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La réorganisation des bureaux de poste sera-t-elle bénéfique ? par Fabulatio Vendredi 20 Novembre 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Fin octobre, j’ai été contacté par la Poste, qui lançait une opération de communication à destination des blogueurs parisiens.
Le principe : envoyer une lettre recommandée à une quinzaine de blogueurs, et leur demander de publier sur leur blog, un retour d’expérience sur le temps passé à attendre au bureau de poste. Chaque blogueur se voit promettre un chèque cadeau d’une valeur de 100 euros (attention aux articles sponsorisés !).
L’objectif annoncé : communiquer sur la réorganisation de 140 bureaux de poste à Paris et sur l’adaptation des horaires d’ouverture à la vie des parisiens.
Ne résidant pas à Paris intra-muros, je n’ai pu répondre favorablement. Mais Yann Cormant, en charge de cette opération, m’a proposé d’interviewer Rémi Karcher, directeur des bureaux de poste de la zone Paris-Sud.
Nous nous sommes retrouvés ce matin à 10 heures, au bureau de poste de Paris-Observatoire, dans le XIVème. Cette agence a été “réorganisée” il y a quelques semaines, le mobilier y est flambant neuf.
Les locaux sont ouverts de 9h à 20h pendant la semaine, et de 9h à 13h le samedi. Une personne prend en charge les clients à l’entrée du bureau de poste, et les aiguille vers l’un des “pôles” de l’agence :
- espace de retrait des colis,
- bornes automatisées permettant l’affranchissement du courrier,
- espace dédié aux professionnels,
- espace bancaire : un guichet pour les clients de la banque postale, et un espace de conseil bancaire sur rendez-vous.
Rémi Karcher présente la réorganisation des horaires et de l’espace, et les avantages qu’elle apporte :

L'espace dédié aux affranchissements
Interrogé sur la flexibilité horaire demandée aux agents, Rémi Karcher s’est voulu rassurant : les directeurs d’agence discuteraient avec les employés de la meilleure façon d’adapter les horaires en fonction des clients. La concertation semble le maître mot, et permettrait de définir des compromis entre les attentes des clients et celles des employés :
Philippe Fouillou, représentant du Syndicat Sud des services postaux parisiens, n’est pas du même avis. Joint par téléphone dans la soirée, il affirme qu’il n’y a eu aucune négociation sur le choix des horaires d’ouverture. Il critique par ailleurs la décision de repousser l’horaire de fermeture de 19h à 20h : le nombre de clients serait très faible pendant ce créneau.
Philippe Fouillou reconnait le gain de temps amené par la réorganisation des locaux, pour le client souhaitant affranchir un courrier ou retirer un colis. Mais le client venu effectuer les deux opérations, ajoute-t-il, perdra du temps en faisant la queue deux fois.

Un guichet de retrait bancaire
Pour le syndicaliste, la priorité donnée aux opérations d’envoi et de retrait est décidée aux dépens du service bancaire. Ce choix risquerait d’augmenter la discrimination sociale, en particulier dans les agences des quartiers difficiles.
Visiblement remonté, il explique que l’objectif principal de la réorganisation des bureaux de poste, est la diminution du nombre de leurs employés. Selon ses sources, un poste serait supprimé en moyenne par agence, lors d’une réorganisation. Quelques heures auparavant, j’avais abordé le sujet de la réduction des effectifs avec Rémi Karcher, et n’avais pu obtenir d’information à ce sujet :
(à la fin de l’enregistrement, Yann Cormant nous interrompt, rappelant que la privatisation de la Poste n’est pas le sujet de l’entretien).
Opération de communication globale dirigée vers le public (et les blogueurs) destinée à masquer des réductions d’effectifs ? ou modernisation intelligente des services aux particuliers ? Quelles sont vos impressions d’usagers et/ou d’employés ?
(Lire la suite) FabulatioLe Windows café lance Windows 7 à Paris par Fabulatio Vendredi 23 Octobre 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS

Mercredi soir, Microsoft inaugurait le Windows café dans le premier arrondissement de Paris, et fêtait dans le même temps le lancement de Windows 7. De nombreux blogueurs étaient invités à découvrir ce lieu et à lancer le buzz.

