novembre 2008, Paul François, âgé de 45 ans, avait obtenu auprès du tribunal des affaires de sécurité sociale d'Angoulême la reconnaissance d'un lien entre la pathologie dont il souffre et son intoxication.

L'assurance accidents des exploitants agricoles, qui n'avait pas voulu prendre en charge la rechute de l'agriculteur après une première hospitalisation, avait fait appel de cette décision.

M. François avait été empoisonné, en avril 2004, en manipulant du Lasso contenant notamment un solvant nocif, le chlorobenzène, et dont la vente est interdite en France depuis 2007.

L'agriculteur, à la tête d'une exploitation céréalière de 240 hectares, avait inhalé ce produit alors qu'il nettoyait une cuve-pulvérisateur ayant contenu le Lasso.

Depuis cette intoxication, l'agriculteur souffre de violents malaises, de vertiges, de moments d'absences ou de pertes de connaissance. « C'est une grande victoire, après quatre années de procédure. C'est important pour moi et pour les autres agriculteurs intoxiqués », a indiqué M. François, affirmant qu'il avait été contacté par « des dizaines de victimes et de famille de victimes ».

Source : Sudouest.com, le 30 janvier 2010

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Faites vos courses sans OGM avec le nouveau guide en ligne de Greenpeace par Administrateur Lundi 1 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Greenpeace publie régulièrement des « Guides des produits avec ou sans OGM » version papier pour palier le manque de transparence de l'étiquetage français qui ne tient pas compte de l'alimentation animale.

Vous pensez que l'étiquetage des produits de consommations courantes que vous achetez dans votre supermarché vous permet d'éviter les OGM. Faux ! Les OGM se sont infiltrés partout et notamment dans les filières animales. L'alimentation des animaux d'élevage (maïs ou soja par exemple) est, en France, très fréquemment composé de produits OGM importés du continent américain et rien n'est indiqué sur les étiquettes du lait, des œufs, ou de la viande issus de ces animaux.

C'est pourquoi, depuis des années, Greenpeace publie régulièrement des « Guides des produits avec ou sans OGM » version papier pour palier le manque de transparence de l'étiquetage français qui ne tient pas compte de l'alimentation animale.

Cette année, Greenpeace vit avec son temps et édite un guide en ligne, disponible sur internet mais aussi sous la forme d'une application téléchargeable et utilisable à partir de votre téléphone multimédia ou smartphone (I phone ou Androïd).

En quelques pressions du doigt sur votre écran tactile, directement dans les rayons de votre supermarché, recherchez la marque de viande, de poisson, les œufs ou le lait pour bébé que vous vous apprêtez à acheter pour savoir si :

- elle est face à un logo « vert » : la marque a déclaré, documents à l'appui, que son produit ne contient pas d'OGM et n'est pas produits à partir d'animaux ayant été nourris aux OGM

- face à un logo orange : le fabriquant certifie avoir entamé des démarches pour exclure les OGM de l'alimentation des animaux, sans pouvoir immédiatement garantir que ses produits en sont exempts

- face à un logo rouge : le fabriquant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d'animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Les entreprises qui ne nous ont pas répondu sont également classées dans cette catégorie.

N'oubliez pas : le pouvoir est dans le caddie ! En privilégiant les produits « verts » et le bio, vous protégez votre santé, bien sûr, mais surtout vous agissez concrètement pour barrer la route aux OGM et ainsi préserver l'environnement !

Source : Greenpeace.fr, le 28 janvier 2010

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Les OGM auraient « un impact nocif » sur la santé par Administrateur Lundi 1 Février 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Professeur de biologie moléculaire à Caen, chercheur sur les effets des pesticides, de différents polluants et des OGM sur la santé, Gilles-Éric Séralini sera de passage demain, à Strasbourg.

Professeur de biologie moléculaire à Caen, chercheur sur les effets des pesticides, de différents polluants et des OGM sur la santé, Gilles-Éric Séralini sera de passage demain, à Strasbourg.

Gilles-Éric Séralini est président du conseil scientifique du Criigen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique) et a été expert pendant 9 ans pour le gouvernement français dans l'évaluation des risques des OGM.

Quels sont les avantages et les inconvénients des OGM ?

Il y a plusieurs types d'OGM. Il y a d'abord ceux qui sont produits en milieux confinés et qui représentent une avancée majeure de la recherche pour comprendre le rôle et la fonction des gènes. Ils ont permis la production de l'insuline pour des applications pharmaceutiques.

Et il y a ceux qui sont en milieu naturel : plus de 99 % des OGM dans l'agriculture intensive sont des plantes à pesticides, génétiquement modifiées pour pouvoir absorber un désherbant sans mourir (comme le soja au Roundup), ou pour produire leur propre insecticide. Comme de nombreux pesticides ont des effets sur la santé, il serait surprenant que les OGM ne soient pas toxiques à long terme.

Est-ce qu'ils ont une influence réelle sur notre santé ?

Pour pouvoir évaluer les effets sur la santé, il faut d'abord les mesurer chez des rats, après trois mois de consommation d'OGM. Le 11 décembre dernier, des chercheurs du Criigen, dont je fais partie, et des universités de Caen et de Rouen ont mené une étude, une contre-expertise qui a démontré la toxicité de trois maïs génétiquement modifiés mis au point par la firme américaine Monsanto, et actuellement en voie de commercialisation en Europe : les MON810, MON863 et NK603.

