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Grands nombres : la notation des flèches chaînées de Conway par Olivier Gendrin Mercredi 15 Mai 2013 :: l'espace d'un matin :: RSS
J'aime à baguenauder dans les articles de wikipedia, et notamment ceux qui traitent de mathématiques. Je ne bitte en général rien, mais la construction intellectuelle qui s'y cache me fascine.
L'une des ces constructions intellectuelles fascinantes est la notation des flèches chaînées de Conway.
Je vais user et abuser de caractères unicodes dans cet article. Si vous voyez de petits carrés étranges dans les formules mathématiques, changez de navigateur pour un truc moderne.
Or donc, la notation des flèches chaînées de Conway est définie comme telle :
- p→q = pq ;
- X→1 = X ;
- Et surtout : X→(p+1)→(q+1) = X→(X→p→(q+1))→q.
Hop.
Notons le cas particulier de p→1→(q+1) : p→1→(q+1) = p→(p→0→(q+1))→q (définition 3). Or (p→0→(q+1)) équivaut à p0, soit 1 (je suis peut-être un peu rapide là). Donc p→1→(q+1) = p→1→q. En itérant cette formule, on voit que p→1→(q+1) = p→1→1 = p. Ce sera utile pour la suite. Il sera signalé par (4).
Ceci étant posé, passons à cela : 3→3→3. Pour rire.
3→3→3 = 3→(3→2→3)→2 (3)
= 3→(3→(3→1→3)→2)→2 (encore 3)
= 3→(3→(3)→2)→2 (4)
= 3→(3→3→2)→2 (Je retire juste la parenthèse centrale, devenue inutile)
= 3→(3→(3→2→2)→1)→2 (3)
= 3→(3→(3→2→2))→2 (4)
= 3→(3→(3→(3→1→2)→1)→2 (3)
= 3→(3→(3→3)→2 (4 appliqué deux fois)
= 3→(3→(33)→2 (1)
= 3→(3→9)→2 (bon, là du cours de troisième je dirais)
= 3→(39)→2 (1)
= 3→19683→2 (pareil, cours de troisième)
Tout ça pour dire que 3→3→3 = 3→19683→2, et qu'on voit bien que ça fait de sacrés grands nombres (pour info, 3→3→2 = 7 625 597 484 987).
Non, je n'ai aucune idée de l'utilité pratique de tout cela. Par contre, c'est amusant. Enfin je trouve. Pas vous ?
Et si vous en voulez encore, il y a la Notation des flèches de Knuth.
J'aime aussi à user de termes désuets dans mes billets, tel baguenauder
.
Tiens, ça donne quoi dans un lecteur d'écran ce texte ? Il faudrait une balise autour de chaque flèche unicode ?
(Lire la suite) Olivier GendrinDu sexisme et des communautés : l’exemple du jeu vidéo par Olivier Gendrin Mardi 9 Avril 2013 :: l'espace d'un matin :: RSS
Le sexisme, on sait vaguement que ça existe, mais bien peu l’ont vu. Ou, à vrai dire, reconnu. Alors qu’en fait, on l’a souvent sous le nez.
Note à moi-même : tu devrais pas, c’est un sujet casse-gueule.
Réponse à moi-même : oui, mais les critiques qu’on me fera seront une occasion de progresser.
Ah bon, alors d’accord.
Or donc le petit landerneau des geeks gamers a été à nouveau secoué il y a quelques semaines à cause du (grâce au ? Grâce au !) texte d’une auteure (auteur ?) qui pointe différents petits travers des communautés gamers (par exemple le harcèlement sexuel, une paille… C’est long, mais ça vaut le coup de prendre le temps de le lire. Tiens, je vous remet le lien vers Viol, la Honte doit changer de camp. Si vous manquez de temps pour lire l’article, trouvez-le. Si vraiment vous n’avez pas le temps, sautez directement à la fin, mais bon, vous devriez lire tout ce qui précède quand même).
L’ami Nota-Bene a signalé l’article, et les commentaires à son article m’ont donnés à réfléchir.
En effet il s’agit dans cet article d’une petite (petite ?) partie d’un groupe humain, qui fait preuve d’un comportement de meute totalement discriminant envers un autre groupe humain (ici, une poignée — poignée ? — de geeks gamers envers les femmes en général). Mais, même si 1% de la population considérée fait preuve d’un comportement de hooligan, la masse totale de personnes que cela fait leur donne une réelle puissance de frappe et de nuisance (voir à ce sujet la conférence de Anita Sarkeesian à TEDxWomen 2012 — vidéo en anglais, pas sûr qu’il y ait de sous-titres en français — : elle a fait l’objet d’une campagne de haine organisée et coordonnée justement parce qu’elle voulait étudier les représentations de la femme dans les jeux vidéos), selon la simple arithmétique qui veut que 1% × 10.000.00 = 100.000.
On peut alors se demander ce qui fait que certains sombrent dans une attitude de mépris alors que d’autres s’en sortent et surnagent vers des flots plus accueillants. Une des réponse tient dans l’industrie elle-même, dans ses travers marketing et ses travers de sélection dans la masse des joueurs de ceux qui vont dans le sens d’un status quo lorsqu’ils passent du côté de la création de jeux. Voir à ce sujet l’excellent travail de la même Anita Sarkeesian : Damsel in Distress (Part 1) Tropes vs Women (demoiselles en détresse) (en anglais, mais avec des sous-titres en français).