Des écrans partout, avec ou sans clavier. Une trentaine de machines permettent aux clients de consulter leur messagerie, surfer sur le net, mais surtout découvrir les logiciels de Microsoft. Et pour mettre en avant Windows 7, les designers n’ont pas lésiné : Écrans multitouch, studio d’écoute musicale, grands écrans plats… le hardware est de qualité. Par ailleurs, le mobilier et les éclairages, quoique divers, ont été choisis avec soin.
L’endroit est dédié au nouveau système d’exploitation de Windows, et selon les organisateurs, il disparaitra avec la fin de la campagne publicitaire de lancement : dans quelques mois.
Gregory Olivier de Microsoft France répond à quelques questions sur le Windows café et le lancement de Windows 7 :
Ici, il n’est pas possible d’acheter les produits Windows, on les montre seulement. On expose aussi la dernière campagne publicitaire, à l’entrée. Celle-ci s’adresse à monsieur tout le monde, et lui explique qu’en gros, Windows, tout le monde peut s’en servir.
Attention cependant, à trop insister sur ce point, à grand renfort d’images kitsch, Microsoft pourrait faire passer ses utilisateurs pour des neuneus.
C’est probablement cet aspect qui a le moins plu aux geeks et blogueurs présents lors de cette soirée.
D’autres photos de la soirée :
(Lire la suite) FabulatioVidéo au ralenti : toujours moins vite ! par Fabulatio Mercredi 14 Octobre 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
La vidéo suivante, filmée par Werner Mehl (http://www.kurzzeit.com), contient un million d’images par seconde.
On y voit des impacts de balles sur différentes surfaces. Les images sont en noir et blanc, mais l’effet de ralenti vous surprendra par sa fluidité.
(Lire la suite) Fabulatio50 ans d’exploration spatiale… sur une image par Fabulatio Mardi 13 Octobre 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Source : http://www.flickr.com/photos/adamcrowe/4002050596/
(Lire la suite) FabulatioLe gratuit, un modèle économique par Fabulatio Vendredi 11 Septembre 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Dans son livre “Free”, Chris Anderson nous explique comment le gratuit peut rapporter de l’argent.
Il relate au passage de quelles façons le gratuit a déjà fait gagner beaucoup d’argent à de nombreux fabricants.
Chris donne aussi son opinion sur l’échange de musique via p2p, et considère d’arrière-garde, les positions des adeptes de la dissuasion.
La lecture du livre d’Anderson se révèle passionnante et ouvre de nombreux horizons dans la réflexion sur le piratage. L’une des qualités de l’argumentation de son auteur, c’est de s’appuyer sur des exemples passés de l’utilisation du gratuit, dans un contexte économique, et, qui plus est, libéral.
Sans doute faudrait-il recommander la lecture de cet ouvrage à Christophe Lameignère, président du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) et PDG de Sony Musique France. “Free” alimenterait peut-être un peu la réflexion de ce dernier, qui se contentait avant-hier, en guise d’analyse, de qualifier les anti-Hadopi de “voleurs à la petite semaine planqués derrière leur ordinateur qui n’ont jamais rien fait pour la création.”
Le livre de Chris Anderson peut-être commandé dans toutes les bonnes librairies, et vient tout juste d’être publié en version française. Sa version numérique, elle, est offerte gratuitement (du moins, pour le moment, en langue anglaise). Laisser diffuser une version gratuite de son ouvrage, ne semble pas effrayer Anderson, convaincu de l’impact positif de cette pratique sur les ventes du livre dans sa version papier.
Télécharger Free en anglais, version pdf
Télécharger Free en anglais, version epub
Bonne lecture.
Si vous savez où vous procurer la version numérique française, merci de l’indiquer dans la section “commentaires” de cet article.
(Lire la suite) FabulatioLe trafic routier en temps réel, l’idée astucieuse de Google par Fabulatio Mercredi 26 Août 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Le site de cartographie et d’images satellitales Google Maps (http://maps.google.fr) permet depuis quelques temps de consulter le trafic routier en temps réel.
Un clic sur le bouton “trafic” permet d’afficher un indicateur de la vitesse moyenne des véhicules dans telle ou telle rue, ou tronçon d’autoroute.
Comment cela fonctionne-t-il ? Google utilise-t-il son satellite pour analyser la circulation automobile en continu ? (mais comment procéder, lorsqu’il fait nuit ou mauvais temps ?) La société californienne a-t-elle installé des caméras au bord des routes ? Ou bien récupère-t-elle les données de Bison Futé ?

Le trafic temps réel sur le site Google Maps
Rien de tout cela. Pour connaitre l’état du trafic, Google utilise les téléphones portables des personnes… qui souhaitent connaitre l’état du trafic. Malin !
Pour comprendre l’astuce, un petit rappel : l’iPhone 3GS d’Apple permet de consulter Google Maps depuis son véhicule, pour trouver son chemin ou pour consulter l’état du trafic. Lorsqu’un automobiliste se connecte à Google Maps sur son mobile, ce dernier s’auto-localise aussitôt à l’aide de son capteur GPS intégré. Mieux que cela, en étudiant comment sa propre position évolue au fil du temps, l’iPhone peut en déduire sa vitesse, et la communiquer aux serveurs de Google. Les vitesses de tous les automobilistes connectés à cet instant sont analysées. Il est alors aisé d’identifier les zones de ralentissement, et celles où la circulation est fluide, pour les afficher sur le site de Google Maps. Ainsi, chaque automobiliste se voit renseigné sur l’état du trafic dans sa région, et peut ainsi (essayer d’) éviter les bouchons en choisissant une route parallèle.