Publiée dans l 'Internationalj journal of biological sciences, l'étude démontre que ces variétés d'OGM auraient un impact nocif sur les reins et le foie, les principaux organes qui réagissent lors d'une intoxication alimentaire chimique chez les mammifères. Ces OGM sont pourtant approuvés pour la consommation animale et humaine dans l'Union Européenne et les États-Unis par les autorités sanitaires. Et finissent dans nos assiettes…

Quels sont précisément ces effets dont vous parlez ?

Ce sont des effets secondaires, des signes qui convergent vers des pathologies chroniques préoccupantes. Il s'agit par exemple d'augmentation du taux de sucre sanguin, d'anomalie dans les taux de globules blancs et de globules rouges, de lésions rénales… Ces effets ont été reconnus par Monsanto et les agences officielles. Mais ils les considèrent comme négligeables au motif que chez les rats, les individus mâles ne développaient pas les mêmes effets secondaires que les individus femelles.

Pourquoi les autorités sanitaires donnent pourtant des avis favorables à leur commercialisation ?

Cela vient du fait que l'on n'accepte pas, au niveau de la réglementation internationale, de tester ces effets systématiquement sur des rats pendant trois mois avant de donner des OGM aux consommateurs. On devrait appliquer au moins la même réglementation sanitaire que pour les pesticides.

Les OGM ont été lancés avec comme argument de pouvoir vaincre la faim dans le monde…

C'est de la publicité mensongère. Les quantités de produits avec OGM nourrissent les cochons et les vaches des pays riches. Pas les populations des pays pauvres. Avec la volonté de breveter les semences par les grandes firmes, on va même à l'encontre de cette idée puisque les paysans vont devoir les payer. Cela suit la politique des médicaments : les pays pauvres manquent, par exemple, de médicaments parce que ce sont des produits sous brevet.

Que pensez-vous de l'arrachage des vignes à l'Inra de Colmar ?

C'est un débordement — autour d'une question de société qui n'est peut-être pas abordée avec assez de rigueur. Voir les conséquences et les enjeux des OGM sur l'alimentation s'avère édifiant, surtout lorsque les organismes qui ont la responsabilité de garantir la sécurité alimentaire ne la prennent pas. Cela peut pousser des personnes vers ce type de dégradations…

Propos recueillis par Sailesh Gya

DÉBATTRE Gilles-Éric Séralini tiendra une conférence demain, lundi 1 er février à 20 h 30, à l'Institut Le Bel, 4 rue Blaise-Pascal à Strasbourg (Esplanade), sur le thème : « Pesticides et OGM dans notre alimentation et effets sur la santé ».

Source : lAlsace.fr, le 31 janvier 2010

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PESTICIDES : la condamnation de Monsanto pour publicité mensongère confirmée en cassation. par Administrateur Mardi 26 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Par un arrêt du 6 octobre 2009, la Cour de cassation a donné le mot de fin au premier épisode de l'homérique combat d'Eau & Rivières de Bretagne et des associations de consommateurs pour faire condamner Monsanto.

Par un arrêt du 6 octobre 2009, la Cour de cassation a donné le mot de fin au premier épisode de l'homérique combat d'Eau & Rivières de Bretagne et des associations de consommateurs pour faire condamner Monsanto. En effet, la société Monsanto (fabricant du Roundup) et ceux de Scotts France (distributeur) avait formé un pourvoi contre la décision du 29 octobre 2008 de la Cour d'appel condamnant des dirigeants de ces sociétés pour publicité mensongère [1]. La publicité en cause vantait les mérites de l'herbicide « ROUNDUP » en tant que pesticide « biodégradable » et « protégeant l'environnement » dans des messages télévisés. Les juges, avaient estimé qu'« un pesticide reste une substance chimique présentant des effets nocifs pour l'environnement » ; sur le point de la biodégradabilité du produit, ils ont considéré que « la société MONSANTO fait une présentation trompeuse » et ce d'autant plus que le terme biodégradable complète le message relatif à la protection de l'environnement. Ainsi « une confusion s'opère inévitablement entre ces propriétés ».

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi, estimant que « Les énonciations de l'arrêt attaqué mettent la cour de cassation en mesure de s'assurer que la cour d'appel a, sans insuffisance ni contradiction, répondu aux chefs péremptoires des conclusions dont elle était saisie et caractérisé en tous ses éléments, tant matériels qu'intentionnel, le délit dont elle a déclarée les prévenus coupables, et a ainsi justifié l'allocation, au profit de la partie civile, de l'indemnité propre à réparer le préjudice en découlant. » [2]. Elle confirme ainsi tant la culpabilité des prévenus pour le délit de publicité mensongère (15 000 euros d'amende), que la recevabilité et l'existence du préjudice subi par Eau & Rivières de Bretagne (5 000 euros au titre des dommages et intérêts). Pour échapper à leur responsabilité, les dirigeants avaient tenté d'invoquer à leur bénéfice le changement de rédaction de l'article L. 121-5 du code de la consommation, tel que modifié par la loi n° 2008-3 du 3 janvier 2008. Mais la Haute juridiction a écarté leur moyen, précisant que « ce texte, s'il a mis fin à la responsabilité de plein droit du dirigeant de la personne morale pour le compte de laquelle la pratique commerciale trompeuse est mise en œuvre, n'interdit pas de retenir la responsabilité pénale de ce dirigeant à raison de sa participation personnelle à la réalisation de l'infraction ».

Source : FNE, le 22 janvier 2010


[1] Voir les articles L. 121-1 et suivants du code de la consommation et l'arrêt. CA Lyon, 29 octobre 2008, n°1012/07, confirmant TC Lyon, 26 janvier 2007, n°0077764.