Mais il ne faut pas non plus oublier dans un même mouvement la ségrégation dont font l’objet les geeks gamers, qui les pousse à rechercher la présence et la protection de leurs semblables. Je cite Excirel, Comme eux j’avais 15ans. (pas tout à fait sur le même sujet, mais le mécanisme est le même) : J’étais un paria au quotidien, et j’étais clairement mis à part des groupes de la société que formait ce microcosme lycéen et adolescent. Pouah des jeux vidéos, des livres, de la musique pas comme les autres. […] Il faut dire que je n’étais pas très doué pour les rapports sociaux : un peu timide, forcément mal à l’aise avec moi-même et donc avec les autres, et jamais la volonté de me défendre avec la force, la brutalité, ou une sorte de rage. Et je m’intéressais plus aux livres qu’aux filles, ultime affront à ce que doit être la virilité masculine à 15ans.
Et un peu plus loin : Ce modèle n’était pas parfait. Tout d’abords, il entraine petit à petit un rejet des autres. Après tout ils me rejettent, je les rejette. C’est logique. Quoi que cela fini un peu en élitisme forcené, en « je suis meilleur que les autres ».
Se pose maintenant la question qu’y puis-je ?
. C’est là que me revient cette citation attribuée à Albert Einstein (un autre geek) : Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.
. Ce qui me rappelle un vieil épisode survenu lors de l’un des premiers Paris-Web. Un gros troll velu dans sa coquille bleue sombre vomissait sa bile sur une partie ciblée du public via son compte Twitter. L’équipe d’orga a alors sollicité un entretien en tête à tête avec l’individu. Nous ne l’avons pas rencontré, mais au moins cela l’a fait taire (suffisamment). Donc la solution est simple : réagissez (oui, simple mais pas facile. Votre réaction donnera peut-être du courage à quelqu’un d’autre pour l’ouvrir aussi).
Vous pouvez aussi regarder l’épisode 22 du Vinvinteur qui traite du sujet, et cette réponse à la mini polémique qu’il a soulevé.
(Lire la suite) Olivier GendrinDe la mort par Olivier Gendrin Mercredi 13 Mars 2013 :: l'espace d'un matin :: RSS
Dernier adieu à une personne que j’appréciais beaucoup, les mots qui suivent, sans lien direct avec cette personne, ont commencé à germer pendant la cérémonie.
Dernier souffle dans mes poumons… expiration.
Mon cœur irrégulier, puis immobile.
Mes pensées dissoutes, chimie interrompue.
Dans quelques jours, les gaz déformeront mon ventre.
Dans quelques mois, les dernières chaires seront redevenues poussières.
Dans quelques années, des racines viendront puiser dans ces traces de moi.
Ne reste que le silence.
Ne restent que les souvenirs.
Ne reste que ce jour d’été où nous riions à table.
Ne reste que cette nuit où tu me convainquis de ton point de vue, et où pourtant le mien te plaisait.
Ne reste que ce mur réparé le long du petit chemin qu’empruntent les bêtes.
Ne reste que cette idée que je t’ai soufflé un soir, et que tu as répété,
Et qui, confrontée à cette pensée de ce type qui vécu il y a 700 ans, t’as permis de trouver une issue originale à ce vieux problème.
Ne restent que les actes et les mots, qui vivent, et nous survivent…
(Lire la suite) Olivier GendrinFleur Pellerin : « Oui, nous voulons des FabLabs partout en France » par Olivier Gendrin Vendredi 14 Décembre 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Billet originellement publié sur le site du FacLab. Mais je suis assez content de celui-là.
Le 6 décembre, nous avons été conviés par le cabinet de Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique, à un séminaire "Comment développer les fablabs en France" en présence de TechShop (merci à Fabien Eychenne de la FING). Vous pouvez lire un excellent compte-rendu de cette réunion, écrit par la non moins excellente Sabine Blanc.
Et trois jours plus tard, la ministre tweetait : Oui, nous voulons des FabLabs partout en France
.
A notre connaissance, c'est la première fois qu'une ministre de la république s'engage publiquement sur ce sujet. Et c'est une très bonne nouvelle, parce que les FabLabs peuvent influer sur le tissu économique local (en termes d'innovation, de réseau, d'émergences d'idées nouvelles, de possibilités de coworking), sur la manière d'éduquer les jeunes (et on ne peut pas ne pas penser au point renforcement de l’éducation artistique, culturelle et scientifique
du projet Refondons l'école porté par le ministère de l'éducation nationale), mais aussi en termes de collaboration internationale (en francophonie — et vous vous souvenez que l'Université de Cergy-Pontoise a signé un partenariat avec l'Agence Universitaire de la Francophonie — sans oublier les FabLabs de villes jumelées...).