Le trafic temps réel sur l
Un article à ce sujet sur le blog officiel de Google (en anglais).
Source du logo de cet article.
(Lire la suite) FabulatioJapet, la lune “peinte” de Saturne par Fabulatio Jeudi 13 Août 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Iapetus (ou Japetus, plus communément en français : Japet) est un satellite de Saturne, le troisième par sa taille. Son diamètre est proche de 1 500 km, inférieur à la moitié de celui de notre Lune. Sa couleur claire pourrait nous rappeller notre satellite, mais ce qui surprend, sur cette photographie de la sonde Cassini réalisée en 2007 (à noter que Japet a été découverte par Jean_Dominique Cassini en 1671), c’est la coloration d’une partie de sa surface. Celle-ci ne vous évoque-t-elle pas l’impact d’une bombe de peinture ?
Des analyses spectrales laissent penser aux chercheurs de la Nasa que la coloration sombre est due à la présence de carbone. En 2005 (voir source), ils ont émis l’hypothèse selon laquelle c’est la lente sublimation d’eau de surface (passage de l’état solide à l’état gazeux), qui serait responsable de l’apparition de la coloration. En effet, la glace qui se trouve à la surface de Japet serait “sale”, et lorsque l’eau quitte le satellite pour s’échapper dans l’espace, il ne resterait que les résidus sombres, qui deviendraient alors davantage visibles. Le fait qu’une partie de Japet soit nettement plus touchée que l’autre par ce phénomène, s’explique par l’exposition au Soleil, qui n’est pas la même en tout point du satellite, et qui hâte la sublimation de l’eau glacée.
À noter que Japet est connu pour présenter une sorte de bourrelet, ou boursouflure, régulière et fine, à son équateur (les scientifiques de la Nasa ont formulé des hypothèses quant à la formation de cette structure, mais aucune ne semble s’imposer pour l’instant) :
Clichés : Nasa
(Lire la suite) FabulatioLa djeunitude version Universal Mobile par Fabulatio Lundi 10 Août 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Après quinze ans d’abstinence, je me décide à m’équiper d’un mobile, d’un cellulaire quoi, oui, d’un portable (comment dit-on au juste ?) et tant qu’à faire, je choisis un vrai forfait mensuel, avec une petite heure trente d’appel seulement, mais un accès internet illimité, des SMS/MMS illimités, et tout cela sur un iPhone 3GS. Tchat en ligne, accès aux réseaux sociaux, jeux en réseau, un véritable ordinateur dans la poche. Un outil pour geek éclairé, dont j’espère me montrer digne.
Après quelques jours d’utilisation et de bonheur non dissimulé, je décide de me connecter au site de Bouygues Telecom, pour contrôler le temps d’appel restant sur mon forfait. Après plusieurs tentatives, il me faut cependant renoncer : mon numéro de téléphone n’est pas reconnu par le fournisseur. Je ne suis « pas client de Bouygues Telecom ».
Trop tôt ? Les bases de données n’ont-elles pas encore été rafraichies ? J’appelle la hotline pour tirer cela au clair. Après les traditionnels renvois entre services, les incompréhensions succédant aux temps d’attente exagérés, on m’explique, c’est « évident » : je ne suis, en effet, pas du tout client de Bougues Telecom, mais d’Universal Mobile. Pour se connecter à son compte UM, il faut passer par un site différent, http://www.universalmobile.fr, qui m’accueille ainsi :
Le tarif affiché est inférieur de 7 euros à celui dont je m’acquitte. Bienvenue chez UM, donc. On va bien s’entendre.
Petit zoom :

Internet, c’est donc cela ! Facebook, dans la catégorie de ceux que l’on n’attend pas (ça alors, c’est sur Internet, Facebook ?) ; MSN dans celle des logiciels de tchat révolutionnaires (c’est tout nouveau, non ?), Allociné pour son professionnalisme non-commercial (n’ont-ils pas une équipe rédactionnelle hors pair ?), l’Équipe pour son petit côté frais (voire avant-guardiste), et Closer, oui, Closer.
Passons sur le fait qu’UM me prend pour un n00b (http://fr.wikipedia.org/wiki/Noob) guetté par la beaufitude. Mais il faudra m’expliquer la raison de cette accroche, en bas à droite, pour un concours avec un « max de cadeaux ! » à la clé, intitulée « SHAKE KDO ». Shake Kdo. Dans quelle phrase pourrait-on placer « shake kdo » ? Peut-être dans quelque chose comme « Kikou Kévin, tu veux un shake kdo ? Lolilol a+ Kissous ! »
Passons. Je cherche le lien vers mon compte client, et j’aperçois ceci :
![]()
Imaginez la scène : vous vous éclatez avec votre mobile. Les yeux exorbités, les cheveux en pagaille, la sueur trahissant votre excitation, vos mains fébriles tapotent le téléphone alors que vous laissez s’échapper un nerveux « JE M’ÉCLATE !! ».
Mais, c’est heureux, UM veille sur vous et vous rassure aussitôt. Si vous perdez le contrôle, si vous pétez complètement les plombs devant cette orgie de scoops de Closer, d’analyses de l’Équipe pendant que MSN vous envoie des wizz en arrière plan, pas de panique :

UM vous protégera, il vous empêchera. De quoi ? De vous faire éclater. Car si UM vous fournit des trucs si fun qu’ils pourraient vous faire exploser votre forfait, UM veille dans le même temps, il vous montre les limites à ne pas dépasser. Avec un forfait UM, vous ne vous ferez pas éclater (la gueule ?).
Le tutoiement, j’ai cru un moment qu’il était dû à cette intimité qu’UM et moi avions maintenant, après la scène fantasmée de l’éclate. Mais en poursuivant dans mon compte client, je trouve les illustrations ci-après :