[2] Ccass, 6 octobre 2009, n°5358, voir également : http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php ?47/505

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Plus il y a d'OGM, plus il faut de pesticides par Administrateur Mercredi 20 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Contrairement au message véhiculé par les entreprises de l'agro-industrie, l'utilisation d'OGM dans l'agriculture a augmenté « de façon dramatique » l'utilisation de pesticides.

Contrairement au message véhiculé par les entreprises de l'agro-industrie, l'utilisation d'OGM dans l'agriculture a augmenté « de façon dramatique » l'utilisation de pesticides.

C'est ce que révèle le récent rapport du Dr Charles Benbrook soutenu par Greenpeace. Elle préconise d'éviter « toute introduction de nouveaux OGM » en Europe.

« L'agriculture n'a rien à gagner avec l'utilisation d'OGM, c'est clair ! » A lancé hier Maurice Losch chargé de campagne OGM et agriculture durable de Greenpeace Luxembourg. Et pour cause. En ce début d'année internationale de la biodiversité, Greenpeace s'appuye sur le rapport du Dr Charles Benbrook, intitulé « Impacts des cultures d'OGM sur l'utilisation de pesticides- les 13 premières années » pour dénoncer le « bilan désastreux » du « duo infernal » que forment OGM et pesticides.

La quantité de pesticides utilisée a augmenté de 144.000 tonnes Le rapport publié par The Organic Center (TOC) américain conclut que l'utilisation croissante de pesticides dans les cultures OGM (qui sont résistantes aux pesticides), est due à de mauvaises herbes qui sont devenues résistantes, à leur tour, aux pesticides. Ceci par transmission génétique. Avec les cultures de maïs, soja et coton transgéniques, la quantité de pesticides utilisée a augmenté de 144.000 tonnes durant les 13 premières années, indique le rapport.

Les dindons de la farce, ce sont les agriculteurs : « Non seulement ils paient les brevets mais en plus utilisent toujours plus de pesticides. Il est connu que ceux qui produisent les OGM, vendent aussi les pesticides, comme Monsanto », glisse Maurice Losch. Greenpeace Luxembourg suggère au gouvernement d'aider aux agriculteurs de sortir de l'infernale spirale en construisant une filière de matières fourragères sans OGM.

Source : Maurice Fick, Point 24, le 19 janvier 2010

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Le soja OGM résistant au Roundup au cœur d'une enquête judiciaire par Administrateur Mercredi 20 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Le spécialiste américain des semences génétiquement modifiées Monsanto a annoncé qu'il faisait l'objet d'une enquête du ministère américain de la Justice.

En cause : les semences de soja OGM résistantes à l'herbicide Roundup et plus particulièrement les pratiques commerciales et le non-respect possible de la législation relative à la concurrence.

Selon Monsanto, les autorités veulent la « confirmation que les agriculteurs et les fabricants de semences continueront à avoir accès aux semences résistantes au Roundup de première génération après expiration du brevet en 2014 ». Le groupe a précisé que l'enquête durait depuis plusieurs mois.

Cette enquête intervient sur fond de contentieux entre Monsanto et le groupe concurrent DuPont. Ce dernier proteste contre la démarche de Monsanto qui tente de faire adopter « prématurément », la seconde génération de son soja OGM.

La semaine dernière, Monsanto a fait état de nouvelles pertes trimestrielles, à hauteur de 19 millions de dollars, sur fond d'un recul des ventes de Roundup et de semences de maïs et de soja génétiquement modifiées.

Source : La France Agricole, le 18 janvier 2010

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Cultures OGM : L'obligation d'information du public devant le juge français par Administrateur Vendredi 8 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Le Conseil d'Etat juge que l'autorité administrative qui détient les informations en matière de dissémination d'OGM est tenue de les communiquer, sans délai et sans condition, à toute personne qui en fait la demande

Le Conseil d'Etat juge que l'autorité administrative qui détient les informations en matière de dissémination d'OGM est tenue de les communiquer, sans délai et sans condition, à toute personne qui en fait la demande, l'ensemble des données en sa possession relatives à la localisation de la dissémination. Cet arrêt important porte en réalité la marque de la justice communautaire.

Un administré a demandé au maire de la commune de Sausheim (Haut-Rhin), qui a refusé, de lui communiquer, pour chaque dissémination d'OGM ayant lieu sur le territoire de cette commune, l'avis au public, la fiche d'implantation permettant de localiser la parcelle concernée, le courrier préfectoral accompagnant ces documents. Tour à tour, la Commission d'accès aux documents administratifs, la Cour de justice des communautés européennes, puis le Conseil d'Etat, se prononcent sur cette délicate question.

La Cada atermoie

La Cada a, d'une part, émis un avis favorable à la communication de l'avis au public et de la première page du courrier d'accompagnement du préfet en application de l'article 2 de la loi du 17 juillet 1978 et, d'autre part, en application de l'article 6 de la même loi, émis un avis défavorable à la communication d'une copie de la fiche d'implantation et de la carte de localisation des disséminations au motif que cette communication porterait atteinte au secret de la vie privée et à la sécurité des exploitants concernés.

La CJCE tranche

Pour le juge communautaire, saisi de la question par le juge administratif national d'une question préjudicielle, il résulte de l'interprétation des dispositions de la directive du 12 mars 2001, d'une part, que le lieu de dissémination, au sens de son article 25, est déterminé par toute information relative à la localisation de la dissémination soumise par le notifiant aux autorités compétentes et, d'autre part, qu'aucune réserve tenant à la protection de l'ordre public ou d'autres intérêts protégés par la loi ne saurait être opposée à la communication de ces informations.