Une des pistes pour ce maillage du territoire en espace de fabrication numérique personnelle pourrait par exemple être la reconversion des EPN en FabLabs. L'article de Wikipedia parle de 4 500 lieux ouverts. Si 1 sur 10 s'équipait de quelques Arduinos, d'une petite découpe laser, d'une imprimante 3D et d'une découpe vinyle (un budget de l'ordre de 10 000 euros), nous aurions 450 FabLabs répartis sur le territoire, prêts à libérer la créativité de la population (a condition aussi de former les personnels à la philosophie qui se cache derrière l'éthique Hacker, le Do It Yourself et le Do It With Other — Faites le Vous-Même, Faites le Avec les Autres —).
Évidemment, il ne faudrait pas non plus oublier de soutenir les initiatives déjà existantes : déjà 5 fabLabs en France sur la liste du MIT, 24 en fonctionnement ou annoncés sur le wiki des FabLabs (attention, tous ne sont pas totalement ouverts au public), sans oublier les hackerspaces, avec 44 lieux recensés sur le site hackerspaces.org.
Il faut d'ailleurs noter que d'autres pays ont d'ores et déjà pris une avance concrète sur ce terrain, en tout cas du point de vue de la volonté politique : certaines provinces de Chine soutiennent le développement de FabLabs : la province de Shanghai a ainsi annoncé cet automne qu’elle allait soutenir un plan de développement de cent hackerspaces
(Les hackers débrident la Chine), la Russie souhaite créer 20 fablabs autour de Moscou et 100 dans le pays (Russia building the world's largest Fablabs network in two years), tandis que la DARPA (l'agence de financement de la recherche de l'armée américaine) finance des projets et des événements portés par la communauté des Makers (Des hackers séduits par le Pentagone) même si cela fait grincer quelques dents.
Nous allons vivre des moments intéressants.
(Lire la suite) Olivier GendrinLes tapirs tapis tapinent le marin marron marrant dans les cales de Hambourg par Olivier Gendrin Samedi 27 Octobre 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
(peut-être que je prolongerais ça, selon l'inspiration)
Sur les bateaux, les jours de grand vent, les tapirs houlants hululent Léo de Hure, le vent t'emporte autant que le taon teint tintinnabule lorsque le tintamarre des rires des marins marocains marrants se calme, calquant le caquètement silencieux des Oies oisives dépeintes sur des pleintes peintes par les pitres peintres de papouasie
. Mais Léo de Hure, allemand, ne comprend, car grand est le vent, sur les bateaux…
(spéciale dédicace à tous ceux qui pratiquent la cale à Hambourg)
(huhu)
(Lire la suite) Olivier Gendrin« God Bless America », de Bobcat Goldthwait par Olivier Gendrin Samedi 27 Octobre 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
J'ai eu le plaisir soir d'aller voir God Bless America, de Bobcat Goldthwait, au cinéma d'arts et d'essais Utopia de Saint-Ouen-l'Aumône.
Le sujet du film est assez simple : Seul, sans boulot, gravement malade, Frank sombre dans la spirale infernale d’une Amérique déshumanisée et cruelle. N’ayant plus rien à perdre, il prend son flingue et assassine les personnes les plus viles et stupides qui croisent son chemin. Bientôt rejoint par Roxy, lycéenne révoltée et complice des plus improbables, c’est le début d’une équipée sauvage, sanglante et grandguignolesque sur les routes de la bêtise made in USA.
(notez qu'en fait il ne tue pas les gens les plus viles et stupides
mais ceux qui méritent de mourir
à ses yeux, soit ceux qui font que les autres deviennent viles et stupides
).
Disons-le tout de suite, c'est une film d'humour noir option Soulages, un peu comme a pu l'être C'est arrivé près de chez vous en son temps. Mais l'intérêt central du film n'est pas là.
Le grand plaisir de ce film réside dans la critique au vitriol (voir à l'Acide fluoroantimonique) de la société de spectacle occidentale qui détruit l'affection, l'intelligence, le vivre ensemble.
Étonnamment, je crois que ce film est une bonne illustration de certains propos récents (ces dernières années) de Bernard Stiegler quand à l'influence actuelle de la télévision/des médias (et quand à ce qu'elle pourrait permettre si elle était mise au service d'une politique et non pas d'une économie).
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer (de mémoire) une phrase du film : Depuis combien de temps n'as-tu pas eu une conversation qui ne soit pas interrompue par une sonnerie ou un écran, et qui ne parlait pas de ragots, de sport, de télévision ou de consommation ?
Luxe, calme et volupté par Olivier Gendrin Vendredi 14 Septembre 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Lagavulin 16 ans dans la bouche, Ocean de John Butler Trio dans les oreilles, Rafaëla a mon côté… Sacrée bonne soirée qui commence !
(Lire la suite) Olivier GendrinWoodKid par Olivier Gendrin Mardi 17 Juillet 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Par le truchement de Lense (chouette mot truchement, on ne l’utilise pas assez), je découvre WoodKid.
Tiens, question : vous préférez que j’embarque des vidéos dans le billet ou vous vous débrouillez ?
J’aime beaucoup la voix lourde et puissante, joliment soutenue par une belle rythmique et une bordée de cuivres. Sans compter les clips superbes (bon, c’est le métier du monsieur aussi).