Pour finir, des fichiers sons à envoyer à ses amis, pour leur faire des surprises. Cf. deux exemples :
Il m’a fallu un moment pour comprendre que le forfait bloqué 1h30 de Bouygues, c’était tellement djeune, que c’était pour les… jeunes… collégiens (ou écoliers ?). Les parents sérieux souscrivent à un forfait Bouygues Telecom, les enfants, on leur offre un forfait UM. Mon premier forfait de téléphonie mobile, c’est un forfait pour ados !
C’est l’illustration du suivi de conso qui m’a finalement ouvert les yeux. Avec 14,94 euros seulement sur mon compte, j’ai droit à une bonne gifle de la part de mes parents ?! :
Je ne savais pas que pour 27 euros par mois, j’avais aussi droit à un coup de djeunisme surprise. Merci, Universal Mobile.
Illustrations : à l’exception du logo de l’article, toutes les illustrations sont issues de copies d’écran du site http://www.universalmobile.fr
(Lire la suite) FabulatioLolcat version d’un nololcat par Fabulatio Dimanche 28 Juin 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Paris, gare Saint Lazare, une immense affiche flotte au dessus des quais. Le but : sensibiliser à l’abandon des animaux en début d’été. Le moyen : faire exprimer à un chat, à un chien, l’incompréhension d’être laissé par son maître qu’il aimait.
Pas très lol, le lolcat (cf. cet article) de 30 millions d’amis. Jugez par vous-même :
(I don’t know what got into him, I loved him though)
Parce que les vrais lolcats parlent davantage à certains d’entre nous, je vous propose ici une version relolcatisée de ce nonlolcat. Qu’en pensez-vous ?
Version anglaise du nololcat relolcatisé :
Version française du nololcat relolcatisé :
(Lire la suite) FabulatioHadopi RIP LOL par Fabulatio Mercredi 10 Juin 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Une jolie couronne, aux couleurs joyeuses, empruntée au site de la Quadrature du net.
Hadopi enterrée ?
Si c’est le cas, il faudra bien suivre ses rejetons, dont LOPPSI 2, la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure.
(Lire la suite) FabulatioStocker nos archives pendant un milliard d’années ? par Fabulatio Lundi 8 Juin 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Des chercheurs de l’université de Berkeley (Californie) développent une mémoire ultra-dense à durée de vie quasi infinie.
L’un des handicaps des systèmes d’archivage actuels, c’est leur durée de vie, trop courte. Que l’on songe aux DVD qui s’oxydent en quelques années, aux disques durs qui se détériorent aussi rapidement. D’une manière générale, plus le dispositif de stockage contient d’informations, moins il est fiable. Inversement, les systèmes à longue durée de vie contiennent peu de données, comme les blocs de pierre qui ont abrité les hiéroglyphes égyptiens pendant des milliers d’années. Mais qui voudrait graver ses photos de vacances dans du granite ?
Des chercheurs du Laboratoire national Lawrence Berkeley et de l’Université de Californie viennent d’inventer un nouveau support qui pourrait bouleverser notre capacité d’archivage, et ôter toute inquiétude de voir les informations disparaître avec le temps.
Le matériau créé par le physicien Alex Zettl stockerait à terme, mille milliards de bits par pouce carré, c’est à dire 1 000 000 000 000 bits dans 2,54*2,54 cm2, c’est à dire 1,6.1011 bits par cm2, c’est à dire 1,6.1011 / (8*1024*1024*1024) = 18 Go par cm2.
18 Go par cm2 ? Intéressant, lorsque cette mémoire est garantie un milliard d’années. Mais comment cela est-il seulement envisageable ?
En nichant une nanoparticule de fer dans un nanotube de carbone, par exemple. Suivant l’endroit où la nanoparticule est placée, l’information correspond à un 0 ou à un 1.

La “navette”, indiquée par une flèche rouge sur le schéma ci-dessus, possède une largeur équivalent au 50 000 ème de celle d’un cheveu. Les chercheurs californiens réussissent à la faire glisser dans un nanotube, en appliquant une tension électrique à ses bornes.
Inversement, il est aisé de lire la position de la “navette” en mesurant la résistance électrique du conducteur. Chaque “navette” code un bit, participant ainsi à une mémoire conventionnelle, de type binaire :

Alex Zettl (cf. source) pense que cette technologie pourrait être mise sur le marché d’ici deux ans.
Lien vers l’article de l’Université de Berkeley.
Source des images et de la vidéo : Université de Berkeley.
(Lire la suite) FabulatioL’occasion ratée de François Bayrou par Fabulatio Vendredi 5 Juin 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Le manque d’à propos de François Bayrou lors de l’émission “À vous de juger”, hier soir, est déconcertant.
Alors que François Bayrou vient d’accuser Daniel Cohn-Bendit de déjeuner à l’Élysée et de téléphoner à Nicolas Sarkozy, le leader des écologistes s’emporte, en plein débat télévisé :
“(…) eh bien mon pote, je te dis, jamais tu seras président de la République, parce que t’es trop minable”
Une telle erreur commise par Daniel Cohen-Bendit, c’est à peine croyable. J’entends déjà Bayrou répondre, calmement avec un léger sourire : « “Mon pote” ? “Minable” ? Quel drôle de langage. Vous venez de nous confirmer que vous passez beaucoup de temps avec Nicolas Sarkozy »
Des occasions comme celle-ci, un responsable politique qui s’égare dans l’insulte directe, devant des millions de téléspectateurs, et permet à son adversaire direct d’y réagir, on n’en voit pas beaucoup.
Une bonne répartie de la part du président du Modem lui aurait donné un avantage écrasant, à quelques jours du vote européen. Il se serait hissé au dessus d’une forme de vulgarité qui semblait gagner, hier soir, de nombreux intervenants.
Mais François Bayrou a répondu différemment. En laissant l’émotion dicter ses mots, il s’est montré fragilisé par une simple insulte de rue. Et il est descendu plus bas encore que son interlocuteur.
En 2002, François Bayrou avait eu la chance de se faire fouiller les poches par un gamin. En 2009, le sang-froid lui a manqué lors d’une occasion plus belle encore. Il n’a sans doute pas fini de le regretter.
(Lire la suite) Fabulatio1er mai : députés et geeks mènent le cortège contre Hadopi par Fabulatio Vendredi 1 Mai 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Retour sur le cortège anti-hadopi qui a défilé le 1er mai.
Des députés, quelques geeks, et des associations opposées au projet de loi s’étaient réunis pour manifester contre Hadopi.
Côté geek, la Quadrature du net était aussi représenté par plusieurs de ses membres, ainsi que l’association Tous ensemble contre HADOPI.
Mais c’est surtout la présence de trois députés engagés contre le projet de Christine Albanel qui a été remarquée : Patrick Bloche, Jean-Pierre Brard, et le député européen Alain Lipietz menaient le cortège.