La sécurité des personnes sans incidence

Le Conseil d'Etat, pourtant très peu enclin, par nature, à mettre de coté la protection de l'ordre public, reprend à l'identique la solution communautaire qui, dans les faits, s'impose à lui.

L'autorité administrative qui détient les informations en matière de dissémination d'OGM est tenue de communiquer, sans délai et sans condition, à toute personne qui en fait la demande, l'ensemble des données en sa possession relatives à la localisation de la dissémination, telles qu'elles lui ont été transmises par le demandeur de l'autorisation afin de permettre l'examen des conséquences du projet pour l'environnement. « La circonstance que la communication de la référence cadastrale des parcelles sur lesquelles sont pratiquées les disséminations pourrait avoir pour conséquences de porter atteinte à la sécurité des personnes et des biens est, en toutes circonstances, sans incidence sur cette obligation ».

Source : JM. Joannes, La gazette des communes, 6 janvier 2009

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Les marchés sanctionnent la nouvelle perte de Monsanto par Administrateur Vendredi 8 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Monsanto vient de publier une perte de 19 millions de dollars pour le premier trimestre 2010.

Monsanto vient de publier une perte de 19 millions de dollars pour le premier trimestre 2010. Le groupe agrochimique avait déjà enregistré une perte de 233 millions de dollars au trimestre précédent.

Monsanto reste dans le rouge. Le groupe agrochimique américain vient de publier une perte de 19 millions de dollars au premier trimestre 2010. Un an plus tôt, il publiait un bénéfice net de 556 millions de dollars.

Par action, la perte se monte à 3 cents alors que les analystes tablaient sur un résultat à l'équilibre. Néanmoins, Monsanto réduit sa perte par rapport au trimestre précédent qui s'élevait à 233 millions de dollars.

Le chiffre d'affaire enregistre un net de recul de 36% sur un an, à 1,697 milliard de dollars. Le groupe est pénalisé par la chute des ventes de son désherbant vedette Roundup qui se sont écroulées de 62,5% sur un an.

Le Roundup, désherbant le plus vendu au monde, est suspecté de nuire à la santé et d'avoir un impact négatif sur l'environnement. Les ventes de semences de maïs et soja génétiquement modifié ont également reculé.

Malgré ses résultats décevants, Monsanto maintient ses prévisions de bénéfice courant entre 3,10 et 3,30 dollars par action pour l'ensemble de l'année 2010. Pour le bénéfice net, il table sur 2,85 et 3,11 dollars par action.

Ces résultats sont sanctionné à Wall Street : après avoir ouvert en nette baisse, le titre Monsanto cède un peu plus de 0,5% à la mi-séance.

Source : latribune.fr, le 7 janvier 2010

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Maïs génétiquement modifié : La découverte d'ADN dans le sol inquiète par Administrateur Mercredi 6 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Des chercheurs ont découvert que des espèces animales vivant dans le sol étaient porteuses de l'ADN de maïs génétiquement modifié.

Des chercheurs ont découvert que des espèces animales vivant dans le sol étaient porteuses de l'ADN de maïs génétiquement modifié.

La publication hier des résultats d'une étude scientifique portant sur la persistance de l'ADN d'un type de maïs génétiquement modifié (OGM) a suscité l'inquiétude de groupes écologistes. Des chercheurs canadiens de l'Université de Guelph ont découvert que plusieurs espèces animales présentes dans le sol, des vers de terre notamment, étaient porteuses de l'ADN provenant du maïs OGM Roundup Ready, produit par le semencier américain Monsanto.

Greenpeace a appelé le gouvernement à interdire l'utilisation de ce maïs jusqu'à ce que des études scientifiques indépendantes aient prouvé que la persistance de son ADN ne représente pas un danger pour l'agriculture, les écosystèmes ou la santé publique. « Nous ne pouvons pas tenir pour acquis qu'il n'y a aucun risque simplement parce que nous ne connaissons pas les conséquences de la présence dans le sol de l'ADN d'aliments génétiquement modifiés », a affirmé Mireille Beaudoin, consultante de Greenpeace dans le dossier des OGM.

Études réclamées

Le maïs Roundup Ready a été approuvé par l'Agence canadienne d'inspection des aliments en 2006. Cette approbation n'a cependant pas rassuré tout le monde. Greenpeace a réclamé des études indépendantes afin de faire véritablement la lumière sur le dossier. « C'est difficile de faire des recherches dans ce do­maine, a toutefois précisé Mme Beaudoin. Il y a très peu de chercheurs qui n'ont pas les mains liées. »

Un chercheur ayant participé à une étude sur la toxicité de trois maïs OGM de Monsanto publiée dans la revue International Journal of Biological Sciences en décembre a fait une constatation semblable. L'Agence canadienne d'inspection des aliments n'a pas été en mesure de répondre aux questions de Métro hier, pas plus que Santé Canada ni Environ­nement Canada.

Source : Jennifer Guthrie, Métro Montréal, 6 janvier 2009

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Le conseil d'état valide une décision anti-OGM dans le Gers par Administrateur Mercredi 6 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

OGM. Le voeu pris, et recalé, en 2004 est réhabilité par le Conseil d'État. Une première dans l'Hexagone

OGM. Le voeu pris, et recalé, en 2004 est réhabilité par le Conseil d'État. Une première dans l'Hexagone

Une bataille juridique de cinq ans pour Philippe Martin aux côtés de l'avocate Corinne Lepage. (photo archives jean-louis duzert) Une bataille juridique de cinq ans pour Philippe Martin aux côtés de l'avocate Corinne Lepage. (photo archives jean-louis duzert)

Philippe Martin a le sourire des grands jours. Il a salué les premières heures de l'année par une victoire contre l'État. Pas courant, l'ancien préfet en est conscient. Surtout sur le dossier OGM.