Vous pouvez découvrir tout ça sur :
- le site officiel (bon en fait non, il y a juste un clip),
- Le compte Youtube (10 chansons à découvrir, entre autres),
- Le compte Vimeo (les deux clips),
- le site officiel de Yoann Lemoine, aka. WoodKid,
- le compte twitter,
- et l’inévitable facebook.
Oh tiens, il y a aussi une page myspace (Dernière connexion : 18/05/2011
).
Et une tournée s’annonce pour septembre – octobre – novembre… avec quelques dates en France ! Miam !
(Lire la suite) Olivier GendrinIntervention à Pas Sage en Seine par Olivier Gendrin Samedi 16 Juin 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Certes, je préviens tard, mais je parle demain à Pas Sage en Seine, dans le cadre de Futur en Seine, à 14h00, à La Cantine.
Une heure d'échanges autour des enjeux soulevés dans les makerspaces, et plus particulièrement au sein du FacLab implanté à Gennevilliers, aux portes de Paris, au sein de l'université de Cergy-Pontoise et ouvert à tous chaque après-midi en semaine. L'occasion de parler des usages, des portraits des makers qui fréquentent le lieu, de leurs projets, des vôtres, ...
Notez qu'il y aura sans doute un live.
Bheu, pas d'ancre dans les confs, je peux pas vous pointer directement mon truc
Et à 16h00, vous pouvez écouter Laurent Ricard (toujours du FacLab) au 104, lors des tables rondes qui auront lieu dans les écuries (c'est en bas dans le 104. Mais j'ai pas trop très bien compris dans quel cadre exactement, mais c'est toujours futur en seine).
Nan mais sérieux, je préviens tard hein, j'ai du mal à encaisser tout ce qui se passe en ce moment, désolé, faut que je dorme tout ça. Mais sinon ça va bien, plein de trucs chouette cette année. Et vous ?
(Lire la suite) Olivier GendrinMusic chamber, de Ballaké Sissoko et Vincent Segal par Olivier Gendrin Dimanche 20 Mai 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
J’ai eu la chance de pouvoir assister à un concert de messieurs Ballaké Sissoko et Vincent Segal, au théâtre Paul Éluard de Bezons, concert donné suite à la parution de leur album Chamber Music en .
J’avais découvert cette collaboration entre un musicien “traditionnel” européen (Vincent Segal au violoncelle) et un musicien “traditionnel” africain (Ballaké Sissoko à la kora) sur Arte il y a ou ans, et j’avais adoré leur travail. Cette collaboration étroite entre tradition européenne et tradition africaine montre bien d’ailleurs que les différences que l’on croit établies entre les genres musicaux ne sont que des constructions parfois pratiques mais souvent piègeuses (et que la question de l’intégration est à double sens, volonté d’être intégré mais aussi d’intégrer, mais c’est une considération qui va nous mener loin de la musique…).
Ça a donc été un réel plaisir pour moi de les entendre en vrai, et je vous encourage à aller les voir aussi. Il était d’ailleurs tout à fait impressionnant de voir les deux musiciens toutes oreilles dehors prendre un plaisir visible à jouer ensemble, c’était réjouissant ! Malheureusement, il semble que la promotion de leur tournée actuelle ne se fasse que sur Facebook (du coup, ils sont en concert à Saint-Ouen…).
Si vous voulez glisser une oreille dans leur travail, vous trouverez beaucoup d'enregistrements sur internet via Google, mais je vous signale un concert à emporter sur la blogothèque, ainsi que la page MySpace de Ballaké Sissoko.
Et ils sont signés sur le label Six Degrees (qui a un site épouvantable).
(Lire la suite) Olivier GendrinMidway, de Chris Jordan par Olivier Gendrin Mardi 10 Avril 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Via François Nonnenmacher, je découvre le projet Midway de Chris Jordan.
L’atoll de Midway est situé en plein pacifique, au beau milieu de la Plaque de déchets du Pacifique nord. Cette soupe de déchets plastiques, qui flottent sous la surface de l’eau, est entre autres consommée par les oiseaux qui habitent l’atoll, plastiques qu’ils ne digèrent bien évidemment pas, et qui finissent par bloquer leur estomac, les conduisant à la mort par la faim, le ventre plein.
Vous pouvez d’ailleurs voir les photos prises lors de ses visites sur Midway par Chris Jordan sur son site. D’ailleurs, profitez-en pour regarder les autres galleries de photos sur ce site, M. Jordan est l’auteur de très intéressants travaux photographiques quand aux macro-conséquences de micro-gestes faits par des millions de gens (par exemple, boire dans un verre en carton). Vous pouvez aussi regarder la conférence qu’il a donnée à ce sujet à TED.
Notez aussi qu’il y a en fait deux sites pour le projet, d’une part midwayfilm.com que j’indique au début, mais surtout http://www.midwayjourney.com/ qui contient toute l’actualité du projet, les personnes impliquées, etc.
En écrivant ce billet, je discutait avec une proche amie, et la question de ce qu’il est possible de faire s’est bien évidemment posée. Commencez par jeter vos déchets dans les poubelles, ce sera toujours ça de moins trimbalé par le vent. Et ayez toujours avec vous un sac en tissu, ça rends service, ça remplace avantageusement les sacs plastiques, et ça ne prend pas de place bien plié dans votre sac habituel.