Les députés Patrick Bloche et Jean-Pierre Brard
Jean-Pierre Brard répond à une question sur le Paquet télécoms, un texte qui sera soumis dans quelques jours au parlement européen. Son amendement 46/138 pourrait obliger l’intervention d’un juge avant toute coupure de l’accès à internet, et ainsi rendre la loi Hadopi caduque en France :
Un peu plus loin, défile la Fédération nationale des syndicats du spectacle. L’un de ses membres répond à mes questions :
Et aussi, le Syndicat des réalisateurs CGT, avec son Secrétaire général, visiblement opposé à la licence globale :
Revenons aux geeks composant le cortège anti-hadopi :
Pour finir, un bref échange avec Noël Mamère, croisé en début de manifestation alors qu’il se frayait un chemin (en vélo) entre les différents cortèges :
Étaient aussi annoncés dans le cortège anti-Hadopi :
Artischaud, Attention Chantier, Cyber journaliste, Daltex Esprit Frappeur, INLIBROVERITAS, Kassandre, Lonah, MACAQ, Musique Libre !, Musique Tangentes, Onde parallèle, Oxyradio, Qwartz, Ralamax Prod, Traces, We are Unique Records, Libre Accès et FDN.
La seconde fracture numérique est déjà là par Fabulatio Samedi 18 Avril 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Un village lozérien que je connais bien, incarne parfaitement la fracture numérique telle que nous la vivons actuellement.
Là bas, une connexion à l’internet atteint - au mieux - un débit de 4 Ko/s. Comptez 15 min pour charger une photo de 3 Mo, si votre ordinateur n’est pas occupé par une mise à jour de l’antivirus ou du système d’exploitation.
Il y a peu de chance que quiconque s’installe dans ce village, mis à part quelques originaux tentés par un retour à la nature.
Cependant, le plan France Numérique 2012 prévoit le raccordement de tous les Français au haut-débit d’ici 2012.
On lit dans le document :
« L’Internet haut débit constitue aujourd’hui, comme l’eau ou l’électricité, une commodité essentielle. À cet égard, le fait que 2 et 4 millions de Français soient durablement exclus de la société de l’information nécessite la mise en place d’un droit à Internet haut débit pour tous, y compris en Outre-mer, afin que chaque Français ait accès au haut débit d’ici à 2012. »
La fracture numérique serait donc réduite à néant dans 3 ans ? Les campagnes ne seraient plus victimes de l’absence des réseaux de l’information ?
C’est oublier que le “haut-débit”, pour le ministère, c’est une connexion de 512 Kbit/s (c’est indiqué dans le texte).
Une vidéo HD standard nécessite un débit de 8 Mbit/s (source : Wikipedia), une valeur 16 fois supérieure au « haut-débit ». En d’autres termes, dans la France numérique de 2012, les ruraux pourront télécharger une vidéo de 5 minutes, en… une heure 10 !
Ils se réjouiront de pouvoir - enfin - téléphoner par internet (via Skype ou tout autre logiciel de tchat audio), plutôt que de payer leurs appels à FT . Mais en ce qui concerne la télévision, la vidéo à la demande, les vidéoconférences HD, et le dégroupage de leur ligne téléphonique, ils continueront de jalouser les habitants des grandes villes.
Sans compter que les connectés actuels en 512 Kbit/s sont déjà déçus, la mauvaise qualité de la ligne ou des terminaux ne permettant pas de surfer à la vitesse annoncée. Sur le Blog TIC des Maires de grandes villes, on peut lire :
« Au congrès des maires de France [novembre 2008, Porte de Versailles], les élus ont été nombreux à faire part de leur mécontentement et de leur scepticisme sur ce chiffre [de 512 Kbit/s] : débits inférieurs à ceux annoncés, qualité de service désastreuse et coupures… »
Avant 2012, nous entrevoyons déjà la deuxième fracture numérique, cet abîme séparant ceux qui profiteront du « haut débit » (appellation déjà inappropriée) et les utilisateurs du “très haut débit”, c’est-à-dire de la fibre optique. Car à moyen terme, il semble que seule la fibre optique permette d’apporter aux foyers les services audio et vidéo (HD) que nous connaissons déjà.
Le prix du raccordement à la fibre optique étant élevé, les régions se tournent naturellement vers l’État. En décembre 2008, l’Association des régions de France (ARF) appelait l’Etat à lancer un plan de financement de 10 milliards d’euros pour raccorder 90 % de la population en fibre optique (source).
Le secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique Éric Besson aurait rapidement répondu : « Est-ce qu’un bon plan de déploiement est un plan où l’Etat investit beaucoup d’argent ? Je ne suis pas certain » (source).
Nombreux sont ceux qui recommandent l’aide de l’État pour le raccordement du pays en fibre optique. Gérard Bailly, sénateur du Jura, s’adressait au gouvernement lors d’une séance au Sénat le 26 février 2009 (source) :
« Les territoires les moins denses, où les investissements sont les plus coûteux, ont des ressources fiscales faibles, qui ne leur permettent pas d’atteindre des objectifs ambitieux de développement.
(…)
En 1936 [a été créé le] Fonds d’amortissement des charges d’électrification, le FACÉ, qui assumait 20 % à 30 % des charges des départements résultant des subventions allouées aux collectivités pour des travaux d’électrification rurale.
Cette expérience, qui a été positive, pourrait être transposée à l’aide au développement numérique des territoires (…) »
Hubert Falco, secrétaire d’État chargé de l’aménagement du territoire, répondait alors :
« Comme vous le savez, (…) on estime à 40 milliards ou 50 milliards d’euros les investissements nécessaires pour assurer le raccordement de 90 % des foyers en fibre optique.
Il faut donc être ambitieux, mais il faut aussi être réalistes : nous n’aurons pas tout, tout de suite ! Il est normal que les opérateurs entament leurs déploiements par les zones les plus rentables. »
En attendant une réponse de l’État plus volontaire, je vous encourage à regarder le premier épisode de la série Cybergeddon, ci-dessous. Et songez à ceux qui, privés d’internet, ne pourront même pas la visionner !
(Lire la suite) FabulatioHadopi : c’est (déjà) la guerre par Fabulatio Samedi 4 Avril 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Une liste de différentes actions qui s’organisent contre la loi Hadopi (tout juste adoptée par l’Assemblée nationale).
- Faire confiance aux hackers qui vont s’efforcer de faire condamner un maximum d’innocents. L’idée est simple : multiplier les condamnations injustifiées démontrera l’impossibilité d’appliquer correctement la loi. Pour cela, plusieurs moyens peuvent être employés : pirater les accès wifi, pratiquer l’injection d’IP (The Pirate Bay a prévu d’ajouter des IP innocentes dans ses listes de téléchargeurs), répandre des troyens capables de télécharger silencieusement depuis les pcs d’ “honnêtes” gens. Par ailleurs, les envois de fausses mises en demeure seraient à l’étude pour provoquer la panique dans les foyers et l’envoi massif de protestation de la part des personnes accusées à tort.
- Continuer à télécharger : ceux qui ont le sens du sacrifice diront que si tous les téléchargeurs continuaient leur activité, le gouvernement hésiterait à fermer un si grand nombre d’accès à internet.
- Manifester (virtuellement) : En Nouvelle Zélande, les projets de riposte graduée ont été reportés devant les protestations des internautes et l’instauration d’un “blackout” sur de nombreux sites. L’action consiste à afficher sur son site web, une bannière noire d’opposition au projet de loi. En France, le concept a été repris par le site « La quadrature du net » et vous avez peut-être déjà aperçu de telles bannières :