Après plus de cinq ans de bataille juridique, le Conseil d'État vient de donner raison au Conseil général qui, le 11 juin 2004, avait adopté un voeu par lequel il exprimait son opposition aux essais de cultures OGM en plein champ (lire ci-contre).

Un bras de fer entre le préfet de l'époque (Jean-Michel Fromion) et le président Martin qui se terminait au tribunal administratif saisi par le préfet. La délibération gersoise était annulée par le TA de Pau. Jugement confirmé deux ans plus tard par la cour administrative d'appel de Bordeaux. Philippe Martin ne désarmait pas et saisissait le Conseil d'État qui, le 30 décembre 2009, a décidé d'annuler les deux décisions administratives, de rejeter le déféré du préfet du Gers et de condamner l'État à verser 3 000 euros au département du Gers.

Victoire politique

« C'est une victoire sur toute la ligne, se réjouit Philippe Martin. Le Conseil d'État considère tout d'abord que le tribunal administratif a eu tort d'annuler le voeu au motif qu'il avait délibéré sur une matière étrangère à ses attributions. Plus important, il considère que dans un département « dans lequel l'activité agricole est significative », la délibération du Conseil général marquant une opposition ferme aux essais de cultures OGM portait bien sur « un objet d'intérêt départemental ». C'est une victoire de la démocratie qui replace le citoyen au coeur de la décision ».

Reste à savoir si cette décision « inattendue », selon Philippe Martin, fera jurisprudence dans l'Hexagone. Certes, elle ne donnera pas au Département un pouvoir de police - son président n'aura pas le pouvoir d'interdire les OGM sur son territoire - mais il s'agit là d'une « victoire de l'opinion. Je vois dans cette décision un hommage aux 16 312 Gersois qui s'étaient prononcés pour un référendum sur les OGM », ajoute le président Martin.

Un référendum qui, du coup, pourrait être envisagé ? « Il faut en parler avec tous ceux qui, à nos côtés, avaient travaillé sur ce projet. La situation a changé, depuis il y a eu le Grenelle de l'environnement, le moratoire sur les OGM. »

Cette décision inattendue est, aussi, une victoire politique pour le nouveau secrétaire national adjoint à l'environnement du Parti socialiste. À lui de la faire fructifier. Il y a fort à parier qu'il s'appuie sur d'autres moyens que le référendum qui ne trouverait pas un contexte forcément porteur. Philippe Martin annonce d'ailleurs que les 3 000 euros versés par l'État seront employés à l'élaboration d'un outil pédagogique en direction des collégiens. Pour leur expliquer le sens d'un repas avec des produits bio et de proximité.

Source : Philippe Campa, Sud Ouest, 6 janvier 2009

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Ce soir mardi 5 janvier 2009, le Monde selon Monsanto sur arte par Administrateur Mardi 5 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Le monde selon Monsanto : le blog

Après un an et demi, plus de 500 posts et environ 340 000 visites, Marie-Monique Robin, bloggeuse acharnée, revient sur le phénomène du film-livre « Le Monde selon Monsanto » et fait avec nous le bilan d'une enquête plusieurs fois récompensée, qui a fait le tour du monde.

- Votre premier post s'intitulait « C'est parti ! » (18 février 2008). C'était deux jours après la présentation de votre documentaire à la presse. Vous vous étonniez alors de la vitesse à laquelle se répandait l'information et vous vous posiez la question « Est-ce le début d'un raz de marée ? ». Quel est votre sentiment aujourd'hui ?

Je pense que C'EST un raz de marée. C'est à cette occasion que j'ai entendu pour la première fois le mot "buzz". J'ai vu comment l'information sur ce documentaire-livre s'est répandue sur la Toile de manière incroyable.

D'abord en France et en français et puis, au fur et à mesure que le film et le livre sortaient, un peu partout dans le monde. Maintenant vous pouvez taper sur Google "El mundo segun Monsanto", "The world according to Monsanto". Il y a vraiment eu un phénomène sur la Toile autour de cette enquête. On est obligé de le reconnaître.


- Quel rôle ce "buzz" peut-il jouer dans la lutte contre les OGM ?

Quand je vais surfer un peu pour voir ce qu'il se dit sur mon blog, parce que ça fait partie du phénomène, je vois que j'en suis à plus de 340 000 visites. Ce que je constate c'est que partout où je suis allée – j'ai fait des projections dans le monde entier (en Amérique du Sud, en Europe...) – ce film et ce livre ont provoqué une prise de conscience de la part du public et, au-delà, des hommes politiques. Par exemple, en Argentine, j'ai rencontré la secrétaire d'État à la santé. Au Pérou, un ministre a assisté à une projection du film. J'ai présenté « Le Monde selon Monsanto » devant le Congrès du Brésil et récemment devant celui du Québec. Le film a aussi été présenté à l'Assemblée nationale et au Sénat en France. Internet est devenu un outil d'information, ça fait parti du « package ». C'est intéressant de voir la synergie entre le film et le livre, et assez frappant de constater qu'il y a des gens qui connaissent le film par cœur et qui achètent quand même le livre pour en savoir plus. Je peux en témoigner parce que je le vois partout. Je présente le film dans des salles qui sont combles. Au Canada où je ne connaissais personne, il y avait plus de 500 personnes à la projection.