(Lire la suite) Olivier GendrinMinka par Olivier Gendrin Lundi 9 Avril 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Une chouette vidéo trouvée sur le blog de Makr à propos d’une Minka (Allez aussi voir le site officiel du documentaire).
Ce type de maisons en bois me fait tout de même un peu rêver, dans la droite ligne de cette maison en bois brut, ou le projet de l’habitat groupé Huy (oui, ils n’ont qu’une page facebook. Si vous vous demandez ce qu’est l’habitat groupé ou co-habitat, allez sur Wikipedia), ou les trouvailles de Karl en matière d’architecture, ou encore les earthship…
(Il est d’ailleurs tout à fait intéressant de voir cet éternel mouvement qui fait des éléments traditionnels, que ce soit en architecture, en cuisine, en ameublement, …, les éléments hype des quelques générations d’après)
(Lire la suite) Olivier GendrinFabrication de la chaise pp503 par Olivier Gendrin Lundi 9 Avril 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Dans la droite ligne de mes vidéos d’objets faits mains, voici une vidéo qui présente le fabrication de la chaise pp503 de Hans J. Wegner (oh, il a sa page sur wikipedia).
Et c’est via le compte twitter de made by hand
(Lire la suite) Olivier GendrinMade by Hand par Olivier Gendrin Lundi 9 Avril 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Hier est paru le troisième film du site Made by Hand. Et je n’ai aucune excuse pour ne pas vous avoir parlé de ce site auparavant.
Je suis totalement fan du genre de reportages que proposent via ce site les New-yorkais du Bureau of Common Goods. J’ai eu le bonheur d’en voir d’autres de ce type via le blog de Makr Carry Goods (qui fait beaucoup dans le skateboard. Et dans les produits en cuir, évidemment, c’est ce qu’ils vendent. Tiens, ils ont fait une vidéo de la fabrication de leurs boîtes), et via des tas d’autres gens bien dont je ne sais plus qui ils sont (oh, il y a sans doute Embruns).
Embruns, aka Laurent Gloaguen, qui a ouvert il a un an et demi La Galerie du Cabestan, tireur de photographies au platine-palladium, qui a publié une magnifique vidéo expliquant ses étapes de travail (au passage, Laurent cherche un travail).
En fait, ce billet est pour moi l’occasion d’une plongée dans mes favoris sur Vimeo, à la recherche de ma collection de vidéos de personnes qui fabriquent de leur mains (c’est d’ailleurs étonnant de voir que toutes ces vidéos sont sur Vimeo. Elles sont toutes ou quasiment toutes en anglais) :
- David A Smith – Sign Artist (fabrication de vitres de devantures peintes et dorées),
- OurGlass of Cockington (souffleurs de verre),
- Grain & Gram: Jason Gregory, Designer (travail du cuir, il bosse chez Makr),
- Grain & Gram: Blair Sligar, Woodworker (travail du bois),
- Nokia – HK Honey (production de miel à Hong Kong),
- From steel: The Making of a Soulcraft (fabrication de vélo à la main),
- Process: Sweet Peas with Kim Westad (poteries),
- Handmade Portraits: The Sword Maker (fabrication d’épées japonaises),
- Roy's Jeans – Video by Self Edge (conception de jeans),
- Modern Alchemy (fabrication d’une machine à vapeur),
- Keffieh “made in Palestine” (fabrication de keffieh)
- Firefly printing: documentary upon typographic printing (impressions à l’ancienne)
- Pictorial Webster's: Inspiration to Completion (impression à l’ancienne d’un dictionnaire)
- Ucon | Noah Laptop Case (combinaison de travail du bois et de travail du cuir pour fabriquer… un truc pour ranger un ordinateur)
- Et les trois vidéos de Made By Hand dont je vous parlait au début de ce billet…
À vrai dire, je ne sais pas dans quelle mesure ce n’est pas ce contact avec la matière qui m’a profondément manqué alors que j’étais encore développeur web, et qui m’a poussé vers le FacLab. J’ai de vif souvenirs de mon père qui bricole par exemple…
Et toi cher lecteur, tu as un lien à partager ?
(Lire la suite) Olivier GendrinLe FacLab dans la presse par Olivier Gendrin Mercredi 29 Février 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Suite à notre inauguration jeudi dernier, voici une rapide revue de presse des retours que nous avons eu :
(en gras et en premier, les trucs où on entend ma voix)
- Planète Gaya : Olivier Gendrin : “fabmanager”… Un quoi ? (oui, une interview de moi).