- Manifester (dans la vraie vie) : comme cela s’est déjà produit le 12 mars, devant l’Assemblée nationale (voir vidéo).
- Boycotter les artistes et les produits que la loi Hadopi est sensée protéger: de nombreux artistes (surtout à l’étranger) s’étant prononcés contre la criminalisation des téléchargeurs, l’idée d’un boycott s’est récemment focalisée plus particulièrement sur les artistes soutenant Hadopi.
Qu’ils ne se fassent pas d’illusions, ils ne vendront pas plus de CD/DVD avec cette loi, cela risque même d’être l’inverse. Un spécial bravo pour madame Albanel, vous avez construit le mur entre les internautes et les artistes.
peut-on lire sur un forum.
- Signer des pétitions comme celle proposée par le magazine SVM, ou celle du Réseau des pirates.
Source du logo de l’article : www.laquadrature.net
(Lire la suite) FabulatioDes dominos intelligents pour les tout-petits par Fabulatio Samedi 7 Mars 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Le MIT invente les dominos intelligents pour les enfants. J’en veux pour moi aussi !
Les dominos ou autres petits blocs colorés, sont des jouets classiques pour les tout-petits. Les enfants les rapprochent, les assemblent tels les pièces d’un puzzle, les font tourner, les éloignent…
Le Media Lab du MIT (Massachusetts Institute of Technology) développe des dominos intelligents, qui s’annoncent comme d’efficaces supports d’activité d’éveil.