- Selon vous, votre blog fait partie de ce « package » ?

Oui c'est sûr, il y a une synergie entre tous ces médias. D'ailleurs, pour moi c'est beaucoup de travail en permanence. Ça fait un an et demi que cette enquête est sortie et j'ai beaucoup de mal à en sortir moi-même et à passer à autre chose. Je viens de commencer une nouvelle enquête pour ARTE qui sera aussi un film-livre. J'y consacre du temps, mais je n'arrive pas à arrêter d'un seul coup en disant « bon, ça y est c'est fini, je passe à autre chose ». Il y a plein de commentaires qui m'interpellent, c'est beaucoup de boulot. Je trouve ça à la fois formidable, parce que ça crée une interaction, et gratifiant. J'ai beaucoup travaillé pour faire cette enquête et je reçois beaucoup de questions, de commentaires de gens qui ont envie de s'exprimer, encore une année après. Mais c'est très contraignant, on a l'impression de n'être jamais tranquille.

- Vous avez invité les internautes à vous prévenir de toute campagne de diffamation qui pourrait avoir lieu sur la Toile.

J'avais lancé un appel il y a très longtemps parce qu'on s'attendait, vu les méthodes de Monsanto, à ce que ça vienne de la Toile. La compagnie a recours au marketing viral. Dans le film, je donne l'exemple d'une campagne lancée par de faux scientifiques qui étaient en fait des salariés d'une agence de communication ou directement de Monsanto, pour discréditer un chercheur.

Venez sur mon blog, c'est assez ridicule, il y a quatre ou cinq pseudos qui reviennent sans arrêt. Je peux écrire n'importe quoi, ils vont systématiquement monter au créneau avec des arguments très souvent violents. Ce sont toujours les mêmes, à se demander s'il ne s'agit pas d'une seule personne, parce qu'on les retrouve sur toute une série de sites et de forums. Je me souviens avoir été frappée le 31 décembre, en plein réveillon, à 23h45, quand tout le monde faisait la fête : l'un d'entre eux était encore en train d'écrire sur mon blog. Ce sont soit des retraités, soit des gens qui sont payés pour ça. J'opte pour la deuxième option. Mais si ceux qui défendent les OGM de Monsanto sont de ce niveau là, c'est assez pathétique.


- Est-ce qu'au contraire d'autres commentaires ont nourri votre travail en le faisant avancer ?

Pas vraiment pour vous dire la vérité. Ce n'est d'ailleurs pas inintéressant de le constater. Je le remarque régulièrement quand je fais des projections par exemple. J'attends et je me dis qu'un jour il y a bien quelqu'un qui va se lever et réagir... C'est arrivé une fois, à Toulouse.

La conclusion à laquelle j'étais arrivée, moi, après cette enquête très longue, c'est que les OGM de Monsanto sont des plantes pesticides : soit elles ont été manipulées pour absorber du Roundup, un herbicide commercialisé par Monsanto, soit pour produire un insecticide, appelé BT. Ce qui s'est passé depuis la sortie du film confirme totalement ce que je disais à l'époque. Il faut savoir qu'en Europe, il y a six pays qui ont banni les OGM de Monsanto de leurs champs (Allemagne, Autriche, France, Grèce, Hongrie, Luxembourg).

Aux États-Unis, les nouvelles sont très mauvaises pour Monsanto. J'en ai parlé plusieurs fois sur mon blog et c'est ce que je décrivais dans mon livre avec beaucoup de détails (et dans un autre documentaire pour ARTE, « Argentine, le soja de la faim »), il y a cinq États où les agriculteurs veulent tout simplement arrêter les cultures transgéniques résistantes au Roundup. Ils sont confrontés à une mauvaise herbe, l'amarante qui est devenue résistante au Roundup et dont ils n'arrivent pas à se débarrasser : des plantes hautes de deux mètres, contenant 15 000 à 20 000 graines et qui prolifèrent. En Géorgie, il y a carrément 5 000 hectares de cultures qui ont été abandonnés. Les paysans veulent revenir à des semences conventionnelles et arrêter les OGM sauf qu'il n'y a pas de semences disponibles, Monsanto ayant racheté la plupart des compagnies semencières. En Afrique du Sud, c'est une catastrophe : aucune récolte avec le maïs transgénique de Monsanto – ce que ne nie d'ailleurs pas la compagnie. En Argentine – j'y étais récemment – c'est un vrai désastre sanitaire. Le gouvernement vient d'en prendre conscience et il y a des actions judiciaires en cours. Tout ce qui se passe actuellement avec les OGM est un désastre. Je précise bien, les OGM qui existent réellement dans les champs, pas ceux dont on nous parle et qui un jour serviront à quelque chose.


- Vous parliez aussi sur votre blog d'une réglementation mise en place par Barack Obama aux États-Unis…

Il a effectivement annoncé qu'il allait demander la révision de la manière dont les OGM sont mis sur le marché. C'est très intéressant parce que cette manière complètement arbitraire de mettre les OGM sur le marché sans étude préalable est un des gros points de mon enquête. Les États-Unis sont en train de le reconnaître. Barack Obama a nommé un secrétaire de l'Agriculture (Tom Vilsack, ancien gouverneur de l'Iowa) très proche de Monsanto. Le sous-secrétaire à l'Agriculture en revanche est une femme, Kathleen Merrigan, qui depuis trente ans s'engage pour une agriculture biologique et écologiquement durable. Elle a notamment créé un fond pour aider les agriculteurs à se convertir à la culture bio. Donc, il y a, du côté des États-Unis en tout cas, une différence avec l'époque où j'enquêtais. Le fait que Madame Obama ait décidé de créer un jardin bio à la Maison Blanche est un signe très fort de la part du couple présidentiel.