- Silicon Maniacs : Le Faclab : Un FabLab à la fac ou la machine à empowerment
- France 3 : Cergy Université ouvre son “Fab Lab” (la vidéo) ;
- Vo News : L’Université de Cergy-Pontoise lance son laboratoire participatif, le FacLab (vidéo) ;
- Le parisien : L’université ouvre son laboratoire de fabrication & Ici, on peut créer et modifier tout ce qu’on veut ;
- L’Usine Nouvelle : L’université de Cergy-Pontoise inaugure son FacLab ;
- OWNI : Fab Lab, la pharmacopée anti-crise ;
- Hackers Ouverts : FacLab de Gennevilliers : y’a de la lumière, c’est ouvert ! ;
- Service communication de l’université : Inauguration du FabLab de l'UCP ;
- Le monde : Des diplômes supérieurs de bidouillage (article payant) ;
- Fondation de l’université de Cergy Pontoise : Inauguration du FacLab à l’université de Cergy-Pontoise ;
- Les petits débrouillards de Lorraine
- Hackable Devices : Inauguration du Faclab
- Le GREP : L’université de Cergy-Pontoise ouvre un laboratoire de fabrication : le "FacLab"
- My Science Work : Bienvenue au FabLab du Musée des Sciences de Chicago
Je mettrais le billet à jour au fur et à mesure de nouvelles publications, il manque au moins deuxune interview…
Billet originellement publié sur le site du faclab
(Lire la suite) Olivier GendrinQuel droit d’auteur dans une mailing list ? par Olivier Gendrin Lundi 27 Février 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Je suis administrateur de la mailing list SPIP depuis plusieurs années, et j’avais une crainte sourde liée à la propriété intellectuelle des messages envoyés par les utilisateurs. Crainte qui s’est avérée fondée au début du mois.
En effet, j’ai reçu le message suivant (anonymisé par mes soins, l’objectif n’est pas d’en stigmatiser l’auteur) :
Bonjour,
Conformément à la loi informatique et libertés, je vous demande le retrait des deux listes SPIP et SPIP-ZONE, de l'ensemble des données liées à mes deux adresses suivantes :
- example@example.com
- example@example.net
Cela inclus mes contributions et celles y faisant référence (réponses, citations, …) sans limite de temps.
Je vous prie de m'informer lorsque cela sera effectif, dans les plus bref délais.
Cordialement,
prénom
Si l’anonymisation de messages sur les différentes listes SPIP est une demande rare mais facilement accordée, cette demande spécifique va bien au-delà, puisqu’il s’agit de supprimer [s]es contributions et celles y faisant référence (réponses, citations, …)
, ce qui très concrètement casserait complètement un certain nombre de fils de discussions, les rendant incompréhensibles, et moins utiles à la communauté (puisque les listes sont une ressource utile d’un point de vue technique comme historique).
De plus, l’invocation de la loi Informatique et Libertés en l’espèce me semble, abusive. À mon sens, il est ici fait appel au droit de rectification, décrit dans Wikipedia comme permet[tant] à toute personne de rectifier, compléter, actualiser, verrouiller ou faire effacer des données erronées la concernant
. Mais en l’espèce, aucune des données concernées n’est erronnée.
Nous en arrivons donc au droit d’opposition de la loi, qui spécifie (toujours Wikipedia) : autorise toute personne à s'opposer, pour un motif légitime, à ce qu'elle figure dans un fichier
. Bien. D’une part, les échanges avec la personne n’ont pas permis de dégager de motif légitime à sa disparition des listes SPIP (et il a refusé notre proposition de retrait simple de ses noms et adresses emails). D’autre part, il est à mes yeux improbable que sa demande de retrait de [s]es contributions et celles y faisant référence
soit même fondée en droit (en tout cas dans cette forme).
Par la magie de twitter et plus particulièrement de Michel Briand, qui a indiqué une présentation sur slideshare intitulée Droit d’auteur et enseignement supérieur, je redécouvre les notions d’œuvre collective et d’œuvre de collaboration.
Et à mon sens, de par l’intention qui conduit à sa création et de par la présence effective et active de modérateurs qui peuvent éventuellement bloquer certaines discussions (c’est déjà arrivé par le passé pour mettre fin à une flame war stérile par exemple), voire modifier ou supprimer a posteriori certains contenus, chaque liste SPIP prise dans son ensemble est une œuvre collective. Cependant, on m’opposera le second point de la définition d’œuvre collective : l'œuvre doit présenter une fusion des contributions empêchant l’attribution aux participants de leurs apports particuliers
, puisque chaque participant reste parfaitement identifiable via son adresse email. Je pense que l’œuvre de collaboration répond à cette remarque.
Une œuvre de collaboration est présentée dans wikipedia comme une œuvre de l'esprit à la création de laquelle ont contribué plusieurs auteurs. Les contributions personnelles des divers auteurs peuvent être dissociables ou indissociables, selon les cas.
. Si l’on considère un fil de discussion spécifique, l’échange entre participants, la construction collective d’une (ou plusieurs) réponse(s), le fait que l’initiateur de la discussion comme les personnes qui y répondent sont interdépendantes, fait qu’on est, à mon sens, face à une œuvre de collaboration.
Et pour en revenir aux propos de Mme Battisti, qui indique dans la diapositive 23 Pour obtenir des droits sur cette œuvre [de collaboration], l’accord de tous les co-auteurs est nécessaire
. Donc, pour que j’aie même le droit d’accéder à cette demande de supprimer [s]es contributions et celles y faisant référence
, je devrais obtenir l’accord de toutes les personnes qui ont participé à la discussion. Et à vrai dire, je pense même que je devrais obtenir l’accord des personnes qui ont lu l’échange concerné et fait le choix de ne pas participer, ce qui est à mon sens une contribution en creux à l’œuvre collective.