Des dominos "classiques" (source : http://www.auboisjoli.com)
Jugez vous-même en visionnant la vidéo ci-dessous. Bien que David Merrill, l’un des créateurs des Siftables, présente le concept en anglais, vous pourrez découvrir visuellement les possibilités étonnantes offertes par ces objets. J’ai été séduit par les équations mathématiques qui s’adaptent pour demeurer correctes, ainsi que par les jeux de lettres.
Mais ces dominos du futur supporteront-ils d’être lancés contre les murs ou d’être piétinés ? Survivront-ils à l’immersion dans la soupe de bébé ?
Source de la video : http://www.ted.com
(Lire la suite) FabulatioQuand les déboulonneurs barbouillent la pub par Fabulatio Samedi 28 Février 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Samedi 28 février, 15 heures, sortie du métro à Pigalle. Une soixantaine de personnes s’est rassemblée à l’appel du collectif des déboulonneurs. L’objectif du jour : le barbouillage de trois grandes affiches publicitaires. Ce sera la 34ème opération de ce genre dans la capitale.
Il est difficile de distinguer les membres du collectif des sympathisants ou des curieux. On me dit que le collectif n’a pas de statut, qu’il ne s’agit pas d’une association. Chacun peut donc s’en réclamer.
Nicolas Hervé et Arthur Lutz, qui ont représenté les déboulonneurs auprès du ministère de l’environnement mardi dernier, sont tous deux présents. Arthur Lutz m’accorde un bref entretien avant le début de la manifestation (cliquer sur le bouton vert pour écouter) :
Tour à tour, plusieurs déboulonneurs s’adressent à la foule par l’intermédiaire d’un porte-voix. Ils expliquent en quelques mots la suite des opérations : des affichages publicitaires vont être tagués à la peinture. Il s’agit d’une action non violente, « l’objectif est de faire naitre un débat sur la place de la publicité dans l’espace public ». Déjà, on remarque plusieurs cars de police, et des policiers qui se préparent à intervenir.
Les barbouilleurs militent pour une réduction de la taille des panneaux. Ils plaident pour un format 50 x 70 cm, identique à celui des affichages associatifs en ville. « Nous barbouillerons et transgresserons la loi tant que nous n’obtiendrons pas satisfaction de cette revendication », ajoute le speaker.
Le mégaphone est passé à un homme qui lit l’article d’un philosophe publié dans le journal La Croix. Le texte traite du possible refus aux sollicitations de la société de consommation. C’est long et le ton lent, posé, solennel de l’orateur me rappelle celui d’un prêtre donnant son sermon du dimanche. On entend : « il ne s’agit pas de résister à la tentation mais de ne pas y être soumis (…) on dira que cette vie d’abstention est ennuyeuse… » La scène devient cocasse, car entre « abstention » et abstinence, il n’y a qu’un pas, et nous sommes, à Pigalle, tout entourés d’enseignes de sex-shops et d’autres peep-show. Les passants l’observent d’un air amusé, croyant un pourfendeur de l’industrie du sexe.
Puis Nicolas Hervé ouvre la marche, et le cortège se déplace rapidement vers les affichages publicitaires, 200 mètres plus loin. Ils entonnent une version revisitée de la Marseillaise : « …Dans nos villes et dans nos campagnes, surgissent ces féroces panneaux, etc. »
Cinq membres du collectif sortent leur bombe de peinture et taguent trois grands panneaux déroulants, inscrivant, entre autres : « vitrine du mensonge », « violence économique », « légitime réponse », « 50 x 70 ».
Une fois les tags terminés, les policiers se rapprochent. Les barbouilleurs lèvent les mains vers le ciel, l’un d’eux tenant sa carte d’identité. Les policiers les fouillent, puis les font monter dans le fourgon.
Quelques membres sont restés de l’autre côté de la rue. Ils répètent à la foule les objectifs de leur action, et rappellent que les barbouillages se déroulent toujours sans violence, à visage découvert.
L’ambiance est détendue, les policiers connaissent bien les déboulonneurs et le déroulement de leurs actions. Les membres du collectif ne sont pas inquiets: généralement, les tagueurs sont relâchés très vite, sans être poursuivis en justice.
Un déboulonneur d’Amiens m’explique que là-bas, c’est différent. La condamnation de deux tagueurs à 600 euros d’amende ferme, et des méthodes policières moins douces (« 17 heures de garde à vue », précise-t-il) ont coupé court aux actions de barbouillage. Aucune manifestation n’a eu lieu à Amiens depuis 2007. Dommage, car ce qu’il se passe cet après-midi m’apparaît comme un signe de bonne santé de notre société.
Mise à jour lundi 2 mars 2009
Pour la première fois à Paris en 34 actions, les barbouilleurs interpelés ont été placés en garde à vue. Selon le site web des Déboulonneurs, les 21 heures (!) qu’ils ont passées au poste, seraient dues à leur refus de répondre à certaines questions des policiers.
« C’est malheureusement un classique, mais à chaque passage au commissariat suite à une action de barbouillage, nous nous voyons demander notre salaire, le nom de notre employeur, notre numéro de sécurité sociale, le nom de notre compagne/compagnon… Bref de très nombreux renseignements visant à remplir le fichier STIC mais parfaitement inutiles aux policiers ou au procureur qui doit décider des suites à donner à l’affaire », lit-on sur le site du collectif.
Le refus de répondre aurait provoqué « la colère d’un gradé », menant à la garde à vue.
On apprend aussi sur le site, que les barbouilleurs seraient passés très près d’une seconde garde à vue, pour avoir refusé un prélèvement d’ADN.
Rendez-vous compte du professionalisme de ces policiers. Au moindre tag constaté dans la capitale, ils auraient probablement aussitôt analysé l’ADN récupéré alentour… et l’aurait comparé à celui de nos six déboulonneurs !
Le site http://refusadn.free.fr présente - et dénonce - d’autres hypothèses, plus plausibles, pour expliquer ces prélèvement d’ADN intempestifs.
Espérons que cette mésaventure ne découragera pas les déboulonneurs parisiens.
(Lire la suite) FabulatioLa pub ? Oui, mais… par Fabulatio Mercredi 25 Février 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Associations et professionnels de l’affichage se réunissent pour réformer la loi sur la publicité.
Le Conseil national du paysage (créé par le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire), a créé un atelier de réflexion, intitulé « Publicité et entrées de ville ». Il s’agit d’y discuter les bases d’une réforme de la législation en matière d’affichage publicitaire, et notamment de la loi de 1979.
À l’issue de la deuxième réunion de ces acteurs, le 24 février, trois associations ont donné une conférence de presse commune afin d’exprimer leur point de vue et leurs attentes :
- Le Collectif des Déboulonneurs
- L’association Paysages de France
- L’association Résistance à l’agression publicitaire (RAP)
Les deux priorités de ces associations sont les suivantes :
- Renforcer les sanctions en cas d’infraction des afficheurs.
- Limiter les dérogations au régime général défini par la loi. Ces dérogations s’appliquent généralement sur les voies à grande circulation, dans les zones de publicité élargie (ZPE), ou dans les zones de publicité autorisée (ZPA).
De l’avis du ministère, « le bilan de la loi du 29 décembre 1979 est très nuancé. On constate, un peu partout sur le territoire une nette augmentation du nombre de panneaux et d’enseignes publicitaires, dont les implantations comme les dimensions ne semblent la plupart du temps ne répondre à aucune véritable règle. »
Michel Blain, président de l’association Paysages de France, explique : « Il y a eu un consensus autour de la table [de l'atelier] pour dire que la loi était mal appliquée ».
« Mais les dérogations posent problème aussi. Dans une ZPA, il est possible de dépasser les dimensions habituelles des panneaux. Et là tout devient possible », ajoute Pierre-Jean Delahousse, fondateur de Paysages de France. L’association réclame l’abrogation de ces ZPA, qui permettent la publicité en dehors des agglomérations.
M. Delahousse ajoute : « Normalement l’affichage publicitaire n’est possible qu’à proximité immédiate des bâtiments. Mais la notion de “proximité” n’est pas claire dans la loi et l’on trouve des panneaux au milieu des champs. »
« Il ne faut pas qu’il y ait des trous de réglementation qui permettent de faire n’importe quoi sans aucune limite », insiste Charlotte Nenner, présidente de RAP.
« Des abus peuvent se répandre comme une trainée de poudre, si l’on n’y met pas bon ordre » ajoute Nicolas Hervé, du collectif des Déboulonneurs.
De l’avis des représentants de ces associations, il manque du personnel dans les préfectures pour veiller au respect de la loi sur l’affichage. « La “police de l’affichage” doit avoir les moyens d’opérer. Et la loi est très complexe, très technique, elle réclame des experts en la matière, » précisent-ils.
Quelques photographies sont présentées à la presse, afin d’illustrer les abus que combattent les associations :