- Comment a été reçu votre film aux Etats-Unis ?

Pour l'instant, il est sorti en DVD, il va être diffusé à la télévision et le livre sort en octobre. Il y a eu une avant-première à Washington où il y avait 500 personnes, ils ont dû refuser du monde. C'est une ville importante parce que c'est là qu'il y a tous les organismes de réglementation et la Maison Blanche. Je suis invitée à l'automne pour la sortie du livre coordonnée avec des projections du film, j'ai beaucoup de mal à gérer mon agenda parce que c'est l'époque où je dois commencer à tourner mon prochain film…


- Vous pouvez me parler un peu de votre nouvelle enquête ?

J'en ai un peu parlé déjà sur mon blog. Monsanto est le symbole de l'agriculture industrielle et, d'une manière générale, de la société installée après la Deuxième Guerre mondiale pendant laquelle 100 000 molécules chimiques (selon la Commission européenne) ont été « libérées », je dirais plutôt larguées. Selon l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis, 10 % d'entre elles (chiffre reconnu par la Communauté européenne) n'ont pas été testées et polluent notamment l'air. Parmi ces molécules, on trouve celles de Monsanto mais pas seulement. En travaillant sur ces questions, au fur et à mesure que je faisais des projections un peu partout dans le monde, on m'interpellait en me disant : « Est-ce qu'il n'y a pas un lien entre toutes ces molécules chimiques, ces pesticides et l'explosion de "l'épidémie" (terme utilisé par l'Organisation mondiale de la santé) de cancers, de maladies neurodégeneratives comme la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer mais aussi de diabète, de maladies auto-immunes ou de troubles de la reproduction » ? C'est ça mon prochain projet. ARTE a décidé de reproduire ce système qui est de joindre un livre, un film et un blog en occupant l'espace média sur toutes ses formes. Le film et le livre doivent sortir ensemble en septembre 2010.

Source : Arte, propos recueillis par Justine Gourichon
Edité le : 29-06-09
Dernière mise à jour le : 30-12-09

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L'autorisation de l'insecticide Cruiser prorogée en France jusqu'en mai 2009 par Administrateur Mardi 5 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Le ministère de l'agriculture a annoncé, mercredi 17 décembre, le renouvellement jusqu'en mai 2009 de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser

Le ministère de l'agriculture a annoncé, mercredi 17 décembre, le renouvellement jusqu'en mai 2009 de l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement. Cette autorisation "a été accordée à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)", a fait valoir le ministère.

Le Cruiser est un insecticide utilisé dans la protection du maïs destiné à l'alimentation animale contre un insecte qui s'attaque aux racines, le taupin. Il avait reçu en janvier une autorisation de mise sur le marché de la part du ministère de l'agriculture pour une durée d'un an. Début décembre, des apiculteurs et des associations de défense de l'environnement avaient manifesté dans plusieurs villes lors d'une journée d'action nationale pour demander l'interdiction de ce pesticide. La molécule active du Cruiser, le thiamethoxam, détruit le système nerveux des insectes. Le produit enrobe la semence et agit pendant la croissance de la plante. Or, ce type d'insecticide neurotoxique systémique, dont font aussi partie le Gaucho et le Régent, est soupçonné, par les apiculteurs, d'être à l'origine de l'affaiblissement des colonies d'abeilles constaté dans de nombreuses régions du monde. L'usage du Gaucho et du Régent sur le maïs est suspendu en France depuis 2004.

"EXTRÊMEMENT NÉFASTE"

Le ministère a assuré mercredi que les conditions de fabrication et d'utilisation du Cruiser, produit par la firme suisse Syngenta, "sont strictement encadrées". Ainsi, l'usage de ce pesticide sur une même parcelle ne sera possible qu'une année sur trois. Le ministère a en outre étendu le protocole de suivi de l'autorisation du Cruiser à six régions au lieu de trois en 2008. Ce protocole est "innovant en termes d'évaluation des impacts environnementaux d'un produit phytosanitaire", selon le ministère, et son pilotage "sera assuré par un comité placé auprès du cabinet du ministre, associant toutes les associations qui le souhaiteront dans le cadre d'un suivi régulier et transparent".

L'association de défense de l'environnement France nature environnement, souligne pour sa part que "l'Afssa a reconnu les risques de ce produit pour les abeilles, et demandé de nombreuses contraintes d'utilisation (faible densité de semis, utilisation une année sur trois...)". Cette autorisation est "scandaleuse, totalement malheureuse et contraire au principe de précaution", a précisé Arnaud Gossement, porte-parole de l'association. "Nous envisageons de saisir la justice", a-t-il également indiqué faisant allusion à un éventuel recours devant le Conseil d'Etat.

"C'est dramatique, cela va à l'encontre du principe de précaution, les abeilles seront des cobayes", a pour sa part déclaré Henri Clément, président de l'Union nationale de l'apiculture française. "Les apiculteurs envisagent de réagir au niveau juridique", a-t-il ajouté. "A un moment où la France se montre globalement exemplaire à travers le Grenelle de l'environnement, on voit que l'agriculture, qui est une part essentielle de la gestion de la biodiversité, échappe à l'engagement qui est pris par Jean-Louis Borloo", a de son côté commenté Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux.