En conclusion, et faute d’argument qui me ferrait changer d’avis, je vais donc devoir répondre par la négative à cette demande.
Mes lecteurs perspicaces n’auront pas été sans relever que ces considérations sur les listes de discussion s’étendent sans difficulté aux forums et aux commentaires de blogs. Et je ne crois pas que cette question juridique ait été encore tranchée par un tribunal…
(Lire la suite) Olivier GendrinNouveau travail : fab Manager par Olivier Gendrin Lundi 6 Février 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
J’annonçait il y a trois mois ma démission de mon poste de référent standard et accessibilité au sein de Novactive. Je suis depuis le 16 janvier le Fab Manager du FacLab (qui ouvre ses portes le 24 février, venez nombreux ! En fait, vous pouvez même venir avant si vous avez du temps et que vous voulez participer à l’installation, faites-moi signe).
Et le travail s’annonce passionnant ! J'étais vendredi et samedi à Rennes, au Jardin numérique (j’ai écrit l’article, j’ai commencé à écrire sur le site), où j’ai pu jouer avec des Arduino (un microcontrôleur programmable), découvrir des instruments de musique alternatifs, ou voir des gens transformer de vieux jouets en instruments de musique électronique.
Les projets fourmillent autour du lieu, et nous n’attendons plus que les vôtres !
(Lire la suite) Olivier GendrinViol, la honte doit changer de camp par Olivier Gendrin Lundi 6 Février 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Quelques liens, qui abordent de manière frontale et sans fioritures la question du viol et ses conséquences, et l'importance de cesser de se voiler la face sur un phénomène massif, qui touche toutes les classes sociales dans tous les pays, et qui est pour partie la conséquences de choix — conscients ou insconscients — de société, de comportements admis, et d’un solide manque d’éducation des garçons et des filles.
Tout d'abord, un site dont j'aurais dû vous parler depuis bien longtemps : la honte doit changer de camp, et qui abrite une pétition permanente (avec seulement 38.329 signatures ! Mobilisez-vous !), et surtout, surtout des témoignages de femmes et d’hommes violés. Vous trouverez aussi une page idées reçues, où vous pourrez lire par exemple Autour de nous, parmi nos collègues ou amies, 1 femme sur 10 a subi un viol ou une agression sexuelle ou le subira pendant sa vie.
Ensuite, le site vie de meuf, qui rassemble des témoignages de sexisme ordinaire, qui nous montrent combien la (dé)considération de la femme est bien implantée dans les habitudes (je dois parfois me reprendre sur ce sujet, c’est une lutte quotidienne).
Vous avez encore le documentaire canadien Sexy inc. Nos enfants sous influence, qui prend le temps d‘analyser la perception que de jeunes filles et de jeunes garçons (pré-adolescents et adolescents) portent sur eux-même, et quels sont les produits mis en place par l‘industrie du jouet et leurs conséquences.
Enfin, le très difficile et très touchant travail de la photographe Grace Brown, Unbreakable, signalé par Lense. Elle a proposé aux personnes violées de se prendre en photo avec une phrase prononcée par leur agresseur. Ce travail permet aussi de prendre conscience de ce que signifie l’auteur du viol est connu de la victime dans 8 cas sur 10. Dans 50% des cas, il s’agit d’un membre de la famille ou de l’entourage proche
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Faire l’amour par Olivier Gendrin Vendredi 27 Janvier 2012 :: l'espace d'un matin :: RSS
Moment de tendresse et de complicité, de lente découverte et de délicieuse taquinerie, de regards échangés, de caresses de plus en plus précises et appuyées, d’écoute et de réactions à des réactions, d’inattendus et d’attendus, de baisers, de légères morsures et de longues succions, d’effleurements et d’enfoncements, d’allées et venues et de plaisir partagé, de souffle commun et d’yeux qui brillent, d’alanguissement final…
(Lire la suite) Olivier GendrinDémission par Olivier Gendrin Samedi 5 Novembre 2011 :: l'espace d'un matin :: RSS
Il y a deux semaines, j’ai remis à mon employeur ma lettre de démission, effective le 25 décembre, après 6 années et 2 mois de travail dans son entreprise (j'y avais commencé le 5 septembre 2005).
Deux choses distinctes m’ont conduit à cette décision.
D’une part, après 6 années de travail comme référent standards et accessibilité
(autrement dit, développeur front-end expérimenté, curieux, et qui râle quand un code ne lui plaît pas), j’ai la sensation d’avoir largement fait le tour du poste tel qu’il était mis en œuvre dans l’entreprise qui m’emploie, et je n’apprends plus depuis deux ans environ (c’est un peu pour ça que j'avais tenté le coup de free for a beer — tiens, je n’ai même pas fait un billet sur ce blog à ce sujet ? Kssss).