Note : Les panneaux figurant sur ces photos étaient installés en violation du Code de l’environnement par l’afficheur. L’association Paysages de France a obtenu leur démantèlement en intervenant auprès du préfet de Savoie.
Selon les Déboulonneurs, « il existe une surenchère dans les campagnes, les commerçants étant obligés de planter des panneaux plus grands que ceux de leurs concurrents. »
Au sujet des pré-enseignes, ces affichages annonçant la proximité d’un commerce, les associations sont optimistes. En effet, le ministère leur a présenté un projet consistant à normaliser au niveau national, le format et le nombre de ces panneaux.
D’une manière générale, les trois associations se réjouissent de l’ouverture du débat, même si elles jugent les délais trop courts - les réunions de l’atelier se terminant en mars.
Leurs représentants précisent que s’ils travaillent actuellement « sur le court terme », ils souhaitent ensuite « engager une discussion plus profonde sur la place de l’affichage publicitaire dans notre société ». Ils disent redouter le statut quo, souhaité selon eux par les professionnels de l’affichage.
La prochaine réunion de l’atelier de réflexion « Publicité et entrées de ville » aura lieu le 24 mars prochain. Souhaitons-leur de faire entendre leur voix.

Écran LCD aux Sables d'Olonnes. Le collectif des Déboulonneurs souhaite que ce genre d'affichages soit interdit, par défaut.
Crédits photos : Paysages de France (logo de l’article, et les trois clichés suivants) ; Résistance à l’agression publicitaire (photographie ci-dessus).
(Lire la suite) FabulatioLa première éclipse de Lune vue… depuis la Lune par Fabulatio Dimanche 22 Février 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Lorsque notre planète se glisse entre le Soleil et la Lune, nous assistons depuis la Terre à une éclipse lunaire. Mais que voit-on depuis la Lune ? Une éclipse solaire assez particulière !
Le satellite japonais Kaguya, orbitant autour de la Lune, a filmé le 10 février 2009 ce phénomène.
Cela ressemble à une éclipse de Soleil depuis la Terre, mais ne vous y trompez pas ! Voir la vidéo ci-après (qui montre la FIN de l’éclipse).
La Terre apparaît brièvement cerclée de lumière (car son atmosphère réfracte la lumière du Soleil), et l’on désigne cet instant comme un “anneau portant un diamant” (”Earth’s diamond ring”).
Source de la photographie et de la vidéo : http://www.kaguya.jaxa.jp
(Lire la suite) FabulatioLes homosexuels, irresponsables ? par Fabulatio Dimanche 22 Février 2009 :: Geek... mais pas trop. :: RSS
Parce que le besoin de donneurs se fait de plus en plus pressant, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a signé un arrêté qui élargit les critères du don du sang. Mais pas pour les homosexuels, qui constituent encore une population à risques.
(lire l’article sur rue89.com et celui sur liberation.fr
L’argument clé en faveur de cette discrimination est le suivant :
Les données épidémiologiques sont incontestables: entre 10 et 18% des gays sont contaminés, alors que ce pourcentage est de 0,2 % pour les hétérosexuels. Les situations épidémiques ne sont pas les mêmes. Il y a un risque, et ce risque est trop élevé. D’où le maintien de cette contre-indication.
Cela ne viendrait-il à l’idée de personne, qu’un homosexuel ayant des pratiques à risques n’ira pas spontanément proposer son sang, pour la simple raison qu’il sait qu’il peut être contaminé ?
S’il y avait un chiffre à mettre en avant, ne serait-ce pas le pourcentage des personnes donnant leur sang contaminé sans se douter qu’elles sont contaminées par le virus du SIDA ?
Affirmer qu’il est (nettement) plus risqué d’utiliser le sang des homosexuels, n’est ce pas supposer que ceux-ci sont moins capables que d’autres d’évaluer les risques liés à leurs pratiques ? Ne serait-on pas en train de les prendre, un tout petit peu, pour des irresponsables ?
Source de l’illustration : http://www.dondusang.net
(Lire la suite) Fabulatio[1-20] [21-32]
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