Source : Lemonde.fr avec AFP, le 17 décembre 2009

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Soutien au MDRGF. Halte aux "poursuites-baillons" contre des associations par Administrateur Mardi 5 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Le réseau ETAL (pour l'Encadrement et la Transparence des Activités de Lobbying) appelle à soutenir le MDRGF face à la poursuite-bâillon dont il est la cible.

Le réseau ETAL (pour l'Encadrement et la Transparence des Activités de Lobbying) appelle à soutenir le MDRGF face à la poursuite-bâillon dont il est la cible.

Selon ETAL, un encadrement législatif est nécessaire en France comme cela s'est fait dans d'autres démocraties pour limiter les dérives du lobbying des groupes d'influence industriels et financiers ainsi que les attaques contre des lanceurs d'alerte.

Membre du réseau ETAL, le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) est assigné par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table devant le Tribunal de grande instance de Paris le 6 janvier à 14 h 30, au 4 boulevard du Palais à Paris.

La FNPRT, Fédération de producteurs de la FNSEA, demande au MDRGF la somme invraisemblable de 500 000 euros pour dénigrement du raisin de table suite à la publication d'analyses sur la teneur des raisins de table en pesticides. Le MDRGF indique pour sa part avoir rendu publics des résultats d'analyses réalisées par un laboratoire indépendant en novembre 2008, en collaboration avec quatre autres associations européennes. Le terme juridique de « dénigrement » revêt dans cette plainte un caractère commercial, qui ne peut lui être imputé.

Pour le réseau ETAL, qui effectue une veille sur les questions de lobbying, de conflits d'intérêts, de poursuites-bâillon et qui soutient l'expertise citoyenne, le développement en France de ces actions en justice est dangereux. Elles ont pour but de dissuader des associations, chercheurs ou medias de faire leur travail d'investigation et d'expertise indépendante. Or les associations à but non lucratif n'ont pas les mêmes moyens humains et financiers que les représentants d'intérêts industriels.

Le réseau ETAL appelle ses membres et toutes les personnes et organisations concernées par un rééquilibrage des possibilités d'expression de l'intérêt général face aux intérêts privés industriels et financiers à venir le 6 janvier au Tribunal de grande instance.

Le réseau ETAL estime qu'un encadrement législatif devient urgent face aux formes de dérives que sont le lobbying, les conflits d'intérêts et les poursuites contre les lanceurs d'alerte.

Soutien au MDRGF :
==> http://www.generations-futures.org
Notre dossier sur le lobbying :
==> http://www.adequations.org/spip.php ?article786
Information sur les poursuites-bâillon :
==> http://www.adequations.org/spip.php ?article842

Le réseau ETAL (Encadrement, Transparence des Activités de Lobbying) regroupe 20 organisations de la société civile signataires d'un "Appel citoyen pour un encadrement et une transparence des activités de lobbying en direction des instances de décisions publiques".

ETAL relaie en France la campagne européenne Alter EU, qui regroupe 160 organisations et chercheurs. Alter EU a récemment publié un rapport sur la présence dominante des experts de l'industrie et du secteur bancaire dans les groupes d'experts qui conseillent la Commission européenne. ==> http://www.adequations.org/spip.php ?rubrique271

Source : ETAL, 4 janvier 2010

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Une initiative politique pour retirer le Roundup des étales par Administrateur Mardi 5 Janvier 2010 :: Combat Monsanto :: RSS

Le Conseil Général de Seine et Marne lance une initiative visant à retirer différentes versions de l'herbicide Roundup selon le principe de précaution.

Le Conseil Général de Seine et Marne lance une initiative visant à retirer différentes versions de l'herbicide Roundup selon le principe de précaution. Cet herbicide a en effet contaminé les réserves d'eau potable de cette région.

Une lettre a été envoyée par Jean dey, délégué à l'environnement et Gérard Bernheim, vice président du Conseil général et délégué général aux solidarités à différentes surfaces commerciales vendant du Roundup. Actuellement deux réponses Leroy Merlin qui est très affecté voulant actuellement se donner une image tournée vers l'écologie et Truffaut qui est bien désolé de vendre ce produit autorisé.

Cette initiative vise à informer les surfaces commerciales vendant du Roundup sur sa nocivité. Une deuxième étape visera directement à sensibiliser les particuliers.

Ci-dessous, lisez cette lettre.

Directeurs des magasins diffusant du Round Up :
Auchan
Carrefour
Castorama
Leroy Merlin
Jardiland Truffaut

Melun le 8 décembre 2009

Madame, Monsieur,

Vous avez dans vos rayons un produit reconnu à ce jour comme particulièrement dangereux. Certes le Round Up n'est pas interdit à la vente, mais vous savez surement que les différentes version de ce produit contiennent du polyoxyethylene aminé (PEOA) et du Glyphosate. Ces produit sont actuellement parvenus dans la nappe des calcaires de Champigny , notre réserve d'eau potable !

Si vous avez un doute sur la nocivité de ces produits nous tenons à votre disposition le dossier de presse utile. Nous faisons appel ce jour à votre sens citoyen afin que, soit vous retiriez ces produits de vos rayons, soit vous fassiez une information des clients afin qu'eux aussi puissent en connaissance de cause prendre leur responsabilité.

Espérant une démarche de solidarité que bien entendu nous publierons, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, en notre considération.

Jean DEY, délégué à l'environnement
Gérard BERNHEIM, délégué aux solidarités

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