D’autre part, et beaucoup plus concrètement, on me propose de prendre part dès janvier au projet FacLab. Il s’agit de créer un FabLab au sein de l’université de Cergy-Pontoise, qui servira d’une part de support aux Diplômes Universitaires (DU) que l’université va lancer début 2012 (les programmes précis sont encore en cours d’élaboration, mais on semble se diriger vers un diplôme « créer dans un FabLab » et un diplôme « monter et animer un FabLab ». « Faire » et « faire faire », donc), mais aussi et bien évidemment de FabLab “classique” ouvert au public (note : l‘Université de Cergy-Pontoise a au moins 5 implantations en Île-de-France, il est probable que les locaux ne seront pas à Cergy même).
C’est un projet qui m’enthousiasme à plusieurs titres : d’une part, c’est une manière élégante de renouer avec mes lointaines études de physique et l’expérimentation que j’adorait. D’autre part, c’est pour moi l’occasion de renouer avec ce plaisir d’aider quelqu’un a progresser, que j’ai aux scouts, et que j’avais dans la communauté SPIP, et qui me manque dans mon métier actuel. Enfin, la grande ambition sociétale du projet FabLab m’intéresse au plus haut point : il s’agit de permettre au citoyen de s’emparer à nouveau des outils de production, pour en revenir à un artisanat éclairé et éclairant, et sortir d’une forme aliénante de production comme de consommation.
Bref, je démissionne pour un chouette truc où je vais apprendre plein de choses, et être utile à plein de monde !
(Lire la suite) Olivier GendrinIntime/privé/féminin, extime/public/masculin ? par Olivier Gendrin Lundi 31 Octobre 2011 :: l'espace d'un matin :: RSS
En lisant aujourd'hui Vie de meuf, je suis tombé sur ce témoignage, d'un certain Fabrice :
Le Parisien, journal sérieux (actu, culture, sport, économie) est livré avec son supplément La Parisienne (famille, cuisine, déco, horoscope, people, mode, beauté).
Même découpage sur leur site internet.
Si la presse était moins rétrograde, elle se vendrait peut-être mieux, non ?
Et je réalise soudain que les sujets actualité, culture, sport, économie sont tous des sujets de la sphère publique, de l’extime, alors que famille, cuisine, déco, horoscope, people, mode, beauté sont des sujets de l’intime, du privé…
C’est la même dichotomie qu’entre homme public et femme publique. C’est l’éternelle opposition entre les hommes qui part hors de sa caverne, en groupe de chasse, risquer sa vie derrière les mammouths, pendant que les femmes restent gérer les enfants, la caverne, et les potins…
C’est une posture vielle de 500 000 ans. Et ça m’énerve.
On ne naît pas femme, on le devient
Les timelapse de Dustin Farrel par Olivier Gendrin Lundi 10 Octobre 2011 :: l'espace d'un matin :: RSS
Via Lense, je découvre le travail magnifique de Dustin Farrel, qui semble spécialisé dans les timelapse.
J'aime tout particulièrement le travail qu'il fait dans Landscapes: Volume One et Landscapes: Volume Two, mais aussi en film publicitaire (admirez comme la caméra suit le mouvement de la voie lactée).
(Lire la suite) Olivier GendrinL’âme en sang, d’Olivier Morel par Olivier Gendrin Mardi 4 Octobre 2011 :: l'espace d'un matin :: RSS
hier soir, j’ai eu la chance de tomber par hasard sur le documentaire d’Olivier Morel l’âme en sang, que vous pouvez voir jusqu’à vendredi (jeudi ?) prochain sur sur Arte+7 qui dit la souffrance psychologique des vétérans américains d’Irak.
Ce thème des traumatismes psychologiques chez les vétérans de guerre est par exemple au cœur du film Rambo (le premier, les suivants servant à faire suer du pognon à la licence). De même (et de mémoire, je n’ai pas réussi à retrouver la référence dans la galaxie Ars Industrialis, mais je sais que ça a voir avec le travail sur les techniques de soi), les jardins de pierre, ou la cérémonie du thé ont été des techniques développées par les samouraïs de retour de guerre pour apaiser la violence de leur traumatisme.
Dans une veine proche, France 2 diffusait la même nuit c’est pas le pied la guerre ?, un documentaire sur le conflit en Afghanistan filmé par deux militaires français, réalisé par Frédéric Hissbach. (pas de site pour ce documentaire ?). D’ailleurs, quelqu’un sait si notre armée a un programme de soutien psychologique aux personnels qui reviennent de mission de combat ?
(Lire la suite) Olivier GendrinDe l’importance de bien conjuguer par Olivier Gendrin Dimanche 2 Octobre 2011 :: l'espace d'un matin :: RSS
Il y a une subtile nuance entre toujours copié, jamais égalé
et toujours copier, jamais égaler
, la voyez-vous ?
Kiss, par Andy Barter par Olivier Gendrin Samedi 3 Septembre 2011 :: l'espace d'un matin :: RSS
Via Inspire me now, je découvre la très belle série de photos de Andy Barter kiss.
Des photos au format carré, prise du dessus, sur fond noir, de deux personnes nues qui s’embrassent, avec une éclairage assez simple. C’est tout en rondeur, ça rappelle le ying et le yang, la vie qui passe, la roue du temps… J’aime bien.
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